Bientôt à Montréal, des noms de rues faciles à lire

Pas moins de cinq plaques indiquent l'intersection des rues Sherbrooke et Cuvillier, dans Hochelaga-Maisonneuve.
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Pas moins de cinq plaques indiquent l'intersection des rues Sherbrooke et Cuvillier, dans Hochelaga-Maisonneuve.

Avez-vous déjà remarqué à quel point il est difficile de lire les noms de rue à Montréal? Les plaques blanches qui indiquent les noms de rue sont parfois cachées. Et tellement petites qu'il faut quasiment arrêter aux coins de rue, en voiture, pour les déchiffrer.
 

La Ville de Montréal reconnaît le problème et compte le régler. Surtout que la population vieillit: 15,2% des Montréalais sont âgés de 65 ans et plus. D'ici 2026, cette proportion grimpera à un Montréalais sur cinq.
 

Sans faire de bruit, la Ville a commencé un projet-pilote, rue Sherbrooke, pour créer des « plaques odonymiques » beaucoup plus grandes et aux couleurs vives. Pour que les jeunes et moins jeunes puissent les lire plus facilement.
 

Pas moins de cinq plaques indiquent l'intersection des rues Sherbrooke et Cuvillier, dans Hochelaga-Maisonneuve. Une rouge, une bleue, une grise et deux blanches. Une de ces plaques mesure 200 mm par 750 mm — le format habituel — tandis que les autres, de plus grand format, font 300 mm par 1200 mm.  « Entre vous et moi, il n'est pas toujours facile de trouver les noms de rue à Montréal. Nous tentons de déterminer un format, un type de lettrage et une couleur qui les rendront plus lisibles », explique Guy Pellerin, ingénieur en circulation et chef de division à la direction des transports de la Ville.
 

Guy Pellerin et son équipe cherchent aussi à déterminer la hauteur optimale pour suspendre les plaques — environ 4,3 mètres pour une artère comme la rue Sherbrooke, comparés à 3 mètres et moins pour les petites rues. Les plaques doivent être visibles, mais pas trop: il faut aussi voir les feux de circulation, le mobilier urbain, les commerces, les arbres...
 

Les tests, qui ont commencé en novembre dernier, se poursuivront encore plusieurs semaines, à d'autres intersections. Si tout va comme prévu, les plaques odonymiques « améliorées » s'intégreront au tronçon de 2 km de la rue Sherbrooke qui s'étire entre le boulevard Pie-IX et la rue Frontenac, qui sera entièrement reconstruit d'ici deux ans.

 

Passages pour piétons
 

D'autres mesures pour aider les personnes âgées sont en préparation. La Ville envisage d'allonger le temps de traversée pour les piétons à 1200 intersections, d'ici l'an prochain. Davantage de compteurs numériques seront installés pour indiquer le temps restant de traversée. La Ville compte aussi s'assurer qu'une zone de 5 mètres sera dégagée aux intersections, pour rendre la traversée des piétons plus sécuritaire.

  • Françoise Maertens - Abonnée 10 février 2014 21 h 13

    Quelle excellente nouvelle!!!

    Voilà des années que je me plains d'être toujours en train de chercher le nom des rues à Montréal!!! Il faut effectivement risquer d'avoir un accident pour trouver sur quel coin est inscrit le nom de la rue.. et je connais quand même assez bien Montréal puisque j'y vis depuis 30 ans... Je pense souvent aux visiteurs et je me demande comment ils font pour se retrouver dans cette ville... Et ça, c'est sans compter les directions qui ne sont presque jamais indiquées... alors comment savoir vers où on se dirige??? le centre-ville? Il y a très peu de points de repères pour qui ne s'y connaît pas! Montréal gagnerait grandement à mettre plus d'indications! Alors, bravo poru cette initiative!!!

  • Jean Richard - Abonné 10 février 2014 21 h 30

    Le noir sur blanc

    La Ville n'a pas à chercher longtemps : sur une année, il fait sombre 50 % du temps et les affiches les plus faciles à répérer et à lire sous un éclairage réduit, ça reste le bon vieux fond blanc avec les caractères noirs.

    Passages pour piétons – La ville a été d'une tolérance incroyable sur la question du dégagement des intersections. Il n'y a rien de nouveau quant à la nécessité de dégager les intersections et les passages de piétons sur cinq mètres, ça fait partie du code de la sécurité routière depuis des lustres. Or, des voitures stationnées à moins de cinq mètres, on en voit à pratiquement toutes les intersections.

    Et toujours en parlant de piétons, pouvons-nous espérer un jour que la Ville revoit sa façon de faire le lien entre la chaussée et le trottoir aux intersections ? Chaque jour de pluie en été et chaque jour de temps doux en hiver confronte le piéton à la traversée d'une immense flaque d'eau à deux ou trois intersections sur quatre. C'est inacceptable car ça cause un problème de sécurité évident.

    • Laurence Pelletier - Inscrite 11 février 2014 09 h 31

      Au contraire, vu qu'il fait sombre si longtemps au Québec, le dernier choix est le noir sur blanc. Ça ne fait pas ressortir les lettres, elles se perdent. C'est probablement pour cette raison qu'il n'y a aucune affiche blanche et noire sur l'autoroute.

      C'est une excellente initiatives que de tester les différents contrastes. Toutefois, est-ce que ça vaut la peine de tester? Ça doit avoir déjà été fait dans d'autres villes! Dans tous les cas, à Ville Saint-Laurent, c'est bleu et blanc, gros, et donc très lisible de jour et, surtout, de nuit.

    • Sylvain Auclair - Abonné 11 février 2014 10 h 36

      100 % d'accord sur tous les points.

      Et il faut surtout éviter l'usage du rouge: cette couleur se dégrade assez vite au soleil.

    • Sylvain Auclair - Abonné 11 février 2014 14 h 48

      Madame Pelletier,

      Où que l'on se trouve dans le monde, il fait nuit exactement 50% du temps.

  • Benoit Valiquette - Inscrit 11 février 2014 07 h 14

    Un principe simple dans la signalisation c'est de créer une habitude...

    Bon c'est sûr que la couleur et la forme du panneau aide mais le plus important est à mon avis...
    1- D'avoir un panneau à chaque intersection
    2- Qu'il soit toujours à la même place.

    Ça semble évident et bien portez attention en vous promenant en ville.... Il manque plein de panneaux aux intersections donc il faut déduire à quelle rue l'on est rendu où bien perdre complètement l'attention de la circulation pour découvrir ou nos cher employés municipaux on caché le dit panneau

    Il y a de meilleurs endroits ou de meilleurs couleurs j'en conviens mais à la base s'il y avait un panneau à chaque intersection ça serait déjà un début.

  • Denis Carrier - Abonné 11 février 2014 09 h 34

    Longueur du libellé

    D'abord, je suis tout à fait d'accord avec M. Jean Richard: fond blanc avec caractères noirs, voilà ce qu'il y a de mieux. La photo qui accompagne cet article montre d'ailleurs bien la Tour de Babel qu'est une grande ville comme Montréal.
    Alors comment tenir compte des autres variables de la complextité qui accompagne inmamquablement tout gigantisme? Comment mettre en contact et en accord le fonctionaire de la Commission de toponymie qui doit inclure le prénom du personnage à l'origine du libellé du nom de la rue avec son confrère de la ville de Montréal qui veut rendre le nom d'une rue plus lisible, c'est-à-dire obligatoirement moins long? Bonne chance!
    Et pour le pauvre citoyen non Montréalais que je suis, comment ne pas manquer ma sortie quand je dois lire «Pont-tunel Joseph-Louis-Hippolyte Lafontaine dit la Déroute» noyé dans une foule d'autres panneaux de signalisation et d'annonces commerciales, tout en ayant un oeil sur l'auto qui me précède pour ne lui entrer dedans. Et tout cela en esprant arriver à Montréal avant la noirceur, qu'il neige pas ce jour là et que le panneau de signalisation en question soit éclairé et ne soit pas couvert de glace ou par la slush lancée par la déneigeuse.
    A quand les noms de rues ayant leur propre source d'éclairage (interne) comme à Toronto?

  • André Racicot - Abonné 11 février 2014 15 h 32

    L'affichage routier

    L'affichage routier au Québec et à Montréal est pourri et cela fait des années que ça dure. À Montréal, les directions vers le centre-ville et les grandes attractions sont rarissimes. Même chose partout au Québec. On vous indique des numéros de routes secondaires, ou une direction générale, mais jamais le nom des villes ou villages environnants. À vous de réfléchir s'il faut prendre vers le sud ou vers le nord (avec un malade mental qui vous colle au pare-choc).

    Rendu en ville, les voies à prendre pour vous diriger sont floues et vous forcent à changer de direction à la dernière minute, au risque de provoquer un accident. Les virages obligatoires sont annoncés à l'intersection même. Débile.

    Mais rien ne change au fil des ans, comme si l'affichage était une chasse gardée. Allez faire un petit tour en France et vous verrez qu'il est facile de faire mieux. Le chemin vers toutes les villes et grandes attractions est clairement indiqué, à un point tel qu'une carte devient inutile.

    Ce qui manque dans tout cela, c'est la volonté politique de changer les choses. Et quelqu'un qui secoue les puces des responsables de l'affichage.