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    Le blogue urbain Le blogue urbain explore la ville comme espace de vie, autour de différents thèmes: transports, vélo, architecture, aménagement, étalement urbain, patrimoine. Un blogue collectif, écrit par des journalistes du Devoir passionnés de vie urbaine.

    Nouvelle vie pour un «fantôme industriel» de Griffintown

    21 octobre 2013 16h46 | Marco Fortier | Le blogue urbain
    La tour Wellington a été construite en 1943, en pleine Seconde Guerre mondiale.
    Photo : Jacques Nadeau Le Devoir La tour Wellington a été construite en 1943, en pleine Seconde Guerre mondiale.
    C’est un bâtiment étrange, tout en béton blanc, aux formes mystérieuses. Abandonnée depuis une dizaine d’années, la tour d’aiguillage Wellington, joyau du passé industriel de Montréal, connaîtra une nouvelle vie.

    Ce bunker de deux étages, situé près du canal de Lachine, dans le quartier Griffintown, a abrité durant 57 ans le centre d’aiguillage des trains et des bateaux qui passaient dans le secteur. Montréal était à l’époque le cœur industriel du Canada : les contrôleurs postés dans la tour Wellington effectuaient jusqu’à 800 manœuvres d’aiguillage de trains par jour. Oui, 800 manœuvres de trains par jour. Sans compter les dizaines de bateaux qui transitaient par le canal de Lachine.

    « À peu près tout ce qui entrait et sortait des usines de Montréal passait par ici », raconte Anne-Marie Dufour, architecte à la division culture et patrimoine de la Ville de Montréal.

    La tour Wellington a été construite en 1943, en pleine Seconde Guerre mondiale. C’est peut-être pour ça qu’elle a l’allure d’un bunker. À l’époque, en plein boom industriel dû à la guerre, les bâtiments se voulaient fonctionnels, solides, efficaces.

    La tour est restée en fonction jusqu’au début des années 2000. Depuis, elle est à l’abandon. Elle a été squattée. Elle est couverte de graffitis.

    Vers un lieu culturel

    Dans le cadre de la revitalisation du quartier Griffintown, la tour Wellington aura une nouvelle vie : la Ville de Montréal vient de lancer un appel de propositions pour donner une vocation culturelle au bâtiment. « On veut contribuer à l’animation et à la vie culturelle du quartier », dit Richard Adam, chef de division, culture et patrimoine, à la Ville.

    La tour pourrait par exemple abriter une galerie d’art, un café ou une petite salle de spectacle, croit M. Adam. Le but est d'inaugurer les lieux en 2016 ou pour le 375e anniversaire de Montréal, en 2017.

    La Ville invite les organismes culturels à soumettre des projets de relance de la tour Wellington. Une séance d'information est prévue ce mercredi 23 octobre.

    Ce nouveau lieu culturel fera le plus grand bien au quartier Griffintown, qui s’annonce comme une occasion d’urbanisme ratée : des tours de condos à une ou deux chambres pour retraités ou pour professionnels sans enfants. Au moment où la Ville cherche à freiner l’exode des jeunes familles vers la banlieue, les promoteurs de Griffintown ont oublié de prévoir une école, des terrains de jeu et des logements pour les familles dans le quartier.

    La tour Wellington et ses environs viendront au moins embellir le secteur. La petite rue Smith, qui mène au canal de Lachine, sera transformée en promenade pour piétons. Des œuvres d’art public, un parc et une fontaine orneront les lieux. Pour le moment, le quartier est un des plus importants chantiers de Montréal, où des grues et des bulldozers s’activent dans un boucan d’enfer.

    La tour Wellington a été construite en 1943, en pleine Seconde Guerre mondiale.
     
     
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