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    Le blogue urbain Le blogue urbain explore la ville comme espace de vie, autour de différents thèmes: transports, vélo, architecture, aménagement, étalement urbain, patrimoine. Un blogue collectif, écrit par des journalistes du Devoir passionnés de vie urbaine.

    Vélo à Montréal: au-delà des mots, il faut agir

    2 octobre 2013 22h00 |Marco Fortier | Le blogue urbain
    En 2006, 35 % des cyclistes montréalais avaient accès à une piste cyclable. En 2010, cette proportion avait grimpé à 55 %. La Ville investit en moyenne 10 millions par année dans l'aménagement de voies cyclables.
    Photo: Annik MH De Carufel - Le Devoir En 2006, 35 % des cyclistes montréalais avaient accès à une piste cyclable. En 2010, cette proportion avait grimpé à 55 %. La Ville investit en moyenne 10 millions par année dans l'aménagement de voies cyclables.
    Davantage de voies cyclables, même en hiver, des stationnements pour vélos, des actions de la police contre l'épidémie de vols: les candidats de trois partis ont croisé le fer, mercredi soir, sur la place grandissante du vélo à Montréal.

    Le temps d'une soirée, les candidats ont essayé d'imaginer les conditions idéales pour les cyclistes urbains. Loin des batailles qui marquent généralement les débats politiques, l'événement a donné lieu à une belle unanimité parmi les débatteurs: ils se sont tous engagés à faire preuve de «volonté politique» pour faciliter la vie des 700 000 cyclistes montréalais.

    «Il faut s'assurer de le faire, et pas seulement en parler», a résumé Alex Norris, conseiller du Plateau Mont-Royal pour Projet Montréal. Le parti s'est engagé à créer un fonds dédié à l'amélioration du réseau cyclable et à aménager une centaine de kilomètres par année.

    Réal Ménard, responsable du transport au comité exécutif de Montréal, a rappelé que son parti, Coalition Montréal Marcel Côté, prône aussi l'aménagement de 100 kilomètres de voies cyclables par année d'ici quatre ans — le réseau compte 603 kilomètres. L'ex-journaliste Philippe Schnobb, responsable des transports au sein d'Équipe Denis Coderre, a plaidé de son côté pour l'aménagement de bandes cyclables clairement délimitées à l'aide de peinture, notamment.

    En 2006, 35 % des cyclistes montréalais avaient accès à une piste cyclable. En 2010, cette proportion avait grimpé à 55 %. La Ville investit en moyenne 10 millions par année dans l'aménagement de voies cyclables.

    Au-delà des millions pour le béton, il faut faciliter la cohabitation des vélos avec les piétons et les voitures, ont fait valoir les représentants des partis. Par exemple: campagne de sensibilisation des automobilistes concernant l'ouverture des portières (une cycliste est morte cet été, heurtée par un autobus après une collision avec une portière sur l'avenue du Parc); partage des voies réservées avec les autobus de la Société de transport de Montréal (STM); déneigement de voies cyclables en hiver.

    «Il y a bien des gens qui considèrent que les vélos n'ont pas leur place dans les rues l'hiver», a souligné Philippe Schnobb. Cycliste quatre saisons, il s'est engagé à faire valoir avec vigueur le point de vue cycliste au sein d'une administration Coderre. Mais il s'est fait reprocher les propos de Mary Deros, conseillère d'Équipe Coderre dans Parc-Extension, qui a déclaré cet été que les vélos n'ont pas leur place «dans la rue avec les voitures».

    Le Bixi et la police

    Les candidats ont aussi défendu le système de vélos en libre-service Bixi, qui fait face à de graves difficultés financières. Réal Ménard a déploré le «mélodramatisme» de Richard Bergeron, chef de Projet Montréal, qui a dit craindre la faillite de Bixi, au cours des derniers jours. «Bixi va passer à travers la crise», a dit M. Ménard. Au moins sept villes dans le monde, dont Moscou, sont intéressées par le Bixi, selon lui.

    Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a été critiqué pour la répression tous azimuts des cyclistes délinquants, surtout au début de l'été. Et pour son impuissance à contrer le vol de vélos, qui prend des proportions épidémiques. À peine 1,5 % des vélos signalés comme volés sont retrouvés par la police. Tous les candidats se sont engagés à inciter la police à agir contre les voleurs. 

    «Si les résultats sont à la hauteur de votre volonté politique, ça représente de belles choses», a conclu Patrick Dion, animateur de la soirée.

    Une centaine de cyclistes ont assisté au débat organisé par la Coalition vélo de Montréal au Centre Saint-Pierre, dans le quartier Centre-Sud. Les candidats ont convenu que les cyclistes forment désormais un lobby incontournable à Montréal.
     
     
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