Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • fermer

    Connexion au Devoir.com

    Mot de passe oublié?
    Abonnez-vous!
    Le blogue urbain Le blogue urbain explore la ville comme espace de vie, autour de différents thèmes: transports, vélo, architecture, aménagement, étalement urbain, patrimoine. Un blogue collectif, écrit par des journalistes du Devoir passionnés de vie urbaine.

    Un coup d'œil au passé pour comprendre le présent

    24 mai 2013 14h43 |François Desjardins | Le blogue urbain
    Photo: Site web de Alexandre Laquerre
    Il fallait bien un ingénieur de l'infiniment petit — la nanotechnologie — pour m'entretenir d'un sujet beaucoup plus vaste: l'aménagement urbain. La juxtaposition de photos d'archives et de photos est en vogue. On le fait à Montréal, on le fait à Toronto...

    Originaire de Québec, Alexandre Laquerre s'est attaqué à son coin: Ottawa et Hull.

    D'où vient cet intérêt? «Je suis de Québec, et je m'étais toujours interrogé au sujet du complexe G, au sujet de la Basse-Ville quand l'autoroute Dufferin arrive dans la falaise. Un jour, je suis tombé sur des photos d'archives et j'ai été un peu stupéfait de voir qu'il y avait quelque chose là qui avait de l'allure. Et qu'on l'a détruit pour faire place au complexe G.»

    Quand les sections montréalaise et torontoise de spacing.ca commencent à systématiser ces exercices de comparaison historique il y a quelques années, l'intérêt d'Alexandre Laquerre se développe davantage. «Mais Ottawa n'y était pas, alors il y avait un créneau à exploiter.» D'autant plus que le matériel est abondant. En 1938, dit-il, le ministère des Travaux publics du Canada a fait photographier la ville au grand complet à l'approche des travaux du célèbre urbaniste Jacques Gréber. Ce dernier allait remettre 12 ans plus tard un plan d'aménagement majeur devant changer à tout jamais le visage de la ville et de la région.

    M. Laquerre travaille avec des photos numérisées en haute résolution. En ce qui concerne Hull, toutefois, le matériel est plus rare, bien que son cas soit tout aussi particulier. «Hull a été défigurée deux fois», dit-il. «Une première fois par le grand feu de 1900, et une deuxième fois sous le gouvernement Trudeau», précise-t-il en faisant référence à la démolition d'une partie du Vieux-Hull — 1500 maisons et commerces, environ 5000 personnes de la classe ouvrière — pour construire d'énormes complexes devant accueillir une fonction publique florissante.

    «Il y a dans le passé des décisions qui ont été prises, et ce n'étaient pas toujours les meilleures. Les gens doivent comprendre qu'il y a, à certains moments, des personnes qui ont décidé d'élargir cette rue-là, de détruire ce pâté de maisons pour faire X ou Y», dit-i. La démarche n'est pas forcément une affaire de nostalgie. «Les gens pensent que c'est un truc pour conserver le patrimoine. Il y a un peu de ça, mais il y a une notion d'urbanisme. Les deux sont liés. Le style de bâtiment qu'on construit sur un pâté de maisons donne une vocation au secteur, et ça se répercute au-delà du pâté. Il faut le voir à grande échelle.»

     
     
    Édition abonné
    La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
     
     












    CAPTCHA Image Générer un nouveau code

    Envoyer
    Fermer