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    Le blogue élections 2015 La campagne électorale sera scrutée à la loupe par nos journalistes Hélène Buzzetti, Guillaume Bourgault-Côté, Manon Cornellier, Marco Fortier, Philippe Orfali, Isabelle Porter, Karl Rettino-Parazelli et Marie Vastel.

    Un bulletin «unilingue masculin»

    La pancarte électorale de Kim Waldron, dans l’expo <em>Public Office</em>, 2014.
    Photo: Kim Waldron La pancarte électorale de Kim Waldron, dans l’expo Public Office, 2014.
    Kim Waldron ne pourra pas être tout à fait une femme sur le bulletin de vote le 19 octobre prochain. La candidate dans la circonscription de Papineau aurait voulu être désignée comme «indépendante» sur le petit bout de papier que les électeurs sont invités à cocher, mais on y lira plutôt la déclinaison masculine: «Kim Waldron, indépendant».

    Surprise elle-même de l’apprendre, elle a porté la situation à l’attention d’Élections Canada. Ce qui lui apparaissait comme un problème administratif au départ se révèle réellement inscrit dans la loi électorale. Dans la section 117 (3), on spécifie expressément que la mention «indépendant» doit apparaître sous le nom du candidat. Même s’il n’y figure pas d’interdiction de féminiser le terme, l’application de la loi requiert le masculin a statué le bureau d’Élections Canada dans Papineau.

    «J’ai l’impression que personne n’avait encore posé le problème jusqu’à maintenant, puisqu’il y a peu de candidats indépendants qui se présentent», avance la Montréalaise. Elle se dit déçue, elle qui avait choisi de faire trôner le mot «indépendante» bien en évidence, et en majuscules, sur sa pancarte électorale. Ainsi affiché à l’endroit où figure souvent le slogan, et au-dessus de la femme alors enceinte, le petit «e» supplémentaire prenait un sens féministe, croit-elle.

    Son image publique en grand format déjà prête depuis un an. C’est que l’allégeance première de Mme Waldron va à l’art. Elle a d’ailleurs utilisé une exposition à la Galerie Thomas Henry Ross pour recueillir les signatures requises pour déposer sa candidature. L’artiste contemporaine s’est en fait lancée dans la course électorale en continuité avec son parcours dont la constante est l’autoreprésentation. Kim Waldron a reçu deux importantes reconnaissances en 2014, le prix Pierre-Ayot et la bourse Claudine et Stephen Bronfman.

    Et si le gouvernement modifiait la loi suite à ses pressions? «Ce serait vraiment excitant», s’exclame-t-elle avec un ton contrastant avec celui des politiciens de carrière. Mme Waldron est fébrile à l’idée d’être dans la course contre le chef du Parti libéral du Canada, Justin Trudeau avec qui elle espère avoir l’occasion de débattre devant les citoyens de sa circonscription. Et pourquoi pas de lui offrir sa propre biographie, Honesty, Hope & Hard Work.

     












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