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    L'Inde dans tous ses états

    L'Inde est en effervescence, se libéralise, sort de sa coquille. Mais encore? Au delà des indices de croissance, comment les Indiens vivent-ils cette mue - aux plans culturel, politique, environnemental?

    Au diable le sanskrit

    New Delhi – Speak English? Les Indiens sont plus qu’obsédés par l’urgence d’apprendre l’anglais, jugé instrument essentiel d’ascension sociale et d’accès à l’emploi, ils en sont saisis comme d’une épidémie. Manifestation de ce phénomène, voici que les prêtres tassent le sanskrit et s’y mettent aussi, par la force des choses.

    Normal: le mariage est aussi une obsession nationale.

    Ce sont les mariages interculturels – et intercontinentaux – qui ont créé la demande, notamment parmi les Indiens (les Non-Resident Indians ou NRI) qui vivent au Canada, aux États-Unis ou en Angleterre et qui rentrent se marier en Inde. Basés au Rajasthan, deux instituts de sanskrit, la langue ancienne dans laquelle sont célébrés les mariages, a conçu des cours d’anglais destinés spécifiquement aux prêtres hindous.

    La maison Elite Wedding Planners, de Mumbai, mentionne le Times of India , a récemment organisé à Jaipur un mariage dont le fiancé était du sud de l’Inde et la fiancée était du Gujarat, au nord. L’Inde se modernise par certains côtés, les distances s’abolissent. Et c’est l’anglais a servi de passerelle pour expliquer les rituels des uns et des autres.

    Le phénomène traduit du reste un besoin de comprendre. Qui parle encore chez nous le latin? Idem pour le sanskrit. Les futurs mariés indiens sont un peu moins qu’avant les acteurs passifs des rituels du mariage que leur imposent la tradition et les institutions religieuses. Les prêtres y trouvent leur compte. L’usage de l’anglais fait facilement doubler les tarifs.
     
     
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