Bombe à retardement
En Inde, 80% des eaux usées finissent non traitées dans les rivières, les lacs et les nappes phréatiques, indique, dans un nouveau cri d’alarme, une récente étude du Centre for Science and Environment (CSE), un think tank de Delhi qui suit à la loupe la catastrophe environnementale dans laquelle le pays s’enfonce.
L’Inde urbaine produit quotidiennement près de 40 milliards de litres d’eaux usées domestiques ou industrielles. Le pays, n’arrête pas de répéter le CSE, est assis sur une «bombe à retardement».
Il y a pourtant lieu de penser que la bombe a déjà explosé.
Presque 40% de la capacité de traitement des eaux usées est concentrée à Delhi et à Mumbai, les deux plus grandes villes de l’Inde. La situation est la plus grave dans les villes moins grandes dont on s’attend, ce qui augure mal, à ce qu’elles absorbent la plus grande part du mouvement d’urbanisation qui va transformer le pays au cours des prochaines décennies.
La capitale fait peut-être des efforts, mais ils sont loin d’être suffisants. La Yamuna, qui traverse Delhi, n’est pas une rivière, c’est un égout à ciel ouvert. Les gouvernements étudient et débattent, pendant que le niveau de pollution augmente. Un livre du CSE publié en 2007 indiquait que le segment de la Yamuna qui traverse Delhi sur 22 km était une rivière morte. En fait, ce segment de rivière est à sec pendant toute l’année, sauf pendant les trois mois de mousson, étant donné qu’un barrage retient ses eaux en amont. Résultat : la Yamuna ne charrie rien d’autre que ce qu’y rejettent les 22 égouts de la ville.
L’Inde urbaine produit quotidiennement près de 40 milliards de litres d’eaux usées domestiques ou industrielles. Le pays, n’arrête pas de répéter le CSE, est assis sur une «bombe à retardement».
Il y a pourtant lieu de penser que la bombe a déjà explosé.
Presque 40% de la capacité de traitement des eaux usées est concentrée à Delhi et à Mumbai, les deux plus grandes villes de l’Inde. La situation est la plus grave dans les villes moins grandes dont on s’attend, ce qui augure mal, à ce qu’elles absorbent la plus grande part du mouvement d’urbanisation qui va transformer le pays au cours des prochaines décennies.
La capitale fait peut-être des efforts, mais ils sont loin d’être suffisants. La Yamuna, qui traverse Delhi, n’est pas une rivière, c’est un égout à ciel ouvert. Les gouvernements étudient et débattent, pendant que le niveau de pollution augmente. Un livre du CSE publié en 2007 indiquait que le segment de la Yamuna qui traverse Delhi sur 22 km était une rivière morte. En fait, ce segment de rivière est à sec pendant toute l’année, sauf pendant les trois mois de mousson, étant donné qu’un barrage retient ses eaux en amont. Résultat : la Yamuna ne charrie rien d’autre que ce qu’y rejettent les 22 égouts de la ville.


