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L'Inde dans tous ses états

L'Inde est en effervescence, se libéralise, sort de sa coquille. Mais encore? Au delà des indices de croissance, comment les Indiens vivent-ils cette mue - aux plans culturel, politique, environnemental?


Avec l’aide des Beatles

20 février 2013 11h55 | Guy Taillefer | L'Inde dans tous ses états
Une quarantaine de panneaux d’affichage repiquant la célèbre pochette de l’album Abbey Road sont apparues à Calcutta, capitale du Bengale-Occidental et réputée capitale culturelle du pays, où la police a décidé de mettre les Beatles à contribution dans le cadre d’une campagne de sécurité routière destinée à inciter les gens à utiliser les passages pour piétons. La rue est, dans toute l’Inde, le terrain notoire de tous les dangers. La croissance accélérée du nombre d’automobiles et de motos dans les grandes villes la rend de plus en plus mortelle.

La campagne s’adresserait particulièrement aux jeunes. Qu’importe si l’album remonte à 1969. «S’ils le peuvent, pourquoi pas vous?», dit le slogan de la campagne. The Telegraph, l’un des principaux quotidiens de Calcutta, rapporte en tout cas que la trouvaille a eu un impact viral et amusé sur Facebook et Twitter. Reste à voir si ça marchera. Fier de son coup, le commissaire adjoint de la police de la circulation, Supratim Sarkar, se donne quelques mois pour voir. «On cherchait une façon de sensibiliser les gens sans faire de sermons.»

La campagne a ses sceptiques. D’abord, a écrit un résidant sur la page Facebook de la police de Calcutta, parce que les Beatles sont loin d’avoir auprès du commun des Indiens la «notoriété universelle» que l’on pense. Une toute petite minorité comprendra vraiment ces affiches, croit-il. Ensuite, parce que l’indiscipline routière en Inde est avant tout le fait des automobilistes.

The Telegraph ne rate d’ailleurs pas l’occasion d’ironiser: «If they can (cross Abbey Road), why can’t you?» Les rues, en effet, ne sont pas souvent désertes en Inde. Ne reste plus, ajoute le quotidien, qu’à doter Calcutta de passages pour piétons dignes de ce nom…

 
 
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