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L'Inde dans tous ses états

L'Inde est en effervescence, se libéralise, sort de sa coquille. Mais encore? Au delà des indices de croissance, comment les Indiens vivent-ils cette mue - aux plans culturel, politique, environnemental?


Bain de foule à Allahabad

14 janvier 2013 11h59 | Guy Taillefer | L'Inde dans tous ses états
S’ouvre aujourd’hui à Allahabad, en Uttar Pradesh, la Maha Kumbha Mela, une fête religieuse hindoue considérée comme le rassemblement le plus grand et le plus spectaculaire au monde. La fête dure environ deux mois, n’a lieu là qu’une fois tous les 12 ans, attire des dizaines de millions de pèlerins – et beaucoup de photographes. On attendrait cette fois-ci jusqu’à 100 millions de personnes.

Le festival se déroule au confluent du Gange, de la Yamuna – et, plus virtuellement, de la mythique rivière Saraswati. Plus d’un million de personnes sont déjà sur place. Le campement des pèlerins fait 40 km carrés. La fête commence à peine que les autorités sont confrontées à des problèmes d’approvisionnement en eau et de canalisations bloquées par les déchets.

La fête s’est ouverte sur le défilé des sadhus Naga – cette secte d’ascètes qui vont nus, le corps couvert de cendre –, montés sur des éléphants et des chevaux incroyablement parés. Elle se poursuivait sur les ghats avec le premier de six holy dips, grands bains collectifs de purification.

Purification? La mela a justement cette année ceci de particulier que ses organisateurs ont pris pour la première fois l’initiative d’organiser une «conférence environnementale» de deux jours. Quelle bonne idée! Le Gange et la Yamuna ont beau être sacrés, ils sont devenus des égouts à ciel ouvert, comme le sont à peu près toutes les rivières en Inde. La réunion portera sur «la pureté du Gange et les déséquilibres environnementaux». Et la Yamuna? La prochaine fois, peut-être. Le segment de la Yamuna qui traverse Delhi est pourtant considéré comme la portion de rivière la plus polluée au pays.

En tout état de cause, la conférence se déroulera en présence des chefs de gouvernement de cinq États où coule le Gange et de l’environnementaliste-vedette indien R.K. Pachauri. Le principal responsable de la conférence est le gourou Chidanand Saraswati, d’un grand ashram de Rishikesh, dans les contreforts de l’Himalaya, là où l’eau est encore assez propre pour s’y baigner sans avoir à se faire prier.

 
 
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