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Mots et maux de la politique Correspondant du Devoir à l'Assemblée nationale, le journaliste Antoine Robitaille s'intéresse aux mots qui sortent de la bouche des acteurs de la classe politique. Il est aussi à l'origine du Devoir de philo, une série de textes inspirés des idées des grands philosophes qui trouve aussi son écho dans ce carnet.

CatégorieUn mot et son sens Flux RSS des billets du blogue Mots et maux de la politique catégorisés dans «Un mot et son sens»

  • Le député péquiste de Rimouski, Irvin Pelletier
    Photo : Photomontage: Antoine Robitaille

    Un homard, ça recule ou non?

    Antoine Robitaille   23 février 2012 20h17  Mots et maux de la politique
    Échange étrange à l'Assemblée nationale, hier. Moi qui suivais la période de questions alité, à la maison, affaibli par un virus, je me suis demandé si celui-ci ou quelque médicament me faisaient halluciner.
    Échange étrange à l'Assemblée nationale, hier. Moi qui suivais la période de questions alité, à la maison, affaibli par un virus, je me suis demandé si celui-ci ou quelque médicament me faisaient halluciner.
    13 réactions | 5 votes
     
  • Montesquieu et Robert Dutil...<br />
    Photo : Photomontage: Dave Noël

    Quand Dutil cite Montesquieu

    Antoine Robitaille   16 février 2012 15h59  Mots et maux de la politique
    En chambre tout à l'heure, le ministre de la Sécurité publique Robert Dutil, répondant à Sylvie Roy de la Coalition avenir Québec, affirmait que le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) «est totalement indépendant du pouvoir législatif et exécutif».
    En chambre tout à l'heure, le ministre de la Sécurité publique Robert Dutil, répondant à Sylvie Roy de la Coalition avenir Québec, affirmait que le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) «est totalement indépendant du pouvoir législatif et exécutif».
    16 réactions | 17 votes
     
  • Stéphane Bergeron, député du Parti québécois
    Photo : - Le Devoir

    Comment traduire «patente à gosses»?

    Les médias anglophones ont peiné il y a deux semaines à traduire une expression vulgairissime du ministre Norm MacMillan, «grosse criss», lancée à l'adéquiste Sylvie Roy.
    Les médias anglophones ont peiné il y a deux semaines à traduire une expression vulgairissime du ministre Norm MacMillan, «grosse criss», lancée à l'adéquiste Sylvie Roy.
    79 réactions | 5 votes
     
  • Pendant la dernière campagne électorale fédérale, le président du Conseil de la souveraineté, Gérald Larose, disait que les hommes politiques fédéralistes s'apparentaient à des «crosseurs professionnels».
    Photo : – Le Devoir

    Voici venu le temps des ONAnistes?

    Antoine Robitaille   21 septembre 2011 10h29  Mots et maux de la politique
    Comment appellerons-nous les membres du nouveau parti de Jean-Martin Aussant, Option nationale? (S'il finit par obtenir ce nom.) Après les unionistes, les péquistes, les adéquistes et plus récemment les «caquistes» (la Coalition pour l'avenir du Québec) à partir de quel acronyme forgerons-nous un mot désignant les militants de ce parti naissant? Les propositions ont fusé hier sur Twitter. «Pour Marois c'est un...
    Comment appellerons-nous les membres du nouveau parti de Jean-Martin Aussant, Option nationale? (S'il finit par obtenir ce nom.) Après les unionistes, les péquistes, les adéquistes et plus récemment les «caquistes» (la Coalition pour l'avenir du Québec) à partir de quel acronyme forgerons-nous un mot désignant les militants de ce parti naissant? Les propositions ont fusé hier sur Twitter. «Pour Marois c'est un OPPELAIL, pour Charest c'est un OPTINGOUT et pour Legault c'est un OPTIMUM?», a écrit Gilles Turcotte. Un autre suggère : «un opteux». Que diriez-vous des «optionnailleurs?». Et pourquoi pas les «optimistes»? (JF Gratton) «L'abbréviation est ON et nous savons qu'ON exclu la personne qui parle», écrit l'énigmatique Christian Dubois, de Québec solidaire (d'ailleurs, QS, ça donne... un «qiste», un kyste? Non, prononcez «cul-iste»).
    8 réactions | 2 votes
     
  • Portrait de Pehr Kalm
    Photo : www.septentrion.qc.ca

    Quelles étaient les lingua franca des Amériques en 1749?

    Le généreux recherchiste du bureau parlementaire du Devoir à Québec (et ami de votre humble serviteur), Dave Noël, m'envoie cet extrait du journal de voyage de l'explorateur Pehr Kalm, qui est passé en Nouvelle-France en 1749. «Il est amusant de constater que presque tous les Français du Canada, à quelques exceptions près, ne comprennent pas un mot d’anglais et que de même, les Anglais et les...
    Le généreux recherchiste du bureau parlementaire du Devoir à Québec (et ami de votre humble serviteur), Dave Noël, m'envoie cet extrait du journal de voyage de l'explorateur Pehr Kalm, qui est passé en Nouvelle-France en 1749. «Il est amusant de constater que presque tous les Français du Canada, à quelques exceptions près, ne comprennent pas un mot d’anglais et que de même, les Anglais et les Hollandais des provinces anglaises ne peuvent ni comprendre, ni parler le français, mais que les uns et les autres peuvent communiquer entre eux par le truchement de l’une ou l’autre des langues indigènes qu’ils ont en commun. Celles-ci jouent donc, en Amérique du Nord, le rôle que le latin ou le français tient en Europe

    Incroyable, non? Imaginez, aujourd'hui, Jean Charest et Stephen Harper discuter en Huron ou en Cri. Ça donnerait quoi, selon vous?
    26 réactions | 24 votes
     
  • Robert Dutil, sécurisant mais confondant

    Le terme habilitation sécuritaire a fait irruption dans le langage des parlementaires cette semaine après les articles du Devoir sur Yvan Delorme. C'est le ministre de la Sécurité publique Robert Dutil qui a lancé ce beau vocable issu de la langue de bois policière désignant les vérifications d'antécédents avant la nomination d'une personne à un poste important.
    Le terme habilitation sécuritaire a fait irruption dans le langage des parlementaires cette semaine après les articles du Devoir sur Yvan Delorme. C'est le ministre de la Sécurité publique Robert Dutil qui a lancé ce beau vocable issu de la langue de bois policière désignant les vérifications d'antécédents avant la nomination d'une personne à un poste important.
    1 réaction | 3 votes
     
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    Photo : Le Devoir

    Beau perronisme de Martine Ouellet

    Telle une saltimbanque du Cirque du Soleil perdant pied, Martine Ouellet a trébuché tout à l'heure sur le verbe «targuer»:
    Telle une saltimbanque du Cirque du Soleil perdant pied, Martine Ouellet a trébuché tout à l'heure sur le verbe «targuer»:
    11 réactions | 8 votes
     
  • Lexique «bastarachien» 6 : «CORROMPU»

    «CORROMPU» : depuis un certain article scandaleux d'un magazine du ROC, on le repère, ce mot; on le voit, on ne voit que lui. 
    «CORROMPU» : depuis un certain article scandaleux d'un magazine du ROC, on le repère, ce mot; on le voit, on ne voit que lui. 
    0 réactions | 0 votes
     
  • Quand Claude Béchard bêche

    Ni la saloperie de maladie dont il est atteint, ni les forts traitements de chimio pour la combattre ont empêché Claude Béchard de revenir à l'Assemblée nationale, en fin de session. Depuis son retour, on a compris que la politique, dans les circonstances, n'est pas vraiment un travail, mais un complément au traitement. Et hier, il s'en est donné à coeur joie, cherchant peut-être inconsciemment à faire un retour aussi dans ce carnet. Il a commenté la demande du chef adéquiste de suspendre les...
    0 réactions | 0 votes
     
  • Si ça sent le «ticket», c'est un «ticket», non?

    Extrait du discours sur le budget de Raymond Bachand : «Nous envisageons également l'introduction d'une franchise santé, calculée en fonction du nombre de visites médicales effectuées pendant l'année. La mise en place d'une telle franchise a notamment été proposée par le rapport Castonguay portant sur le financement de la santé. La franchise pourrait être modulée afin d'inciter les gens à utiliser les services de première ligne.» Pourtant, aujourd'hui en chambre, le ministre de la Santé Yves...
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  • La pureté interdite en chambre

    EN DIRECT DU PARLEMENT : Les députés de l'opposition (sans les quatre de l'ADQ) se sont présentés devant l'Assemblée nationale ce matin pour demander de nouveau une enquête publique sur la construction et le financement de tous les partis politiques. Pour marquer leur combat, ils ont décidé de porter au cou une écharpe blanche, illustrant à la «lumière», la «clarté» et «pureté», a expliqué Pauline Marois. La chef péquiste était flanquée, à droite, de l'indépendant Éric Caire et à gauche, d'Amir...
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  • Tomassi «pugnace» au sujet du «PRO-SÉ-LY-TIS-ME»

    Grâce à notre grand ami Tony Tomassi, j'ai eu l'impression de revivre un des plus intenses moments de ma carrière de correspondant parlementaire, cette semaine. C'était le 31 octobre 2006, lorsque, en conférence de presse, au sujet des critiques d'Ottawa sur le plan de réduction des gaz à effet de serre de Québec, j'avais lancé au ministre Claude Béchard : «Vous n'avez pas l'air pugnace.» M. Béchard avait dit : «Pardon?» J'avais répété : «Vous n'avez pas l'air pugnace.» M. Béchard, légèrement...
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  • Quelques mots du 100e : «Souveraineté-association», concept «canadian»?

    Pour préparer un texte qui paraîtra prochainement, j'ai lu une brochure publiée par Le Devoir en 1939. Le sujet : le Statut de Westminster (SdW) de 1931. L'auteur : Léopold Richer. Richer présente le SdW comme «l'événement capital du siècle» pour le Canada puisqu'il fit de ce Dominion un pays souverain. Il déplore que ce traité accordant une personnalité internationale à la fédération a été à peu près ignoré depuis 1931, surtout au Canada anglais; et même souvent présenté comme un document...
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  • Le lieutenant-gouverneur se «tire un rang», dénonce Maltais

    Agnès Maltais, leader parlementaire adjointe de l'opposition officielle, ce matin : «Dans cette loi, l'aide de camp du lieutenant-gouverneur deviendrait l'équivalent du secrétaire général du gouvernement. Aïe! en québécois, on appelle ça se tirer un rang.»M. Robitaille (Antoine): «Se... quoi?»Mme Maltais: «"Se tirer un rang", vous ne connaissez pas l'expression?»M. Robitaille (Antoine): Non.Mme Maltais: ««"Se tirer un rang", ça veut dire s'en mettre un peu plus que ce qu'on vaut.»On en apprend...
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  • Deltell veut «brasser» les «vaches sacrées»

    Antoine Robitaille   20 novembre 2009 16h35  Mots et maux de la politique
    Le nouveau chef de l'ADQ a repris hier l'expression de l'ex-péquiste François Legault, «vaches sacrées». Trois fois plutôt qu'une. «Nous sommes là pour réveiller la flamme, pour remettre en question les vaches sacrées du Québec.» Encore : «L'ADQ a toujours été le parti qui a eu le courage de brasser la cage et de remettre en question les vaches sacrées au Québec.» Enfin : «Et je vous rappelle que nous sommes le seul parti qui a le courage, l'honneur et je dirais même l'enthousiasme de défendre...
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  • La clémence dans la bouche de Cannon

    Selon ce qu'un habitué de ce carnet, l'avocat Stéphane Rochette, me fait remarquer, le ministre fédéral Lawrence Cannon a récemment expliqué ce qu'il entend par «clémence» (propos rapportés ici par Manon Cornellier). Voilà l'histoire : en mars dernier, un juge de la Cour fédérale déclarait illégal le refus du gouvernement Harper de demander la clémence pour Ronald Smith, Canadien condamné à mort pour deux meurtres commis au Montana. Au début de juin, un comité des Nations unies demandait au...
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  • L'adjectif «grand» au Québec

    EN DIRECT DU SALON ROUGE : Voilà le geste que Mario Lemieux a fait lorsque le premier ministre lui a dit qu'il était «l'un des plus grands joueurs de hockey de l'histoire», avant de le faire chevalier de l'Ordre national du Québec. C'est vrai qu'il est grand, quand même ! Cependant, je ne sais pas pourquoi, mais l'adjectif grand semble faire problème au Québec, où on raffole par ailleurs du mot «petit», comme dans «petit café», «petite madame», «Ti-poil», etc. Grandeur, chez nous, c'est plus...
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  • «Race» noire

    Je viens d'entendre à Radio-Canada, à RDI plus précisément, qu'on recherche «un homme de race noire» en lien avec quelque meurtre. Il me semble que ça fait longtemps qu'on sait que les races n'existent pas ! N'y aurait-il pas d'autres façons de dire les choses? Ou est-ce que je donne dans la rectitude politique? (Photo : image provenant de la célèbre série Roots --dont je garde des souvenirs poignants de petit garçon de 11 ans-- sur museum.tv)
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  • La trahison, c'est grave!

    Hier, Pauline Marois a accusé le candidat libéral dans Marguerite-Bourgeoys Clément Gignac d'avoir trahi le Québec. Paraphrasant l'expression «Qui a bu boira», laquelle signifie qu'on «retourne toujours à ses anciennes habitudes, on recommence les mêmes actions» (Dictionnaire Robert des expressions et locutions), elle a lancé, dépité, «Qui a trahi trahira». C'est une accusation grave. À preuve, la définition de trahison dans le Code criminel. Extraits: «Commet une trahison quiconque, au Canada,...
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  • «Somptuaires» ou «somptueuses» ?

    Maintenant que la tempête à la SODEC s'est estompée, que son président et chef de la direction a été congédié, que le conseil des ministres se penchera sans doute sur son cas encore aujourd'hui, passons aux choses sérieuses : fallait-il qualifier les dépenses de cet homme de somptuaires ou de somptueuses? Le Vérificateur général Renaud Lachance a été explicite sur son choix de mot, lors de sa conférence de presse : «Ce n'est pas de la fraude. C'est pour ça que j'ai utilisé le mot "somptueux",...
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Les liens d'Antoine Robitaille

L'oreille tendue, le blogue de Benoît Melançon.

Les chroniques d'Antoine Robitaille au 98,5 FM.


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