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Mots et maux de la politique Correspondant du Devoir à l'Assemblée nationale, le journaliste Antoine Robitaille s'intéresse aux mots qui sortent de la bouche des acteurs de la classe politique. Il est aussi à l'origine du Devoir de philo, une série de textes inspirés des idées des grands philosophes qui trouve aussi son écho dans ce carnet.

CatégorieGibelotte Flux RSS des billets du blogue Mots et maux de la politique catégorisés dans «Gibelotte»

  • Clément Gignac<br />
    Photo : - Le Devoir

    Gignac jusqu'au bout

    Antoine Robitaille   14 février 2012 15h59  Mots et maux de la politique
    La semaine dernière, le ministre des Ressources naturelles et de la Faune et responsable du Plan Nord, Clément Gignac, dénonçait l'obstruction du Parti québécois au sujet du projet de loi 14 sur les mines: «Nous autres ce qu'on veut c'est que le projet de loi soit adopté. Ça fait 250 heures que mon collègue Serge Simard passe sur le projet de loi sur les mines. Notre patience tire à bout...»
    La semaine dernière, le ministre des Ressources naturelles et de la Faune et responsable du Plan Nord, Clément Gignac, dénonçait l'obstruction du Parti québécois au sujet du projet de loi 14 sur les mines: «Nous autres ce qu'on veut c'est que le projet de loi soit adopté. Ça fait 250 heures que mon collègue Serge Simard passe sur le projet de loi sur les mines. Notre patience tire à bout...»
    3 réactions | 3 votes
     
  • Deux moments du malaise du député, après qu'il a parlé des «Innoussses» du Nord du Québec. Pris d'un fou rire, il n'a pu terminer son intervention. La présidente, Stéphanie Vallée, a offert de suspendre les travaux.

    Michel Matte, expert en «Innoussses». Et nouvel ami de ce carnet

    Je le savais qu'il avait du potentiel, ce Michel Matte! Député libéral de Portneuf —autrement dit un simple député—, il a été envoyé au front par son parti lors des études des crédits pour... meubler le temps. Autrement dit, pour se répandre en propos complaisants et inutiles afin de combler ces blocs de minutes accordés aux élus gouvernementaux. Bref, faire perdre du temps à tout le...
    Je le savais qu'il avait du potentiel, ce Michel Matte! Député libéral de Portneuf —autrement dit un simple député—, il a été envoyé au front par son parti lors des études des crédits pour... meubler le temps. Autrement dit, pour se répandre en propos complaisants et inutiles afin de combler ces blocs de minutes accordés aux élus gouvernementaux. Bref, faire perdre du temps à tout le monde en disant des niaiseries à l'un des moments les plus importants de la vie parlementaire, l'étude des crédits. Définition trouvée sur le site de l'Assemblée nationale: «Étape de la procédure budgétaire qui consiste à examiner chacun des éléments du budget». 
    19 réactions | 5 votes
     
  • Déclaration de la semaine : Hamad remporte la palme !

    Antoine Robitaille   18 février 2011 10h12  Mots et maux de la politique
    Un bloc de béton se détache d'une bretelle menant au Pont Champlain, fracasse le pare-brise d'un automobiliste. Le lendemain, le ministre des Transports, Sam Hamad, commente : «On est chanceux dans notre malchance [...] que le citoyen il n'ait pas été blessé malgré que le choc qu'il a obtenu. J'ai essayé de le rejoindre ce matin pour apporter les excuses du gouvernement pour l'accident... évidemment,...
    Un bloc de béton se détache d'une bretelle menant au Pont Champlain, fracasse le pare-brise d'un automobiliste. Le lendemain, le ministre des Transports, Sam Hamad, commente : «On est chanceux dans notre malchance [...] que le citoyen il n'ait pas été blessé malgré que le choc qu'il a obtenu. J'ai essayé de le rejoindre ce matin pour apporter les excuses du gouvernement pour l'accident... évidemment, c'est pas volontaire de notre part.»

    Doit-on conclure que parfois, c'est volontaire de leur part?

    (Merci à Martin Ouellet et Patrice Bergeron de la Presse canadienne pour la suggestion)
    22 réactions | 5 votes
     
  • Laurent Lessard se surpasse

    Échange entre deux Lessard; un clair, l'autre producteur de gibelotte. Denis Lessard, journaliste, pose une question des plus limpides au ministre des Affaires municipales, Laurent Lessard, au sujet de l'éthique dans les municipalités: «Si votre projet de loi (109) avait été adopté, est-ce que M. le maire Jean D'Amour, est-ce qu'il aurait pu aller travailler pour, bien, BPR?» Attention, préparez-vous à lire la tentative de «réponse» du ministre : «Là, sur le travail, on dit qu'ils peuvent...
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  • Tomassi prônait un usage plus intense de la carte de crédit

    Ça ne s'invente pas. En 2006 (le 27 avril), au moment où il accumulait des Pétro-points grâce à sa carte appartenant à BCIA, Tony Tomassi a réclamé, en commission parlementaire, que la Société d'assurance automobile rende plus facile les paiements par carte de crédit ! Tomassi, alors simple député, prétend émettre une «critique constructive» à l'endroit de la SAAQ. Il faut lire le passage en entier : «Une des critiques que j'avais? [...] Quand on va sur le site Internet de la SAAQ pour faire le...
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  • Christine St-Pierre et ses propos voilés

    L'affaire du niqab au cégep Saint-Laurent m'a rappelé une question que Sylvain Simard avait posée à Monique Gagnon-Tremblay, le 13 mai 2009: «Est-ce que la présidente du Conseil du trésor, qui est responsable de l'Administration publique [...] a l'intention de préciser à tous les fonctionnaires quels sont exactement les signes qui sont acceptables? Est-ce que, par exemple, elle accepte que des gens portent des signes qui empêchent leur propre identification?» C'était Christine St-Pierre qui...
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  • Gibelotte de bonnardelleries sur les finances publiques

    Conférence de presse du chef de l'ADQ et du critique adéquiste François Bonnardel, aujourd'hui. Le reporter de TVA, Robert Plouffe, pose cette question trois fois : «Vous voulez alléger le fardeau fiscal de la classe moyenne et des familles. [...] De combien? Et, si oui, vous [priveriez] le gouvernement de rentrées d'argent. Or, on est déjà en déficit.» Il n'obtient pas de réponse. Martin Ouellet revient à la charge. Et à ce moment, il y a eu illumination: François Bonnardel a tout expliqué et...
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  • Gibelotte de Gignac

    Antoine Robitaille   18 février 2010 13h03  Mots et maux de la politique
    Clément Gignac nous semblait assez éloquent, jadis, lorsqu'il commentait les budgets à la télé comme économiste. Mais celui que Michel Hébert surnommait à l'époque le «Steve Martin de la Banque nationale» semble avoir perdu l'usage de la langue française depuis qu'il est ministre. Ses interventions sont déstructurées, il ne termine pas ses phrases. On ne dirait pas qu'il s'agit d'un ancien du Petit Séminaire de Québec... À preuve, sa première réponse, hier, à une question de Jean-Martin...
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  • Le risque des «bolducries», «au niveau» du virus

    Le ministre de la Santé, Yves Bolduc, mardi : «M. le Président, toutes les femmes au Québec ont le droit au retrait préventif lorsqu'IL représente un risque.» Une phrase à donner des maux de tête, et peut-être même provoquer une violente fièvre, tellement la confusion est grande : sont-ce les femmes qui représentent un risque? ou le retrait préventif? ou...? Au fond, n'est-ce pas le langage du ministre de la Santé -- surnommé Docteur Confusion par l'opposition -- qui représente un grave risque?...
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  • Traducteur de langue de Bolduc recherché

    Le ministre de la Santé a une langue malade. Ou peut-être que le français n'est pas sa langue maternelle? Non seulement utilise-t-il «au niveau» à tous les niveaux, mais très souvent, ses phrases sont incompréhensibles. Jeudi dernier, sur la pénurie d'isotopes, il dit : «L'échéancier est en fonction du temps qu'on va réussir pour avoir nos isotopes le plus rapidement possible avec un approvisionnement normal.» Sur les tests pathologiques du cancer du sein, le 29 mai, il a débité quelques...
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  • Une robitaillerie...

    Relire la transcription de ses propos à l'Assemblée nationale, ça peut déprimer. C'est le cas de ma question d'hier. Si vous y comprenez quelque chose, à travers mes tics de langage (je dis un justement et un «à un moment donné»), faites-moi signe : «M. Dupuis, vous avez évoqué la notion de jurisprudence, est-ce que justement on va être anglais, ici, avec le «tort law» ou est-ce qu'on va être français avec le Code civil? Est-ce qu'on ne pourrait pas être un peu des deux, comme notre culture...
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  • Tony Tomassi, nouvel ami de ce carnet

    Antoine Robitaille   19 décembre 2008 17h39  Mots et maux de la politique
    Le nouveau ministre de la Famille, Tony Tomassi, fera, grâce à sa manière de s'exprimer, souvent la manchette de ce carnet, je le sens. Le jour de son assermentation cette semaine, un journalliste lui a demandé pourquoi il allait «faire un bon ministre de la Famille». Sa réponse : «Écoutez, je vais faire mon possible sur la charge que M. Charest m'a accordée aujourd'hui. J'espère pouvoir lui rendre le retour de cette confiance qu'il m'accorde.» Comment on «rend un retour»?
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L'oreille tendue, le blogue de Benoît Melançon.

Les chroniques d'Antoine Robitaille au 98,5 FM.


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