Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • Connectez-vous
    Mots et maux de la politique Éditorialiste et responsable des débats d'idées, Antoine Robitaille scrute les mots et expressions qui sortent de la bouche des acteurs de la classe politique.
    Il a aussi la responsabilité du Devoir de philo, une série de textes inspirés des idées des grands philosophes.

    Archives de mars 2011 Flux RSS du blogue Mots et maux de la politique

    La politique, les grands enjeux de société, la culture, les voyages, et même le sport, voilà autant de sujets qui intéressent les blogueurs du Devoir. Chacun dans leur genre, ils jettent un regard différent sur l’actualité. Les blogues du Devoir sont coordonnés par l’équipe du Devoir.com.



      De l'usage des vieux à des fins partisanes

      Jean Charest s'est montré indigné en chambre aujourd'hui lorsque Pauline Marois a dénoncé le traitement réservé à des vieux. Elle réclamait une enquête. Réponse du premier ministre :  «De grâce, arrêtez d'utiliser les personnes âgées comme matière à débat partisan!» Il avait son air à la fois grave et compassé. Les...
      Jean Charest s'est montré indigné en chambre aujourd'hui lorsque Pauline Marois a dénoncé le traitement réservé à des vieux. Elle réclamait une enquête. Réponse du premier ministre :  «De grâce, arrêtez d'utiliser les personnes âgées comme matière à débat partisan!» Il avait son air à la fois grave et compassé. Les députés libéraux se sont levés comme un seul homme, acclamant leur chef. J'ai aperçu Pierre Paradis rigoler en applaudissant. Il y avait quelque chose de cynique dans son regard.
      0 réactions | 24 votes

      Pauline Marois, une «bonne gouvernante»?

      Marie Grégoire, au Club des Ex, parlait de la chef péquiste tout à l'heure et de sa théorie de la «gouvernance souverainiste». Le débat portait alors sur cette lettre que Jacques Parizeau a publiée dans nos pages ce matin. Évoquant cela tout en pensant sans doute au slogan péquiste de 1976 du «bon gouvernement» et peut-être aussi à l'expression à la mode de «bonne...
      Marie Grégoire, au Club des Ex, parlait de la chef péquiste tout à l'heure et de sa théorie de la «gouvernance souverainiste». Le débat portait alors sur cette lettre que Jacques Parizeau a publiée dans nos pages ce matin. Évoquant cela tout en pensant sans doute au slogan péquiste de 1976 du «bon gouvernement» et peut-être aussi à l'expression à la mode de «bonne gouvernance», Mme Grégoire a forgé cette perle : «Mme Marois veut être une bonne gouvernante.» 
      12 réactions | 7 votes

      Enfantillages au salon bleu

      Dans le couloir tout à l'heure, Jean Charest m'a dit qu'il avait la grippe. Est-ce ce virus qui l'a poussé à faire des jeux de mots tout à l'heure avec le patronyme d'un député? «Je comprends que la co-chef du Québec solidaire, aujourd'hui, annonçait que les décisions de la chef de l'opposition officielle avaient été poussées par Québec solidaire, que le PQ est en...
      Dans le couloir tout à l'heure, Jean Charest m'a dit qu'il avait la grippe. Est-ce ce virus qui l'a poussé à faire des jeux de mots tout à l'heure avec le patronyme d'un député?
      «Je comprends que la co-chef du Québec solidaire, aujourd'hui, annonçait que les décisions de la chef de l'opposition officielle avaient été poussées par Québec solidaire, que le PQ est en train de se "khadirariser", en quelque sorte, de devenir le parti d'Amir Khadir, [...] je comprends ça. Alors après José Bové, on est rendu avec...». Un peu plus tard, il a lancé: «Je voulais dire radical, j'ai dit radiKhadir.»
      15 réactions | 10 votes

      Quand Ignatieff parle de son père

      Une nouvelle publicité vidéo du chef du PLC vient d'être mise en ligne. Il y fait l'éloge de son père, de sa famille, et soudain, on voit apparaître Pierre-Eliott Trudeau avec la Reine Elisabeth II, à Ottawa, le 13 avril 1982. La souveraine du Canada est en train de signer l'Acte constitutionnel, tant aimé au Québec, tous partis confondus, depuis maintenant presque 30 ans. Un coup de force constitutionnel (y a-t-il eu un...
      Une nouvelle publicité vidéo du chef du PLC vient d'être mise en ligne. Il y fait l'éloge de son père, de sa famille, et soudain, on voit apparaître Pierre-Eliott Trudeau avec la Reine Elisabeth II, à Ottawa, le 13 avril 1982. La souveraine du Canada est en train de signer l'Acte constitutionnel, tant aimé au Québec, tous partis confondus, depuis maintenant presque 30 ans. Un coup de force constitutionnel (y a-t-il eu un référendum?) qui a vraiment aidé le PLC au Québec depuis. 
      Quand on fait une capture d'écran de ce segment du vidéo, on dirait qu'on saisit un je-ne-sais-quoi d'inavoué, constatez-le. Au-dessus de la photo de Trudeau avec la Reine, on lit: «This is who I am». Un peu en dessous, le titre du clip Youtube apparaît : «Michael Ignatieff: My Family.» On imagine Trudeau en Darth Vader, s'adressant au chef libéral actuel : «Je suis ton père, Michael.» On a bien hâte de voir la version du vidéo destinée à l'électorat québécois.
      8 réactions | 3 votes
      Mon vieux Nokia, qui partage ma vie depuis 2007. Il n'est pas «intelligent» et je l'aime comme ça.<br />

      Une insulte à l'intelligence

      «Téléphone intelligent»: aucune épithète à la mode m'apparaît aussi stupide. Intelligent? Au sens de «doué de la fonction mentale d'organisation du réel en pensées (chez l'homme), en actes (chez l'homme et l'animal)», pour reprendre la définition du Trésor de langue française informatisé. Voyons donc! Il n'y pas d'intelligence dans mon...
      «Téléphone intelligent»: aucune épithète à la mode m'apparaît aussi stupide. Intelligent? Au sens de «doué de la fonction mentale d'organisation du réel en pensées (chez l'homme), en actes (chez l'homme et l'animal)», pour reprendre la définition du Trésor de langue française informatisé. Voyons donc! Il n'y pas d'intelligence dans mon téléphone, ou encore dans un tableau blanc, pour reprendre le terme de Jean Charest dans son dernier discours d'ouverture:
      23 réactions | 8 votes
      Jean Lesage et Maurice Bellemare, dit «<em>l'acabit</em>»

      Désopilant échange entre Maurice Bellemare et Jean Lesage

      Dans le cadre du Cabaret pas tranquille dimanche il y a une semaine, j'ai parlé d'une passe d'armes parlementaire mémorable entre Maurice Bellemare et Jean Lesage. Nous sommes le 30 janvier 1964, Jean Lesage, outré d'une manœuvre de l'unioniste Maurice Bellemare, lance : «Comment voulez-vous que nous puissions restaurer véritablement le parlementarisme tant que nous avons des gens de l'acabit du député...
      Dans le cadre du Cabaret pas tranquille dimanche il y a une semaine, j'ai parlé d'une passe d'armes parlementaire mémorable entre Maurice Bellemare et Jean Lesage.
      Nous sommes le 30 janvier 1964, Jean Lesage, outré d'une manœuvre de l'unioniste Maurice Bellemare, lance : «Comment voulez-vous que nous puissions restaurer véritablement le parlementarisme tant que nous avons des gens de l'acabit du député de Champlain.» Maurice Bellemare, indigné, rétorque : «M. le Président, je demande au premier ministre [de s’excuser] vu qu'il m'a traité d' "acabit".»
      0 réactions | 16 votes

      Complément de réponse à Joseph Facal

      Vous connaissez l'«esprit d'escalier»? C'est dans l'escalier, en sortant de la pièce où vous avez eu une discussion, que vous trouvez souvent la meilleure réplique, celle qui vous aurait permis de mieux faire comprendre votre point de vue. J'excelle en matière d'esprit d'escalier...
      Vous connaissez l'«esprit d'escalier»? C'est dans l'escalier, en sortant de la pièce où vous avez eu une discussion, que vous trouvez souvent la meilleure réplique, celle qui vous aurait permis de mieux faire comprendre votre point de vue. J'excelle en matière d'esprit d'escalier...
      32 réactions | 19 votes
    Abonnez-vous à notre infolettre. Recevez l'actualité du jour, vue par Le Devoir.