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Mots et maux de la politique Correspondant du Devoir à l'Assemblée nationale, le journaliste Antoine Robitaille s'intéresse aux mots qui sortent de la bouche des acteurs de la classe politique. Il est aussi à l'origine du Devoir de philo, une série de textes inspirés des idées des grands philosophes qui trouve aussi son écho dans ce carnet.

Archives de mars 2009 Flux RSS du blogue Mots et maux de la politique

La politique, les grands enjeux de société, la culture, les voyages, et même le sport, voilà autant de sujets qui intéressent les blogueurs du Devoir. Chacun dans leur genre, ils jettent un regard différent sur l’actualité. Les blogues du Devoir sont coordonnés par l’équipe du Devoir.com.



  • Le «court-termisme» ou la tyrannie du court terme

    «Court-termisme» : l'expression est de Tommaso Padoa-Schioppa, ancien ministre italien. Il la définit dans la dernière livraison de Commentaire. C'est l'essayiste Alain-Gérard Slama qui en a parlé dans sa chronique de lundi sur France-Culture. C'est un phénomène essentiellement psychologique qui consiste à concentrer toute son attention et son activité sur le présent. La conséquence de cet état d'esprit, c'est l'incapacité de se projeter dans l'avenir. Nulle surprise que l'on néglige l'épargne...
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  • Le CHUM, un «projÂÈ» presque «complÂÈ»

    L'accent d'Alma du ministre de la Santé, Yves Bolduc, est formidable. Il fallait l'entendre, tout à l'heure, nous dire que le CHUM sera un «projet» --projÂÈ-- qui sera presque «complet» complÂÈ en 2018, 5,2 milliards $ plus tard. Et si le PPP ne fonctionne pas parce que les consortiums n'arrivent pas obtenir le crédit nécessaire? «Le gouvernement a un plan B», a admis le premier ministre, évoquant la construction... en «mode traditionnel»! (Photo, archives Le Devoir)
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  • Les «bonnardelleries» sèment la zizanie chez les bleus

    Nos bonnardelleries sèment la zizanie dans la blogosphère. Un blogue conservateur, Les Bleus.qc.ca, qui a cité une de nos entrées sur François Bonnardel en plus d'ajouter une trouvaille désopilante au sujet du député de Shefford, a été banni du blogue d'un fervent militant adéquiste, Blogue bleu Québec. Ce dernier, dont l'auteur est nul autre que Pierre --Élodie-- Morin, était insulté du traitement réservé au député de Shefford. Bleu.qc.ca, indigné à son tour, a dénoncé «les méthodes...
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  • Dernière heure : Joseph «Chacal»

    EN DIRECT DE L'ASSEMBLÉE NATIONALE : en pleine interpellation, Émmanuel Dubourg, député libéral et comptable de son état, a voulu citer l'ancien ministre péquiste Joseph Facal. Mais il a parlé de «Monsieur Chacal». Aïe! Même si les jeux de mots avec les noms, ce n'est vraiment pas ce qu'il y a de plus chic, des lockoutés du Journal de Montréal se sont bidonnés, m'a-t-on raconté. Car ils reprochent à l'ancien ministre de continuer de publier une chronique dans le Journal. Ce n'est pas la...
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  • «À quelque part»

    C'est presque une bonnardellerie. Mais il n'y a pas que le député de Shefford à utiliser la détestable expression, à quelque part. La façon dont il l'utilise est toute bonnardellienne cependant. C'était en point de presse hier, au sujet du projet de loi de l'ADQ encadrant la nomination de certains titulaires d'emplois supérieurs. Le député déclare: «Les personnes vont y aller, sauf qu'à quelque part ça va se faire en huis clos. Alors, on ne pourra pas sortir [...] ces entrevues-là qu'on aura...
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  • «L'action» selon Nathalie Normandeau

    Réplique «langue de bois» du jour au Salon bleu : «Nous sommes dans l'action, M. le Président, et, de concert avec l'Union des municipalités du Québec, avec la Fédération québécoise des municipalités, nous évaluons la possibilité de mettre en place éventuellement un programme qui contribuerait et qui permettrait de reporter l'impôt foncier.» Vous aviez bien lu: l'action, c'est «nous évaluons la possibilité de mettre en place éventuellement un programme». (Photo Jacques Nadeau)
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  • «Collègues», répète doucement Vallières

    EN DIRECT DU SALON BLEU : «À l'ordre», répétait vigoureusement l'ancien président de l'Assemblée nationale Michel Bissonnet. «Collègues», lance et relance, de manière presque résignée, Yvon Vallières, le nouveau président, qui semble avoir bien du mal à gérer les deux «nouveaux» et pugnaces leaders; Jacques Dupuis pour les libéraux et Stéphane Bédard pour les péquistes. Les deux s'en donnent à coeur joie, invoquent des questions de règlement douteuses. Sylvain Simard et d'autres simples députés...
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  • La Caisse de «Défaut», dit Bachand

    La Caisse de dépôt et placement devrait-elle éventuellement investir pour garder le Canadien à Montréal? La question a été posée au ministre de l'Industrie et du Commerce, Raymond Bachand, à l'entrée du conseil des ministres, il y a quelques minutes. Le ministre s'est un peu enfargé dans la ligne bleue : «Comme je ne suis pas président de la Caisse de Défaut, je n'ai pas cet avis financier-là à donner.» C'est vrai que la Caisse a fait défaut sur un certain nombre de choses comme la politique...
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  • «Effervescence» et redondances à l'ADQ

    Il y a de l«'effervescence» autour de la chefferie de l'Action démocratique du Québec, a certifié et répété le nouveau directeur général de l'ADQ et ancien député Simon-Pierre Diamond, hier. «On constate une effervescence due à la course à la chefferie.» «Lorsqu'il y a un mouvement de centre-droit qui est appelé à changer de chef, ça crée de l'effervescence et c'est tant mieux», a-t-il martelé. Ça se traduirait selon lui par 3000 membres supplémentaires depuis les élections du 8 décembre. Le...
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  • Quand M. «Labrosse» parle des Irlandais saouls

    Le journaliste de Radio-Canada qui annonçait les arrestations des quelques personnes éméchées lors de la Saint-Patrick s'appelle Martin Labrosse. Hips! (Photo Jacques Nadeau)
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  • Philip «Raphals», promoteur d'éoliennes

    Ça ne s'invente pas, comme on le dit souvent à propos des aptonymes. M. Raphals (prononcez rafale) est directeur général du Centre Hélios, qui fait la promotion des éoliennes. On le voit ici, les cheveux dans le vent (enfin, presque) en compagnie du pape de la lutte aux changements climatiques, Al Gore. (source de l'image Centre Hélios)
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  • Le «mais cependant» de Pauline Marois

    Question d'une lectrice qui me révèle un tic de langage de la chef péquiste : «J'aimerais seulement souligner un point, un écart de langage, une expression "maudite", si je puis dire, qu'utilise (trop) souvent Mme Pauline Marois. Il s'agit de son fabuleux "mais, cependant". Est-il correct d'utiliser ces mots ensemble? Il me semble bien que non mais, même si cela ne dérogeait pas aux règles de la langue française [...], ça m'énerve!» On trouve trois «mais cependant» dans ce point de presse....
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  • La crise selon la grand-mère de Lapierre

    Au sujet de la situation économique, Jean Lapierre rappelait vendredi un formidable adage de sa grand-mère pour les années de vaches maigres: «Ça va empironner avant de s'emmieuter.» (photo archives Le Devoir)
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  • Dernière heure : Bernard Drainville, «premier ministre»?

    Le ministre Jacques Dupuis vient de faire tout un lapsus. Il a qualifié le péquiste Bernard Drainville, qui préside une interpellation au Salon bleu, de «premier ministre». «Je réalise, M. le premier ministre, que... M. le Président, pardonnez-moi. C'est un lapsus qui va me rester pendant un certain temps pour être capable de sourire avec vous, pour sourire avec vous. Je ne vous demanderai même pas si vous avez des intentions, je n'embarquerai pas là-dedans.», a-t-il dit. Drainville avait l'air...
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  • Moins de «gouvernement», plus d'«État»

    On confond souvent, au Québec, gouvernement et État. Le gouvernement, c'est le groupe de personnes au pouvoir, ce sont les ministres, le premier ministre, c'est «l'exécutif». Bref, c'est politique. L'État, c'est une abstraction qui recouvre l'administration publique et par extension, on peut grâce à ce mot désigner l'armature qui soutient et lie le peuple. Même que Nietzsche disait que «l'État, c'est le plus froid de tous les monstres froids. Il ment froidement et voici le mensonge qui rampe de...
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  • Huis clos budgétaire

    Pendant quelques heures, j'abandonnerai ce carnet. Je dois aller me cloîtrer dans le huis clos du budget. En attendant, lisez la description iconoclaste qu'en faisait l'an dernier Michel Hébert, du Journal de Québec, à l'époque où il était en lock out. Ça s'intitule «BUDGET, VEDETTES ET RAVIOLIS». C'est à la fois très drôle et juste.
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  • Dernière heure : Sabia, «affairiste» et «boursicotteur», dit Khadir

    En direct du Salon bleu : le député de Québec solidaire vient de qualifier le nouveau p.-d.-g. de la Caisse de dépôt d'«affairiste» et de «boursicotteur», ce qui a créé un certain émoi dans les banquettes libérales. Le leader du gouvernement Jacques Dupuis a tenté de faire dire par le président Yvon Vallières que ces mots étaient, comme «girouette», interdits en chambre. En vain. (photo Clément Allard)
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  • Pas besoin de passeport, dit Charest

    Vous avez vu ça comme moi : Jean Charest vient de présenter le nouveau permis de conduire permettant de franchir la frontière avec États-Unis plus facilement. «Ce n'est pas nécessaire d'avoir un passeport», a-t-il dit en substance. Drôle, non, de la part de celui a passé la campagne référendaire de 1995 à exhiber son petit carnet bleu? (Images : archives Le Devoir)
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  • Se graisser comme des cochons

    Même Amir Khadir m'a trouvé excessif, hier, en point de presse, lorsque j'ai dit que les «ordures» de Coventry s'étaient «graissés comme des cochons». «Je ne sais pas si, pour les qualifier, il faut utiliser le mot "cochon"...», a répondu prudemment le député de Québec solidaire, craignant sans doute d'ajouter un autre animal dans cette semaine pleine de singes et d'un hamster. (M. Khadir semble très respectueux depuis son lancer de chaussure.) Je crois en plus que j'ai fait un perronisme. On...
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  • Dernière heure: pléonasme révélateur de Mme Jérôme-Forget

    En direct du Salon rouge : le gouvernement ne doit pas «s'immiscer dans l'ingérence» au sujet de la Caisse de dépôt. Ça, c'est se tenir loin loin loin. AJOUT : 11H01 La ministre multiplie les «justement». Signe que ça va mal? Autre ajout 16h01 : les transcriptions démontrent bien l'épidémie de «justement». Un exemple : «Il voudrait, lui, donner des instructions à la caisse, justement. Justement, c'est justement, et je suis contente de l'entendre, parce que vous allez voir, les remarques des...
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