Lettres: National, fédéral ou canadien?
Raymond Saint-Arnaud - Île d'Orléans, le 12 janvier 2006
14 janvier 2006
Il faudrait parler, du moins en français, d'unité canadienne et non pas d'unité nationale. Il n'y a pas qu'une nation au Canada, il y en a plusieurs: il y a la nation canadienne-anglaise, la nation québécoise et les nations amérindiennes. Le Canada est un pays mais pas une nation, du moins pas en français.
Bien sûr, les pseudo-fédéralistes, dans leur stratégie de nation building, préfèrent utiliser l'adjectif «national» au lieu de «fédéral» (ou même «canadien» depuis quelque temps). L'adjectif «national» va tellement bien dans un décor centralisateur. À force de parler de gouvernement national au lieu du gouvernement canadien ou fédéral, d'initiatives nationales au lieu d'initiatives fédérales, de programme national de garderies au lieu de programme pancanadien de garderies, on insinue petit à petit que ce sont là des niveaux fondamentalement supérieurs, dotés d'une légitimité intrinsèque et en quelque sorte absolue.
Appelons donc un chat un chat, le gouvernement d'une nation un gouvernement national, l'unité du Canada l'unité canadienne et les initiatives du gouvernement du Canada des initiatives fédérales.
Les journalistes, en premier lieu, devraient s'imposer cette rigueur.
Bien sûr, les pseudo-fédéralistes, dans leur stratégie de nation building, préfèrent utiliser l'adjectif «national» au lieu de «fédéral» (ou même «canadien» depuis quelque temps). L'adjectif «national» va tellement bien dans un décor centralisateur. À force de parler de gouvernement national au lieu du gouvernement canadien ou fédéral, d'initiatives nationales au lieu d'initiatives fédérales, de programme national de garderies au lieu de programme pancanadien de garderies, on insinue petit à petit que ce sont là des niveaux fondamentalement supérieurs, dotés d'une légitimité intrinsèque et en quelque sorte absolue.
Appelons donc un chat un chat, le gouvernement d'une nation un gouvernement national, l'unité du Canada l'unité canadienne et les initiatives du gouvernement du Canada des initiatives fédérales.
Les journalistes, en premier lieu, devraient s'imposer cette rigueur.
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