Politique: l'ère de la contrition
Le «remords instantané», une stratégie bien de notre temps
Antoine Robitaille
29 décembre 2005
Photo : Agence France-Presse
George W. Bush a présenté des excuses pour avoir mal géré la crise qui a suivi l’ouragan Katrina, l’été dernier.
Pourquoi se confond-on tant en excuses en politique de nos jours? La question se pose alors que la campagne électorale fédérale en cours prend des allures de course à la contrition: Duceppe, Sherrer, Scott Reid, etc., ont tous donné dans la repentance. Quel lien peut-on faire entre les excuses politiciennes et la vogue des excuses historiques? Pierre Elliott Trudeau, qui avait bien du mal à dire «je suis désolé», ne reconnaîtrait plus la politique d'ici. Bilan de l'année par la lorgnette des excuses.
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