Lettres: Exposé et débat
Gérard Lévesque - Lévis, le 17 décembre 2005
22 décembre 2005
Quelle est la meilleure formule pour la prestation télévisée des chefs de parti? Tout dépend de ce que nous recherchons. Voulons-nous nous informer, nous amuser ou passer notre dépit ou notre agressivité? Voulons-nous que les idées soient débattues ou que des candidats soient battus? Vouloir revenir à la foire d'empoigne, ce serait comme vouloir revenir, au hockey, à l'accrochage qui favorise les gros bras au détriment du talent et de la qualité du jeu.
Sur le plan politique, la meilleure information fait les meilleurs choix. Tout ce qui permet d'exposer l'information est préférable à ce qui vient la court-circuiter. La formule de cette année comporte aussi le grand avantage de donner aux chefs le temps requis pour essayer d'être à la hauteur des questions sélectionnées des citoyens ou des journalistes. Bel exercice de démocratie!
La supériorité de la formule de cette année est confirmée par le fait que c'est par le chef bloquiste qu'elle est remise en question. M. Duceppe est dans la situation peu enviable de celui qui peut difficilement exposer projets et promesses qu'il ne pourra pas réaliser. Dans un débat sur les politiques fédérales, il ne peut guère pratiquer autre chose que l'approche critique et la politique de la terre brûlée. On comprend alors qu'il préfère la joute oratoire. De là, il peut plus facilement sortir gagnant. Mais ce n'est pas le triomphe des idées.
La formule de l'exposé est nouvelle cette année. Elle est certes perfectible. On aurait avantage à lui ajouter des éléments de confrontation. La valeur des idées exposées est testée par la qualité des réponses aux objections qui leur sont opposées. Ces objections ou les contradictions pourraient porter exclusivement sur les principaux volets des programmes des partis en général ou relativement à chacun des grands thèmes retenus. Cette confrontation d'idées pourrait provenir de citoyens, de journalistes ou d'animateurs. Le temps alloué à ce débat contradictoire ajouterait du piquant. Mais c'est quand même l'information qui y gagnerait.
Sur le plan politique, la meilleure information fait les meilleurs choix. Tout ce qui permet d'exposer l'information est préférable à ce qui vient la court-circuiter. La formule de cette année comporte aussi le grand avantage de donner aux chefs le temps requis pour essayer d'être à la hauteur des questions sélectionnées des citoyens ou des journalistes. Bel exercice de démocratie!
La supériorité de la formule de cette année est confirmée par le fait que c'est par le chef bloquiste qu'elle est remise en question. M. Duceppe est dans la situation peu enviable de celui qui peut difficilement exposer projets et promesses qu'il ne pourra pas réaliser. Dans un débat sur les politiques fédérales, il ne peut guère pratiquer autre chose que l'approche critique et la politique de la terre brûlée. On comprend alors qu'il préfère la joute oratoire. De là, il peut plus facilement sortir gagnant. Mais ce n'est pas le triomphe des idées.
La formule de l'exposé est nouvelle cette année. Elle est certes perfectible. On aurait avantage à lui ajouter des éléments de confrontation. La valeur des idées exposées est testée par la qualité des réponses aux objections qui leur sont opposées. Ces objections ou les contradictions pourraient porter exclusivement sur les principaux volets des programmes des partis en général ou relativement à chacun des grands thèmes retenus. Cette confrontation d'idées pourrait provenir de citoyens, de journalistes ou d'animateurs. Le temps alloué à ce débat contradictoire ajouterait du piquant. Mais c'est quand même l'information qui y gagnerait.
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