Lettres: Récupération privée des CPE
Pierre Fortin - Québec, le 18 décembre 2005
22 décembre 2005
Comment se fait-il qu'un parti ayant été porté au pouvoir en prônant le «dégraissage de la vache obèse de l'État», la «réingénierie», le désengagement, la déréglementation et la décentralisation ait adopté à toute vapeur une réforme des centres de la petite enfance axée sur un plus grand «contrôle», créant de nouvelles structures administratives et ajoutant d'autant à la bureaucratie?
Tout simplement parce que les CPE, ou garderies, sont des créations populaires, issues du communautaire, qui échappaient à toute emprise de la finance, du patronat, et à tout gouvernement qui lui serait vendu. Sous prétexte de s'assurer que les fonds publics aillent directement aux enfants (il y aurait eu pour ce faire une infinité de moyens possibles), le gouvernement Charest, suivant une savante campagne de dénigrement des travailleurs et des administrateurs des CPE, a réformé le système pour permettre une mainmise graduelle du privé et faire de toutes les garderies des shops gérées comme des manufactures.
Qu'il s'agisse de déréglementer, de décentraliser ou d'engraisser l'État par de nouvelles structures, la seul condition demeure, pour le gouvernement Charest, l'intérêt et le profit de l'entreprise privée.
Tout simplement parce que les CPE, ou garderies, sont des créations populaires, issues du communautaire, qui échappaient à toute emprise de la finance, du patronat, et à tout gouvernement qui lui serait vendu. Sous prétexte de s'assurer que les fonds publics aillent directement aux enfants (il y aurait eu pour ce faire une infinité de moyens possibles), le gouvernement Charest, suivant une savante campagne de dénigrement des travailleurs et des administrateurs des CPE, a réformé le système pour permettre une mainmise graduelle du privé et faire de toutes les garderies des shops gérées comme des manufactures.
Qu'il s'agisse de déréglementer, de décentraliser ou d'engraisser l'État par de nouvelles structures, la seul condition demeure, pour le gouvernement Charest, l'intérêt et le profit de l'entreprise privée.
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