Réforme des services de garde - Des changements, oui, mais pas à n'importe quel prix
J'aimerais apporter mon opinion au sujet du démantèlement des CPE tel qu'annoncé par le projet de loi 124. Tout d'abord, il est insultant et révoltant de voir à quel point la ministre Carole Théberge et son gouvernement méprisent tout le travail accompli au cours des dernières années.
Le député libéral de Saguenay-Lac-Saint-Jean, Carl Blackburn, croit que les arguments des CPE et de leurs partenaires ne sont pas valables et que seule la résistance aux changements anime leur contestation face au projet de loi 124. Laissez-moi vous dire que des changements, nous en avons lancé et subi au cours des 20 dernières années. Toujours, nous avons retroussé nos manches lorsque nous avons cru que la société québécoise et surtout ses enfants profiteraient de changements qui mettent en valeur le potentiel éducatif des services de garde et le soutien aux familles.
Comme l'a si bien dit Hélène Potvin, présidente de l'Association des CPE du Québec, à la commission parlementaire, nous n'acceptons pas de faire des changements à n'importe quel prix. D'ailleurs, n'est-ce pas davantage ou uniquement pour le changement que les Québécois ont voté pour le gouvernement actuel? Nous voyons bien aujourd'hui que nous aurions dû prendre conscience des impacts d'élire un gouvernement dont le seul but est de détruire une création de l'ancien gouvernement. [...]
Avec le projet de loi 124, Mme Théberge veut mettre sur pied des bureaux coordonnateurs qui superviseraient la garde en milieu familial. Au cours des dernières années, nous avons réussi à faire enfin le pont entre les services de garde en milieu familial et les installations. Les expertises des uns servent celles des autres. Nous avons tenté de faire cesser le clivage qui s'était installé entre les deux types de garde et avons de plus en plus agi en partenaires. Il est vrai qu'il reste du travail à faire sur ce point et que des améliorations peuvent encore être faites. Mais pourquoi vouloir jeter le bébé avec l'eau du bain?
Où était l'urgence de démolir les CPE qui, aux dernières nouvelles, sont un exemple d'organisation et de qualité partout au Canada? Qui a commandé une telle désorganisation? La réponse se trouve-t-elle dans votre entourage, Mme Théberge? Pourquoi tout ce chaos?
La pancarte d'il y a un an
Il y a un an à peine, votre gouvernement avait placé une immense pancarte bleue sur le terrain de notre CPE, annonçant à la population la création de cinq nouveaux emplois et de 25 nouvelles places en milieu familial. Vous nous avez imposé des bureaux administratifs afin de répondre aux besoins des milieux familiaux. Pour cela, nous avons dû agrandir notre CPE à grands frais.
Avec votre projet de loi, vos compressions et la nouvelle classification du personnel en CPE, il est à prévoir la perte de quatre emplois et de 100 places en milieu familial seulement pour notre CPE. Allez-vous venir installer une pancarte bleue pour l'annoncer à la population?
Avec toutes vos mesures, vous mettez les CPE en situation financière précaire et certains petits CPE de quartier risquent de tout simplement disparaître.
Vous tentez d'induire la population en erreur lorsque vous suggérez que les gestionnaires et les parents administrateurs ne savent pas administrer les CPE correctement. Ces parents bénévoles mettent leur temps et de l'énergie depuis des années pour offrir aux enfants des services de garde de qualité et qui répondent à leurs valeurs. Nous sommes des organismes sans but lucratif, l'avez-vous oublié? Si des CPE font des surplus, ils les réinvestissent toujours dans le CPE. Si certains ont abusé, vos inspecteurs auraient dû y voir.
Dans les faits, les CPE se sont toujours fait un devoir d'utiliser l'argent des impôts au service des enfants. Je ne vois pas ce qui justifie un tel désaveu des conseils d'administration des CPE en leur imposant des administrateurs externes. De toute façon, des vérificateurs comptables doivent vérifier nos livres et vous en faire rapport chaque année. En avez-vous tenu compte?
Dans la loi 124, où se situe la place des parents dans les bureaux coordonnateurs? À un simple comité consultatif? Vous retirez alors bien du pouvoir aux parents qui ont leur mot à dire dans les décisions à prendre en ce qui concerne la vie dans les services de garde de leurs enfants.
Je vous demande, Mme Théberge, de ne pas mettre la loi 124 en vigueur et de consulter les personnes à la base des CPE plutôt que de privilégier la consultation de certains groupes qui ne sont pas représentatifs du milieu.
Le député libéral de Saguenay-Lac-Saint-Jean, Carl Blackburn, croit que les arguments des CPE et de leurs partenaires ne sont pas valables et que seule la résistance aux changements anime leur contestation face au projet de loi 124. Laissez-moi vous dire que des changements, nous en avons lancé et subi au cours des 20 dernières années. Toujours, nous avons retroussé nos manches lorsque nous avons cru que la société québécoise et surtout ses enfants profiteraient de changements qui mettent en valeur le potentiel éducatif des services de garde et le soutien aux familles.
Comme l'a si bien dit Hélène Potvin, présidente de l'Association des CPE du Québec, à la commission parlementaire, nous n'acceptons pas de faire des changements à n'importe quel prix. D'ailleurs, n'est-ce pas davantage ou uniquement pour le changement que les Québécois ont voté pour le gouvernement actuel? Nous voyons bien aujourd'hui que nous aurions dû prendre conscience des impacts d'élire un gouvernement dont le seul but est de détruire une création de l'ancien gouvernement. [...]
Avec le projet de loi 124, Mme Théberge veut mettre sur pied des bureaux coordonnateurs qui superviseraient la garde en milieu familial. Au cours des dernières années, nous avons réussi à faire enfin le pont entre les services de garde en milieu familial et les installations. Les expertises des uns servent celles des autres. Nous avons tenté de faire cesser le clivage qui s'était installé entre les deux types de garde et avons de plus en plus agi en partenaires. Il est vrai qu'il reste du travail à faire sur ce point et que des améliorations peuvent encore être faites. Mais pourquoi vouloir jeter le bébé avec l'eau du bain?
Où était l'urgence de démolir les CPE qui, aux dernières nouvelles, sont un exemple d'organisation et de qualité partout au Canada? Qui a commandé une telle désorganisation? La réponse se trouve-t-elle dans votre entourage, Mme Théberge? Pourquoi tout ce chaos?
La pancarte d'il y a un an
Il y a un an à peine, votre gouvernement avait placé une immense pancarte bleue sur le terrain de notre CPE, annonçant à la population la création de cinq nouveaux emplois et de 25 nouvelles places en milieu familial. Vous nous avez imposé des bureaux administratifs afin de répondre aux besoins des milieux familiaux. Pour cela, nous avons dû agrandir notre CPE à grands frais.
Avec votre projet de loi, vos compressions et la nouvelle classification du personnel en CPE, il est à prévoir la perte de quatre emplois et de 100 places en milieu familial seulement pour notre CPE. Allez-vous venir installer une pancarte bleue pour l'annoncer à la population?
Avec toutes vos mesures, vous mettez les CPE en situation financière précaire et certains petits CPE de quartier risquent de tout simplement disparaître.
Vous tentez d'induire la population en erreur lorsque vous suggérez que les gestionnaires et les parents administrateurs ne savent pas administrer les CPE correctement. Ces parents bénévoles mettent leur temps et de l'énergie depuis des années pour offrir aux enfants des services de garde de qualité et qui répondent à leurs valeurs. Nous sommes des organismes sans but lucratif, l'avez-vous oublié? Si des CPE font des surplus, ils les réinvestissent toujours dans le CPE. Si certains ont abusé, vos inspecteurs auraient dû y voir.
Dans les faits, les CPE se sont toujours fait un devoir d'utiliser l'argent des impôts au service des enfants. Je ne vois pas ce qui justifie un tel désaveu des conseils d'administration des CPE en leur imposant des administrateurs externes. De toute façon, des vérificateurs comptables doivent vérifier nos livres et vous en faire rapport chaque année. En avez-vous tenu compte?
Dans la loi 124, où se situe la place des parents dans les bureaux coordonnateurs? À un simple comité consultatif? Vous retirez alors bien du pouvoir aux parents qui ont leur mot à dire dans les décisions à prendre en ce qui concerne la vie dans les services de garde de leurs enfants.
Je vous demande, Mme Théberge, de ne pas mettre la loi 124 en vigueur et de consulter les personnes à la base des CPE plutôt que de privilégier la consultation de certains groupes qui ne sont pas représentatifs du milieu.
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