Lettres: Pierre Marc Johnson et la continuité
Jacques Roussel - Baie-Saint-Paul, le 27 novembre 2005
29 novembre 2005
Il suffit de lire le dernier tome de la biographie de René Lévesque (Pierre Godin) pour comprendre que la récente position de Pierre Marc Johnson s'inscrit dans la continuité du personnage plutôt que dans un récent virage idéologique. Il est d'ailleurs surprenant que les Harel et Landry s'en étonnent.
Comment croire que celui qui est resté silencieux au référendum de 1995 et muet depuis puisse un instant faire ce qu'il n'a jamais fait: affirmer son adhésion inconditionnelle à la souveraineté. Le séjour de Pierre Marc Johnson au Parti québécois est aussi nébuleux que celui de Claude Morin.
Il serait naïf de croire que le politicien
de naissance, tombé dans la potion politique dès son jeune âge, ne prépare pas ainsi
son retour. Devinez dans quel parti? Pas suffisamment malléable pour l'establishment
libéral, Philippe Couillard devra faire face
à un adversaire pour le moins inattendu. Dans une conjoncture politique défavorable aux libéraux, ceux-ci ont bien compris que l'ex-péquiste saura jouer la carte tarabiscotée d'un Québec indépendant dans un Canada fort pour ainsi gagner encore une autre décennie.
Après avoir coupé les oreilles d'un Jean Charest, parions que c'est ce genre de lapin que, de la main du grand frère Daniel, les libéraux s'apprêtent à sortir du chapeau.
Comment croire que celui qui est resté silencieux au référendum de 1995 et muet depuis puisse un instant faire ce qu'il n'a jamais fait: affirmer son adhésion inconditionnelle à la souveraineté. Le séjour de Pierre Marc Johnson au Parti québécois est aussi nébuleux que celui de Claude Morin.
Il serait naïf de croire que le politicien
de naissance, tombé dans la potion politique dès son jeune âge, ne prépare pas ainsi
son retour. Devinez dans quel parti? Pas suffisamment malléable pour l'establishment
libéral, Philippe Couillard devra faire face
à un adversaire pour le moins inattendu. Dans une conjoncture politique défavorable aux libéraux, ceux-ci ont bien compris que l'ex-péquiste saura jouer la carte tarabiscotée d'un Québec indépendant dans un Canada fort pour ainsi gagner encore une autre décennie.
Après avoir coupé les oreilles d'un Jean Charest, parions que c'est ce genre de lapin que, de la main du grand frère Daniel, les libéraux s'apprêtent à sortir du chapeau.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

