Lettres: La franchise de Demers
René Boucher - Le 2 novembre 2005
9 novembre 2005
J'alphabétise un peu partout au Québec depuis plus de 25 ans et j'applaudis la franchise de Jacques Demers. Cet homme fait preuve d'un courage exceptionnel étant donné son âge et l'inutilité de révéler une carence sociale et intellectuelle aussi fondamentale. Il peut à coup sûr devenir un agent positif à la sensibilisation du peuple par rapport à son ignorance.
Je lève mon chapeau à ce gagnant de la coupe Stanley mais, en même temps, j'ai peur qu'on banalise trop le fait que 95 % des analphabètes du Québec sont en bas ou au seuil de la pauvreté. L'analphabétisme est un problème de justice sociale et non pas de capacités personnelles.
Cuba est passé de 95 % d'analphabètes sous le règne de Batista à 7 % après sept ans d'une campagne nationale d'alphabétisation révolutionnaire castriste... On a sorti des enfants des écoles secondaires et des adultes volontaires sachant lire et écrire pour aller partout dans les campagnes avec une lanterne pour montrer à tous la lecture, le calcul et l'écriture. La lanterne est devenue le symbole de l'alphabétisation dans ce qui était une priorité révolutionnaire.
On en dira ce qu'on voudra, mais l'analphabétisme est un problème politique, et tant qu'on restera sourd à la pauvreté, ce seront des coups d'épée dans l'eau.
Bravo à Jacques Demers et à notre prochaine coupe «du plus meilleur pays» du savoir facile dans la communication.
Je lève mon chapeau à ce gagnant de la coupe Stanley mais, en même temps, j'ai peur qu'on banalise trop le fait que 95 % des analphabètes du Québec sont en bas ou au seuil de la pauvreté. L'analphabétisme est un problème de justice sociale et non pas de capacités personnelles.
Cuba est passé de 95 % d'analphabètes sous le règne de Batista à 7 % après sept ans d'une campagne nationale d'alphabétisation révolutionnaire castriste... On a sorti des enfants des écoles secondaires et des adultes volontaires sachant lire et écrire pour aller partout dans les campagnes avec une lanterne pour montrer à tous la lecture, le calcul et l'écriture. La lanterne est devenue le symbole de l'alphabétisation dans ce qui était une priorité révolutionnaire.
On en dira ce qu'on voudra, mais l'analphabétisme est un problème politique, et tant qu'on restera sourd à la pauvreté, ce seront des coups d'épée dans l'eau.
Bravo à Jacques Demers et à notre prochaine coupe «du plus meilleur pays» du savoir facile dans la communication.
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