Libre opinion: Élèves en difficulté: une priorité
Jean-Marc Fournier - Ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport
3 novembre 2005
Réponse à la lettre ouverte de Liette Labrosse
J'ai pris connaissance avec grand intérêt de votre lettre, parue dans l'édition du 25 octobre du Devoir. Je tiens d'entrée de jeu à vous assurer que je partage votre préoccupation et celle de nombreux parents en ce qui a trait au cheminement et à la réussite scolaire des élèves handicapés ou en difficulté d'adaptation ou d'apprentissage.
En dépit d'un contexte budgétaire difficile, le gouvernement du Québec est à ce point sensible à la réalité de ces jeunes qu'il travaille avec détermination à réunir les meilleures conditions possibles pour leur réussite. Il faut savoir que plus d'un milliard de dollars sont consacrés chaque année aux élèves handicapés et en difficulté d'adaptation ou d'apprentissage. Nous avons même ajouté dix millions de dollars en 2004-05 et dix millions de plus en 2005-06, sommes qui viennent s'ajouter de manière récurrente à ce budget. Ceci permet d'accroître de façon significative les services de soutien aux élèves. Quelque 800 ressources professionnelles supplémentaires viennent aider les équipes-écoles, les parents et les enfants en difficulté d'apprentissage.
Malgré l'important rattrapage effectué à ce chapitre, nous souhaitions aller encore plus loin. C'est la raison pour laquelle nous avons répondu aux demandes des représentants des enseignants avec un second ajout de ressources nécessitant un nouvel investissement de l'ordre de 100 millions de dollars. Cette somme permettrait l'embauche de 1800 orthopédagogues, enseignants-ressources et autres professionnels et
employés de soutien intervenant auprès de ces élèves et apportant aussi un soutien aux enseignants.
Services maintenus
Pour intensifier l'impact de ces investissements, nous proposions une nouvelle approche dans les écoles. Au coeur de ces négociations se trouvait l'instauration d'une offre de services plus rapidement accessibles, assortie d'une gestion transparente et participative afin d'offrir un meilleur encadrement aux élèves.
Les représentants des enseignants ont d'ailleurs reconnu dans un communiqué émis en juin dernier que ceci constituait une avenue intéressante. Il n'est nullement question dans nos discussions d'abolir les classes spéciales lorsque celles-ci sont nécessaires ni de diminuer les services actuellement offerts.
Nous souhaitons mettre en oeuvre ces mesures avec le consentement et la participation des enseignants, qui sont les meilleurs intervenants auprès des enfants. Malheureusement, en se retirant de la table de négociation, les syndicats font passer leurs intérêts avant ceux de nos enfants. Pourtant, il ne restait plus que quelques éléments à régler avant d'en arriver à une entente finale. Croyez bien que la partie patronale que je représente est ouverte et désireuse de reprendre les négociations sur la base des progrès réalisés.
La réussite de tous les élèves se situe au coeur de mes priorités. Je peux vous assurer que malgré le contexte de confrontation actuel, rien ne viendra amoindrir notre volonté d'offrir aux élèves handicapés ou en difficulté d'adaptation ou d'apprentissage la possibilité de développer et d'exploiter leur plein potentiel.
J'ai pris connaissance avec grand intérêt de votre lettre, parue dans l'édition du 25 octobre du Devoir. Je tiens d'entrée de jeu à vous assurer que je partage votre préoccupation et celle de nombreux parents en ce qui a trait au cheminement et à la réussite scolaire des élèves handicapés ou en difficulté d'adaptation ou d'apprentissage.
En dépit d'un contexte budgétaire difficile, le gouvernement du Québec est à ce point sensible à la réalité de ces jeunes qu'il travaille avec détermination à réunir les meilleures conditions possibles pour leur réussite. Il faut savoir que plus d'un milliard de dollars sont consacrés chaque année aux élèves handicapés et en difficulté d'adaptation ou d'apprentissage. Nous avons même ajouté dix millions de dollars en 2004-05 et dix millions de plus en 2005-06, sommes qui viennent s'ajouter de manière récurrente à ce budget. Ceci permet d'accroître de façon significative les services de soutien aux élèves. Quelque 800 ressources professionnelles supplémentaires viennent aider les équipes-écoles, les parents et les enfants en difficulté d'apprentissage.
Malgré l'important rattrapage effectué à ce chapitre, nous souhaitions aller encore plus loin. C'est la raison pour laquelle nous avons répondu aux demandes des représentants des enseignants avec un second ajout de ressources nécessitant un nouvel investissement de l'ordre de 100 millions de dollars. Cette somme permettrait l'embauche de 1800 orthopédagogues, enseignants-ressources et autres professionnels et
employés de soutien intervenant auprès de ces élèves et apportant aussi un soutien aux enseignants.
Services maintenus
Pour intensifier l'impact de ces investissements, nous proposions une nouvelle approche dans les écoles. Au coeur de ces négociations se trouvait l'instauration d'une offre de services plus rapidement accessibles, assortie d'une gestion transparente et participative afin d'offrir un meilleur encadrement aux élèves.
Les représentants des enseignants ont d'ailleurs reconnu dans un communiqué émis en juin dernier que ceci constituait une avenue intéressante. Il n'est nullement question dans nos discussions d'abolir les classes spéciales lorsque celles-ci sont nécessaires ni de diminuer les services actuellement offerts.
Nous souhaitons mettre en oeuvre ces mesures avec le consentement et la participation des enseignants, qui sont les meilleurs intervenants auprès des enfants. Malheureusement, en se retirant de la table de négociation, les syndicats font passer leurs intérêts avant ceux de nos enfants. Pourtant, il ne restait plus que quelques éléments à régler avant d'en arriver à une entente finale. Croyez bien que la partie patronale que je représente est ouverte et désireuse de reprendre les négociations sur la base des progrès réalisés.
La réussite de tous les élèves se situe au coeur de mes priorités. Je peux vous assurer que malgré le contexte de confrontation actuel, rien ne viendra amoindrir notre volonté d'offrir aux élèves handicapés ou en difficulté d'adaptation ou d'apprentissage la possibilité de développer et d'exploiter leur plein potentiel.
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