Le régime syrien impliqué dans l'assassinat de Rafick Hariri - Washington et Londres accentuent leur pression sur Damas
Reuters
24 octobre 2005
Londres — Les États-Unis et la Grande-Bretagne ont intensifié hier la pression sur la Syrie en demandant à la communauté internationale d'agir après la publication du rapport de l'ONU impliquant le régime de Damas dans l'assassinat de l'ancien premier ministre libanais Rafic Hariri.
«Je suis quasiment sûre que, lorsque la communauté internationale se retrouvera, nous déciderons de la marche à suivre mais nous ne pourrons laisser [le dossier] en attente», a déclaré Condoleezza Rice lors d'un entretien commun avec Jack Straw accordé à la BBC.
«Il faut vraiment traiter la question», a insisté la secrétaire d'État américaine, ajoutant que les accusations portées contre Damas étaient «très graves».
Straw, qui était en Alabama avec Rice, a ajouté: «Le rapport indique que des hauts responsables du régime syrien ont été impliqués. Nous avons aussi la preuve dans le rapport [du magistrat allemand Detlev] Mehlis que des faux témoignages ont été donnés. C'est très grave.»
Vendredi, le secrétaire au Foreign Office avait déclaré que le Conseil de sécurité allait étudier d'éventuelles sanctions contre la Syrie.
«Les Syriens doivent changer et ils doivent changer assez radicalement», avait déclaré le ministre britannique à la BBC. «La communauté internationale doit prendre une position.»
Washington cherche à organiser rapidement une réunion du Conseil de sécurité pour apporter une réponse au rapport d'enquête de la commission dirigée par Mehlis.
La Syrie s'est dite prête à coopérer à l'enquête sur l'assassinat de Rafic Hariri, mais sa marge de manoeuvre est étroite alors que le Conseil de sécurité de l'ONU entend demain le magistrat allemand Detlev Mehlis dont le rapport accuse Damas.
«Nous allons coopérer mais nous allons voir dans quel cadre et dans quelles limites», a affirmé le conseiller juridique du ministère syrien des Affaires étrangères Riad Daoudi.
Mais dans le même temps, la Syrie a rejeté le rapport du juge allemand. Le Front national progressiste (FNP), plus haute instance politique du régime, a affirmé hier que le texte a «déformé la vérité».
«Les parties qui tentent de porter atteinte à la Syrie utiliseront les questions politiques contenues dans le rapport», affirme le FNP, estimant que «le texte est basé sur des témoignages de personnes manquant totalement de crédibilité [...] et connues pour leur hostilité envers la Syrie».
La question est de savoir comment la Syrie va collaborer alors que s'engage dès la semaine prochaine une semaine décisive aux Nations unies. Par exemple, la Syrie autorisera-t-elle l'audition, aux conditions de la commission, et hors de son territoire, des responsables incriminés? question M. Daoudi s'est montré prudent. «Si cela est nécessaire, nous étudierons cette possibilité», a-t-il dit visiblement embarrassé.
«Je suis quasiment sûre que, lorsque la communauté internationale se retrouvera, nous déciderons de la marche à suivre mais nous ne pourrons laisser [le dossier] en attente», a déclaré Condoleezza Rice lors d'un entretien commun avec Jack Straw accordé à la BBC.
«Il faut vraiment traiter la question», a insisté la secrétaire d'État américaine, ajoutant que les accusations portées contre Damas étaient «très graves».
Straw, qui était en Alabama avec Rice, a ajouté: «Le rapport indique que des hauts responsables du régime syrien ont été impliqués. Nous avons aussi la preuve dans le rapport [du magistrat allemand Detlev] Mehlis que des faux témoignages ont été donnés. C'est très grave.»
Vendredi, le secrétaire au Foreign Office avait déclaré que le Conseil de sécurité allait étudier d'éventuelles sanctions contre la Syrie.
«Les Syriens doivent changer et ils doivent changer assez radicalement», avait déclaré le ministre britannique à la BBC. «La communauté internationale doit prendre une position.»
Washington cherche à organiser rapidement une réunion du Conseil de sécurité pour apporter une réponse au rapport d'enquête de la commission dirigée par Mehlis.
La Syrie s'est dite prête à coopérer à l'enquête sur l'assassinat de Rafic Hariri, mais sa marge de manoeuvre est étroite alors que le Conseil de sécurité de l'ONU entend demain le magistrat allemand Detlev Mehlis dont le rapport accuse Damas.
«Nous allons coopérer mais nous allons voir dans quel cadre et dans quelles limites», a affirmé le conseiller juridique du ministère syrien des Affaires étrangères Riad Daoudi.
Mais dans le même temps, la Syrie a rejeté le rapport du juge allemand. Le Front national progressiste (FNP), plus haute instance politique du régime, a affirmé hier que le texte a «déformé la vérité».
«Les parties qui tentent de porter atteinte à la Syrie utiliseront les questions politiques contenues dans le rapport», affirme le FNP, estimant que «le texte est basé sur des témoignages de personnes manquant totalement de crédibilité [...] et connues pour leur hostilité envers la Syrie».
La question est de savoir comment la Syrie va collaborer alors que s'engage dès la semaine prochaine une semaine décisive aux Nations unies. Par exemple, la Syrie autorisera-t-elle l'audition, aux conditions de la commission, et hors de son territoire, des responsables incriminés? question M. Daoudi s'est montré prudent. «Si cela est nécessaire, nous étudierons cette possibilité», a-t-il dit visiblement embarrassé.
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