Le rêve néo-démocrate
Bernard Descôteaux
17 septembre 2002
Une autre fois, le Nouveau Parti démocratique rêve d'une percée au Québec. La chute du Bloc québécois dans les sondages pourrait ouvrir une fenêtre à ce parti pour rejoindre les Québécois progressistes qui ne se reconnaissent pas dans les valeurs que défendent le Parti libéral, le Parti conservateur ou l'Alliance canadienne.
Cette analyse, pour être brève, n'en est pas moins juste... du moins en théorie. De passage à Montréal dimanche, les candidats à la direction du NPD observaient avec raison que pour réussir à s'implanter au Québec, leur parti devra toutefois se rapprocher des souverainistes de gauche. Les Québécois devront pouvoir se reconnaître davantage dans cette formation, notaient-ils. À cet égard, de longs et patients efforts seront nécessaires.
Un bref retour sur l'histoire du NPD montre que cette recette est la bonne. Chaque fois qu'il s'est fait le défenseur d'une plus grande autonomie du Québec au sein de la fédération canadienne, ce parti a su rejoindre une partie significative de l'électorat québécois. Ce fut le cas lorsque Robert Cliche dirigeait l'aile québécoise du NPD qui, à cette époque, défendait l'idée d'un statut particulier pour le Québec. Citons également l'élection de 1988 alors que le chef néo-démocrate, Ed Broadbent, avait réuni au Québec une équipe de candidats étonnante où se retrouvaient plusieurs souverainistes dont Rémy Trudel, François Beaulne et Giuseppe Sciortino qui appréciaient que le NPD reconnaisse le droit du Québec à l'autodétermination.
Pour son propre malheur, le NPD ne sait être constant dans ses amitiés avec les nationalistes québécois qu'il semble prêt à trahir à la première occasion. C'est ce qui est arrivé à l'occasion du débat sur l'Accord de Charlottetown, que le NPD appuya en dépit de l'opposition de Phil Edmunston, le seul député que ce parti ait jamais réussi à faire élire au Québec. Entré à la Chambre des communes à l'occasion d'une élection partielle en 1990, il ne tarda pas à quitter. Plus récemment, l'appui des députés néo-démocrates à la Loi sur la clarté référendaire amena l'exécutif du NPD-Québec à démissionner en bloc. Immanquablement, ses infidélités conduisent ce parti dans les limbes politiques au Québec, où actuellement il compte à peine 1000 membres.
L'intérêt que manifeste périodiquement le NPD pour le Québec est justement cela, une question d'intérêts. On sera d'autant plus sévère envers les néo-démocrates que d'autres savent être plus constants dans leurs amitiés. Par exemple, le chef du Parti conservateur, Joe Clark, n'a pas hésité, malgré la réprobation qu'il encourrait au Canada anglais, à s'opposer à La loi sur la clarté référendaire. Comment alors ne pas accueillir comme de l'opportunisme politique les propos tenus dimanche par les candidats à la succession d'Alexa McDonough? S'il n'est que cela, leur rêve ne tiendra pas longtemps.
Cette analyse, pour être brève, n'en est pas moins juste... du moins en théorie. De passage à Montréal dimanche, les candidats à la direction du NPD observaient avec raison que pour réussir à s'implanter au Québec, leur parti devra toutefois se rapprocher des souverainistes de gauche. Les Québécois devront pouvoir se reconnaître davantage dans cette formation, notaient-ils. À cet égard, de longs et patients efforts seront nécessaires.
Un bref retour sur l'histoire du NPD montre que cette recette est la bonne. Chaque fois qu'il s'est fait le défenseur d'une plus grande autonomie du Québec au sein de la fédération canadienne, ce parti a su rejoindre une partie significative de l'électorat québécois. Ce fut le cas lorsque Robert Cliche dirigeait l'aile québécoise du NPD qui, à cette époque, défendait l'idée d'un statut particulier pour le Québec. Citons également l'élection de 1988 alors que le chef néo-démocrate, Ed Broadbent, avait réuni au Québec une équipe de candidats étonnante où se retrouvaient plusieurs souverainistes dont Rémy Trudel, François Beaulne et Giuseppe Sciortino qui appréciaient que le NPD reconnaisse le droit du Québec à l'autodétermination.
Pour son propre malheur, le NPD ne sait être constant dans ses amitiés avec les nationalistes québécois qu'il semble prêt à trahir à la première occasion. C'est ce qui est arrivé à l'occasion du débat sur l'Accord de Charlottetown, que le NPD appuya en dépit de l'opposition de Phil Edmunston, le seul député que ce parti ait jamais réussi à faire élire au Québec. Entré à la Chambre des communes à l'occasion d'une élection partielle en 1990, il ne tarda pas à quitter. Plus récemment, l'appui des députés néo-démocrates à la Loi sur la clarté référendaire amena l'exécutif du NPD-Québec à démissionner en bloc. Immanquablement, ses infidélités conduisent ce parti dans les limbes politiques au Québec, où actuellement il compte à peine 1000 membres.
L'intérêt que manifeste périodiquement le NPD pour le Québec est justement cela, une question d'intérêts. On sera d'autant plus sévère envers les néo-démocrates que d'autres savent être plus constants dans leurs amitiés. Par exemple, le chef du Parti conservateur, Joe Clark, n'a pas hésité, malgré la réprobation qu'il encourrait au Canada anglais, à s'opposer à La loi sur la clarté référendaire. Comment alors ne pas accueillir comme de l'opportunisme politique les propos tenus dimanche par les candidats à la succession d'Alexa McDonough? S'il n'est que cela, leur rêve ne tiendra pas longtemps.
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