Lettres: Brisons le silence féministe
Nathalie Dorais - Octobre 2005
11 octobre 2005
Chère Madame Navarro,
Je vous remercie d'avoir eu le courage d'avoir osé vous défendre (voir «Le silence féministe» dans Le Devoir du 3 octobre 2005).
Votre article m'a fait un bien immense, car je me demande souvent si je suis la seule à être choquée devant ce discours radical anti-féministe de plus en plus envahissant et surtout par l'absence de réaction des médias et de tout le monde en général à son égard. D'ailleurs, plusieurs femmes journalistes en rajoutent (dont vous n'êtes pas, fort heureusement) en cassant du sucre sur le dos de ces fameuses féministes.
Je soupçonne qu'au Québec les femmes osent de moins en moins se déclarer féministes de peur de perdre l'estime de certains hommes qui réagissent comme si on leur avait avoué être une terroriste. Pourtant, reproche-t-on aux Noirs d'être contre le racisme et la discrimination? Dans Pied de biche, un documentaire de Robert Favreau et de Claire Vardon diffusé à Télé Québec jeudi dernier, tous les intervenants interviewés ont affirmé que les conséquences de la violence faite aux hommes par les femmes étaient identiques à celle que les femmes subissaient. Un intervenant a même déclaré que les statistiques de la violence envers les hommes et les femmes avaient été déformées par le lobby féministe!
Au passage, tout ce beau monde n'a cessé d'asséner des: «Les femmes sont sournoises, hypocrites, plus méchantes que les hommes, elles sont en train de détruire l'âme des hommes, ce n'est pas étonnant qu'ils se suicident.» Je n'en revenais pas. Je n'en reviens toujours pas que personne n'ait protesté. Les insultes et les accusations contre les femmes dans les médias vont s'intensifiant, et le silence règne. Qu'est-ce que cela va nous prendre avant de réagir? Je n'en peux plus de ce silence, et j'espère que nous sommes nombreux et nombreuses à nous inquiéter de ce genre de propos.
Encore une fois merci et bravo.
Je vous remercie d'avoir eu le courage d'avoir osé vous défendre (voir «Le silence féministe» dans Le Devoir du 3 octobre 2005).
Votre article m'a fait un bien immense, car je me demande souvent si je suis la seule à être choquée devant ce discours radical anti-féministe de plus en plus envahissant et surtout par l'absence de réaction des médias et de tout le monde en général à son égard. D'ailleurs, plusieurs femmes journalistes en rajoutent (dont vous n'êtes pas, fort heureusement) en cassant du sucre sur le dos de ces fameuses féministes.
Je soupçonne qu'au Québec les femmes osent de moins en moins se déclarer féministes de peur de perdre l'estime de certains hommes qui réagissent comme si on leur avait avoué être une terroriste. Pourtant, reproche-t-on aux Noirs d'être contre le racisme et la discrimination? Dans Pied de biche, un documentaire de Robert Favreau et de Claire Vardon diffusé à Télé Québec jeudi dernier, tous les intervenants interviewés ont affirmé que les conséquences de la violence faite aux hommes par les femmes étaient identiques à celle que les femmes subissaient. Un intervenant a même déclaré que les statistiques de la violence envers les hommes et les femmes avaient été déformées par le lobby féministe!
Au passage, tout ce beau monde n'a cessé d'asséner des: «Les femmes sont sournoises, hypocrites, plus méchantes que les hommes, elles sont en train de détruire l'âme des hommes, ce n'est pas étonnant qu'ils se suicident.» Je n'en revenais pas. Je n'en reviens toujours pas que personne n'ait protesté. Les insultes et les accusations contre les femmes dans les médias vont s'intensifiant, et le silence règne. Qu'est-ce que cela va nous prendre avant de réagir? Je n'en peux plus de ce silence, et j'espère que nous sommes nombreux et nombreuses à nous inquiéter de ce genre de propos.
Encore une fois merci et bravo.
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