Lettres: Michaëlle Jean a raison
Laurent Desbois - Ex-francophone hors Québec, Longueuil, le 28 septembre 2005
1 octobre 2005
«C'est la fin des deux solitudes.» En même temps hier [mardi] à Toronto, l'Office ontarien des Affaires francophones rendait une nouvelle (sic) étude publique. Celle-ci indique que les francophones parlent de moins en moins leur langue maternelle en Ontario.
Madeleine Meilleur, la ministre responsable des Affaires francophones de l'Ontario, avoue l'assimilation et tente une explication: «Les jeunes ne voient pas la valeur ajoutée de faire des études en français».
Madame la ministre, on ne peut voir ce qui n'existe pas. La valeur ajoutée du français hors Québec n'existe que pour les traducteurs du gouvernement fédéral. Elle n'a aucune valeur ajoutée dans leur vécu quotidien. Au contraire, cela apporte souvent la dérision, l'isolement et effectivement, la solitude!
Michaëlle Jean vient tout juste d'arriver au Canada et elle comprend déjà! Malheureusement, avec l'assimilation des francophones hors Québec, «c'est la fin des deux solitudes!».
Madeleine Meilleur, la ministre responsable des Affaires francophones de l'Ontario, avoue l'assimilation et tente une explication: «Les jeunes ne voient pas la valeur ajoutée de faire des études en français».
Madame la ministre, on ne peut voir ce qui n'existe pas. La valeur ajoutée du français hors Québec n'existe que pour les traducteurs du gouvernement fédéral. Elle n'a aucune valeur ajoutée dans leur vécu quotidien. Au contraire, cela apporte souvent la dérision, l'isolement et effectivement, la solitude!
Michaëlle Jean vient tout juste d'arriver au Canada et elle comprend déjà! Malheureusement, avec l'assimilation des francophones hors Québec, «c'est la fin des deux solitudes!».
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