Lettres: Triste à mourir
Andrée Ferretti - Le 30 septembre 2005
1 octobre 2005
Comment exprimer ma profonde consternation en apprenant que Raymond Lévesque vient d'accepter un des prix du gouverneur général du Canada sans faire honte à son récipiendaire, un homme que j'ai toujours beaucoup estimé et même admiré et aimé pour sa magistrale dénonciation du colonialisme canadien, en des chansons simples et aimantes.
Cher Raymond, comme tu l'as toi-même souligné dans ton discours d'acceptation, tu as maintenant 77 ans. Avais-tu tellement besoin d'argent pour ainsi te renier à la fin de ta vie? Si c'est le cas, tu témoignes ainsi, une fois de plus, du pitoyable manque de reconnaissance du gouvernement québécois et, donc, du peuple québécois pour les défenseurs de ses droits et de sa liberté.
Avec mes pleurs et, malgré tout, l'expression de mon affection.
Cher Raymond, comme tu l'as toi-même souligné dans ton discours d'acceptation, tu as maintenant 77 ans. Avais-tu tellement besoin d'argent pour ainsi te renier à la fin de ta vie? Si c'est le cas, tu témoignes ainsi, une fois de plus, du pitoyable manque de reconnaissance du gouvernement québécois et, donc, du peuple québécois pour les défenseurs de ses droits et de sa liberté.
Avec mes pleurs et, malgré tout, l'expression de mon affection.
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