Réducteur et incomplet, dit Landry
«De la pensée magique», clame Dumont
13 septembre 2002
Québec - Bernard Landry et Mario Dumont ont vivement critiqué le plan d'action présenté hier par le chef libéral Jean Charest, le premier le qualifiant de «lamentable parce que réducteur et incomplet» et le second, de «pensée magique» qui ne fait que «reprendre les orientations du PQ».
Le premier ministre Landry a soutenu, mercredi après-midi, à Bécancour, que le plan d'action libéral équivaut à «réduire notre gouvernement national à une agence de soins de santé et d'éducation» et a fait valoir que le gel des budgets de la plupart des ministères équivaut, en réalité, à accepter leur diminution en raison de l'inflation.
«C'est une vision incomplète et simpliste du gouvernement, a-t-il indiqué. C'est de la brutalité presque irresponsable. [...] Même leurs réductions d'impôt me paraissent assez minables: ils parlent de réduire les impôts de cinq milliards, mais nous, on les a réduits de 11 milliards déjà et on a encore un programme de réduction jusqu'à 16 milliards.»
Le leader péquiste a soutenu que l'approche des libéraux représentait, au bout du compte, «le rêve de Jean Chrétien: que les frais de santé fassent imploser le gouvernement du Québec, qu'un dépassement en santé "mange" le ministère de la Culture en une semaine et "mange" les Relations internationales en deux jours et demi. Jean Charest donne dans ce panneau».
S'il n'est en définitive «pas admiratif» du programme soumis par le Parti libéral, Bernard Landry a néanmoins souligné qu'«au moins, ils en ont un». L'allusion vise directement l'Action démocratique (ADQ) de Mario Dumont, qui est le seul parti à n'avoir toujours pas couché sur papier ses orientations électorales.
À Québec, Mario Dumont a analysé que le plan d'action de M. Charest ne fait que copier les mesures du gouvernement actuel et réparer les mauvais coups de son parti. «Finalement, pour les libéraux, réinventer le Québec, c'est d'aller dans la continuité du PQ ou d'abolir des éléments qu'ils avaient eux-mêmes mis en place la dernière fois qu'ils étaient au pouvoir», a-t-il estimé.
Le chef adéquiste s'est aussi gaussé des projections financières sur les sept prochaines années que renferme le document. «C'est bien beau la boule de cristal, mais ces données financières là sont faibles, a-t-il soutenu. Personne ne peut prédire l'état de l'économie en 2005, 2006 ou 2007. [...] C'est de la pensée magique.»
M. Dumont se désole également de l'absence d'intérêt des libéraux pour ce que lui-même considère comme les trois grands défis auxquels est confronté le Québec, c'est-à-dire le vieillissement de la population, la dette publique laissée aux générations montantes et le pouvoir des citoyens par rapport à l'État.
Quant aux propres engagements de son parti, Mario Dumont a indiqué qu'il les ferait connaître «en temps et lieu».
Le premier ministre Landry a soutenu, mercredi après-midi, à Bécancour, que le plan d'action libéral équivaut à «réduire notre gouvernement national à une agence de soins de santé et d'éducation» et a fait valoir que le gel des budgets de la plupart des ministères équivaut, en réalité, à accepter leur diminution en raison de l'inflation.
«C'est une vision incomplète et simpliste du gouvernement, a-t-il indiqué. C'est de la brutalité presque irresponsable. [...] Même leurs réductions d'impôt me paraissent assez minables: ils parlent de réduire les impôts de cinq milliards, mais nous, on les a réduits de 11 milliards déjà et on a encore un programme de réduction jusqu'à 16 milliards.»
Le leader péquiste a soutenu que l'approche des libéraux représentait, au bout du compte, «le rêve de Jean Chrétien: que les frais de santé fassent imploser le gouvernement du Québec, qu'un dépassement en santé "mange" le ministère de la Culture en une semaine et "mange" les Relations internationales en deux jours et demi. Jean Charest donne dans ce panneau».
S'il n'est en définitive «pas admiratif» du programme soumis par le Parti libéral, Bernard Landry a néanmoins souligné qu'«au moins, ils en ont un». L'allusion vise directement l'Action démocratique (ADQ) de Mario Dumont, qui est le seul parti à n'avoir toujours pas couché sur papier ses orientations électorales.
À Québec, Mario Dumont a analysé que le plan d'action de M. Charest ne fait que copier les mesures du gouvernement actuel et réparer les mauvais coups de son parti. «Finalement, pour les libéraux, réinventer le Québec, c'est d'aller dans la continuité du PQ ou d'abolir des éléments qu'ils avaient eux-mêmes mis en place la dernière fois qu'ils étaient au pouvoir», a-t-il estimé.
Le chef adéquiste s'est aussi gaussé des projections financières sur les sept prochaines années que renferme le document. «C'est bien beau la boule de cristal, mais ces données financières là sont faibles, a-t-il soutenu. Personne ne peut prédire l'état de l'économie en 2005, 2006 ou 2007. [...] C'est de la pensée magique.»
M. Dumont se désole également de l'absence d'intérêt des libéraux pour ce que lui-même considère comme les trois grands défis auxquels est confronté le Québec, c'est-à-dire le vieillissement de la population, la dette publique laissée aux générations montantes et le pouvoir des citoyens par rapport à l'État.
Quant aux propres engagements de son parti, Mario Dumont a indiqué qu'il les ferait connaître «en temps et lieu».
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