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Enseignants: l'entente se fait attendre

Marie-Andrée Chouinard   20 septembre 2005 
Le fil d'arrivée n'est toujours pas franchi chez les enseignants. Dans cette course pour une nouvelle convention collective, enclenchée depuis plusieurs mois déjà, la Fédération des syndicats de l'enseignement (FSE-CSQ) et le ministère de l'Éducation n'ont pas réussi encore à peaufiner les textes d'une hypothèse satisfaisante pour les deux parties.

En milieu de soirée hier, rien encore n'avait filtré d'une journée particulièrement intense côté négociations. Après avoir repris contact tôt hier matin à Montréal, les deux parties ont discuté ferme en matinée, et puis la partie syndicale a longuement consulté son exécutif pour valider le chemin parcouru. Le reste de la journée s'est ainsi coloré d'allers et retours de la table de négociation aux quartiers de chacun des deux clans, sans toutefois qu'on puisse mettre un point final à cette valse-hésitation.

Selon toute vraisemblance, l'entente qui aurait pu être présentée ce matin aux 125 délégués de la FSE réunis à Laval en conseil fédéral n'est pas prête, à moins que des travaux particulièrement fructueux de fin de soirée et de petit matin aient permis de renverser la vapeur.

Réglera? Réglera pas? Si la journée d'hier était pressentie par plusieurs comme le jour J, porteur d'une entente de principe entre Québec et ses enseignants, de sérieuses embûches ont plutôt été croisées, à un point tel qu'un scénario de rupture, toutefois officieux, avait été envisagé.

Alors que l'on parle depuis plusieurs jours de l'imminence d'une entente entre Québec et ses 80 000 enseignants, la fin de course s'avère plus difficile que certains ne l'auraient cru. Selon nos informations, la question des élèves en difficultés, que plusieurs croyaient pourtant réglée, n'est pas si facile à boucler.

Rappelons qu'en juin dernier, alors que la négociation allait bon train, d'importantes divergences de vue sur la question salariale ont littéralement stoppé la machine. Pourtant, on affirme que le dossier des élèves en difficultés, assorti d'une enveloppe de 100 millions de dollars, était quasi ficelé. Partie sonder l'opinion de son exécutif plus d'une fois au cours des derniers jours, la FSE a-t-elle dû présenter d'imposants bémols au ministère de l'Éducation à ce sujet-là?

Hier en fin de journée, tout était quand même prêt pour une possible entente à présenter tant au bureau de direction de la Fédération des commissions scolaires du Québec — qui a tenu sa réunion hier soir à Montréal — que devant le conseil fédéral de la FSE, qui aura lieu aujourd'hui et demain même s'il n'y a pas d'hypothèse de règlement à présenter.
 
 
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