«Faire mieux» que René Lévesque
Photo : Jacques Nadeau
André Boisclair donne l’accolade au chanteur Luck Mervil, qui a animé hier la soirée de soutien au candidat à la direction du Parti québécois. Plus de 800 militants sont venus lui donner leur appui au Spectrum.
André Boisclair a cherché hier soir à briser l’image de souverainiste mou qu’il projette. L’aspirant chef du Parti québécois a proposé à ses supporters de «faire mieux» que René Lévesque.
Dans un ralliement de quelque 800 militants réunis au Spectrum de Montréal, André Boisclair a martelé sa ferveur souverainiste sur tous les tons, parlant d’urgence et prenant à témoin le défunt fondateur du Parti québécois de l’élan qu’il entend insuffler au PQ. «Pourquoi on ne ferait pas un clin d’oeil à René Lévesque? On pourrait lui dire que la jeunesse s’apprête à prendre la relève. Non seulement elle va faire aussi bien qu’il a fait, mais peut-être, si on y met tout notre talent, qu’on va être capable de faire mieux que Lévesque», a lancé M. Boisclair.
Cette course à la direction du PQ qui a démarré officiellement vendredi dernier, a de plus en plus les allures d’un concours pour savoir qui, parmi les neuf candidats, est le plus souverainiste. Fréquemment accusé par ses adversaires d’être plutôt tiède sur cette question pourtant centrale dans les rangs péquistes, M. Boisclair a tenté de corriger le tir. Reste toutefois que les instances régionales de Montréal-Centre et Montréal-Ville-Marie identifiées comme le creuset des orthodoxes du parti, ont préféré hier soutenir la principale adversaire de M. Boisclair, Pauline Marois.
Guerre des appuis ou pas, André Boisclair a insisté sur l’urgence pour le Québec d’accéder à la souveraineté, déclenchant à tous les coups les applaudissements de la salle. Dans son discours, la souveraineté n’est d’ailleurs plus une option mais plutôt une «exigence». Et il faut cesser les sempiternelles chicanes avec les libéraux puisque le défi du Québec se trouve ailleurs, selon l’aspirant-chef.
«Si vous doutez de l’urgence, regardez l’arrogance du gouvernement fédéral exprimée récemment par M. Pettigrew qui est venu nous dire que le petit fil qu’on avait réussi à développer sur le plan des relations internationales pouvait être remis en question. Parce qu’il signait les accords internationaux au nom de nous tous, qu’il devait être partout sur les tribunes dans le monde et que nous, on avait juste à être sur le siège en arrière. Le “back seat” pour le Québec, ce n’est pas notre destin. Le Québec rêve de conduire l’autobus et d’être en avant», a déclaré M. Boisclair qui a donné l’assurance qu’il demeurerait toujours souverainiste même si l’accord du lac Meech avait été signé ou que le déséquilibre fiscal était réglé.
Dans ce contexte fleurdelisé, la délicate question de sa consommation de cocaïne alors qu’il siégeait au conseil des ministres semblait bien loin. Dans la salle, des militants en discutaient, tentant surtout dans banaliser les impacts sur l’élection du prochain chef du PQ. L’entourage immédiat de M. Boisclair en faisait tout autant. On disait toutefois avoir hâte que des sondages en fassent la vérification.
Vendredi dernier, alors que la direction du PQ donnait le coup d’envoi officiel à la campagne au leadership, M. Boisclair a été interrogé sur ses excès, dont la consommation de cocaïne. Meneur dans les sondages, M. Boisclair n’a pas nié; il a soutenu que c’était derrière lui.
Hier soir, M. Boisclair a brièvement fait allusion à cet épisode. «Si vous me faites confiance, je serai le chef d’orchestre. Je vais la tenir la baguette. Je sais ce que c’est de la tenir contre vents et marées. Je sais ce que ça signifie de rester droit même dans l’adversité. Je sais ce que sont parfois les sarcasmes, les petits sourires en coin quand on regarde la différence des uns et des autres. Je sais me tenir droit parce que je suis fier», a-t-il affirmé.
Sur le thème de la fierté, M. Boisclair a rendu hommage au Parti québécois qui l’a mis au monde; il en a profité pour décocher une flèche à son adversaire Pauline Marois qui réclame une course à la direction depuis deux ans. «C’est parce que j’aime cette famille que j’ai soutenu Bernard Landry jusqu’à la dernière minute. Mon appui à Bernard Landry, c’était beaucoup plus qu’un appui à l’individu. C’était surtout la loyauté que je veux avoir et que j’aurai toujours à l’endroit des militants du Parti québécois qui veulent qu’on se serre les coudes entre nous», a-t-il lancé.
Ce dernier a également répété que, selon lui, le Parti québécois n’est pas prêt à se lancer dans un référendum. S’il est élu chef du PQ le 15 novembre prochain, M. Boisclair entend d’ailleurs se consacrer à son travail de leader; il a dit ne pas être pressé de se faire élire lors d’une élection partielle pour faire son entrer à l’Assemblée nationale.
Le discours de M. Boisclair a été précédé par des chansons, des appuis et un texte patriotique. Par la suite, le chanteur Yann Perreau a animé la foule demeurée sur place pour écouter en fin de soirée, la diffusion de l’émission de Radio-Canada Tout le monde en parle. M. Boisclair y était interviewé. Il y a notamment affirmé que si les militants péquistes avaient la réputation de ne pas être tendres envers leur chef, il avait, lui, la «couenne dure».
Dans un ralliement de quelque 800 militants réunis au Spectrum de Montréal, André Boisclair a martelé sa ferveur souverainiste sur tous les tons, parlant d’urgence et prenant à témoin le défunt fondateur du Parti québécois de l’élan qu’il entend insuffler au PQ. «Pourquoi on ne ferait pas un clin d’oeil à René Lévesque? On pourrait lui dire que la jeunesse s’apprête à prendre la relève. Non seulement elle va faire aussi bien qu’il a fait, mais peut-être, si on y met tout notre talent, qu’on va être capable de faire mieux que Lévesque», a lancé M. Boisclair.
Cette course à la direction du PQ qui a démarré officiellement vendredi dernier, a de plus en plus les allures d’un concours pour savoir qui, parmi les neuf candidats, est le plus souverainiste. Fréquemment accusé par ses adversaires d’être plutôt tiède sur cette question pourtant centrale dans les rangs péquistes, M. Boisclair a tenté de corriger le tir. Reste toutefois que les instances régionales de Montréal-Centre et Montréal-Ville-Marie identifiées comme le creuset des orthodoxes du parti, ont préféré hier soutenir la principale adversaire de M. Boisclair, Pauline Marois.
Guerre des appuis ou pas, André Boisclair a insisté sur l’urgence pour le Québec d’accéder à la souveraineté, déclenchant à tous les coups les applaudissements de la salle. Dans son discours, la souveraineté n’est d’ailleurs plus une option mais plutôt une «exigence». Et il faut cesser les sempiternelles chicanes avec les libéraux puisque le défi du Québec se trouve ailleurs, selon l’aspirant-chef.
«Si vous doutez de l’urgence, regardez l’arrogance du gouvernement fédéral exprimée récemment par M. Pettigrew qui est venu nous dire que le petit fil qu’on avait réussi à développer sur le plan des relations internationales pouvait être remis en question. Parce qu’il signait les accords internationaux au nom de nous tous, qu’il devait être partout sur les tribunes dans le monde et que nous, on avait juste à être sur le siège en arrière. Le “back seat” pour le Québec, ce n’est pas notre destin. Le Québec rêve de conduire l’autobus et d’être en avant», a déclaré M. Boisclair qui a donné l’assurance qu’il demeurerait toujours souverainiste même si l’accord du lac Meech avait été signé ou que le déséquilibre fiscal était réglé.
Dans ce contexte fleurdelisé, la délicate question de sa consommation de cocaïne alors qu’il siégeait au conseil des ministres semblait bien loin. Dans la salle, des militants en discutaient, tentant surtout dans banaliser les impacts sur l’élection du prochain chef du PQ. L’entourage immédiat de M. Boisclair en faisait tout autant. On disait toutefois avoir hâte que des sondages en fassent la vérification.
Vendredi dernier, alors que la direction du PQ donnait le coup d’envoi officiel à la campagne au leadership, M. Boisclair a été interrogé sur ses excès, dont la consommation de cocaïne. Meneur dans les sondages, M. Boisclair n’a pas nié; il a soutenu que c’était derrière lui.
Hier soir, M. Boisclair a brièvement fait allusion à cet épisode. «Si vous me faites confiance, je serai le chef d’orchestre. Je vais la tenir la baguette. Je sais ce que c’est de la tenir contre vents et marées. Je sais ce que ça signifie de rester droit même dans l’adversité. Je sais ce que sont parfois les sarcasmes, les petits sourires en coin quand on regarde la différence des uns et des autres. Je sais me tenir droit parce que je suis fier», a-t-il affirmé.
Sur le thème de la fierté, M. Boisclair a rendu hommage au Parti québécois qui l’a mis au monde; il en a profité pour décocher une flèche à son adversaire Pauline Marois qui réclame une course à la direction depuis deux ans. «C’est parce que j’aime cette famille que j’ai soutenu Bernard Landry jusqu’à la dernière minute. Mon appui à Bernard Landry, c’était beaucoup plus qu’un appui à l’individu. C’était surtout la loyauté que je veux avoir et que j’aurai toujours à l’endroit des militants du Parti québécois qui veulent qu’on se serre les coudes entre nous», a-t-il lancé.
Ce dernier a également répété que, selon lui, le Parti québécois n’est pas prêt à se lancer dans un référendum. S’il est élu chef du PQ le 15 novembre prochain, M. Boisclair entend d’ailleurs se consacrer à son travail de leader; il a dit ne pas être pressé de se faire élire lors d’une élection partielle pour faire son entrer à l’Assemblée nationale.
Le discours de M. Boisclair a été précédé par des chansons, des appuis et un texte patriotique. Par la suite, le chanteur Yann Perreau a animé la foule demeurée sur place pour écouter en fin de soirée, la diffusion de l’émission de Radio-Canada Tout le monde en parle. M. Boisclair y était interviewé. Il y a notamment affirmé que si les militants péquistes avaient la réputation de ne pas être tendres envers leur chef, il avait, lui, la «couenne dure».
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