Sa vie de fêtard vient hanter Boisclair
Dès la première journée officielle de la course à la direction du Parti québécois, les frasques passées de l'aspirant André Boisclair sont venues le hanter.
Depuis juin dernier, des informations ont filtré selon lesquelles M. Boisclair, alors qu'il était ministre, roulait à tombeau ouvert: «cocaïne, excès d'alcool, fins de semaine exaltées». Mis sur la défensive hier, M. Boisclair a associé ses écarts de conduite à la jeunesse, assurant que cette période appartient au passé.
«Je suis quelqu'un qui a vécu sa jeunesse comme bien d'autres. J'ai eu du plaisir dans la vie. J'ai parfois fait certains excès, mais quand on regarde des choses qui ont pu se passer il y a de nombreuses années, faisons attention. J'approche la quarantaine aujourd'hui», a expliqué André Boisclair, qui rencontrait la presse comme les huit autres candidats après le coup d'envoi de la course à la succession de Bernard Landry à la tête du PQ.
Celui qui mène dans les sondages n'a pas cherché à nier sa vie dissolue à une certaine époque mais plutôt à la banaliser. Il n'a toutefois précisé la nature exacte de ses excès à aucun moment hier.
«Je ne suis pas sorti d'une machine à fabriquer des premiers ministres. Je suis quelqu'un qui a eu des moments fantastiques et des moments plus difficiles. Rien ne devrait justifier le fait que la passion, l'énergie, les compétences que je veux mettre dans cette course devraient être obscurcies par des histoires du passé. Je suis ailleurs dans ma vie. Il y a des choses que j'ai faites, dont certaines que je regrette, comme la majorité des gens. Je suis en train de mener une course en pleine possession de mes moyens, fier de ce à quoi je peux contribuer», a-t-il affirmé, visiblement embarrassé par les questions qui se bousculaient sur le sujet.
M. Boisclair a dit comprendre que le ton se durcisse par des attaques personnelles. Du même souffle, il a rappelé qu'il avait été «très généreux de [sa] vie privée» puisqu'il a parlé ouvertement de son homosexualité.
Par ailleurs, il a soutenu que certaines «allégations» publiées dans les journaux sont fausses. Ainsi,
il a assuré n'avoir jamais été convoqué par le premier ministre Lucien Bouchard, qui aurait eu vent à l'époque des frasques de son jeune ministre. «J'approche la quarantaine et j'espère que la course à la chefferie sera l'occasion de faire le point sur les idées, sur la force des uns et des autres. Pour le reste, je me fie au bon jugement des Québécois», a-t-il laissé tomber avant de conclure abruptement le point de presse.
André Boisclair a effectué un retour en politique après avoir démissionné de son poste de député de Gouin l'année dernière. Élu une première fois en 1989 à l'âge de 23 ans, André Boisclair était alors parti compléter des études à Harvard, aux États-Unis. Pendant ses 15 ans de vie politique, il a notamment été ministre des Affaires municipales et ministre de l'Environnement.
Ses adversaires dans la course au leadership, qui se sont également adressés aux journalistes, n'ont pas voulu aborder la vie personnelle de M. Boisclair. Tous ont dit être là pour gagner et traiter de débats de fond.
Quelques minutes plus tôt, la présidente du PQ, Monique Richard, et la présidente d'élection, Lyne Marcoux, avaient présenté les neuf candidats en lice: Louis Bernard, André Boisclair, Pierre Dubuc, Richard Legendre, Ghislain Lebel, Pauline Marois, Gilbert Paquette et Jean-Claude St-André. Le Parti québécois se choisira un chef qui sera élu le 15 novembre après un scrutin téléphonique de trois jours. Fortement critiqué, le mode de scrutin sera testé la semaine prochaine auprès de 1000 péquistes. Le budget prévu pour cette vaste opération est de 650 000 $.
Le PQ compte 83 084 membres à l'heure actuelle. Pour avoir le droit de vote, les personnes doivent adhérer au parti d'ici le 14 octobre.
Depuis juin dernier, des informations ont filtré selon lesquelles M. Boisclair, alors qu'il était ministre, roulait à tombeau ouvert: «cocaïne, excès d'alcool, fins de semaine exaltées». Mis sur la défensive hier, M. Boisclair a associé ses écarts de conduite à la jeunesse, assurant que cette période appartient au passé.
«Je suis quelqu'un qui a vécu sa jeunesse comme bien d'autres. J'ai eu du plaisir dans la vie. J'ai parfois fait certains excès, mais quand on regarde des choses qui ont pu se passer il y a de nombreuses années, faisons attention. J'approche la quarantaine aujourd'hui», a expliqué André Boisclair, qui rencontrait la presse comme les huit autres candidats après le coup d'envoi de la course à la succession de Bernard Landry à la tête du PQ.
Celui qui mène dans les sondages n'a pas cherché à nier sa vie dissolue à une certaine époque mais plutôt à la banaliser. Il n'a toutefois précisé la nature exacte de ses excès à aucun moment hier.
«Je ne suis pas sorti d'une machine à fabriquer des premiers ministres. Je suis quelqu'un qui a eu des moments fantastiques et des moments plus difficiles. Rien ne devrait justifier le fait que la passion, l'énergie, les compétences que je veux mettre dans cette course devraient être obscurcies par des histoires du passé. Je suis ailleurs dans ma vie. Il y a des choses que j'ai faites, dont certaines que je regrette, comme la majorité des gens. Je suis en train de mener une course en pleine possession de mes moyens, fier de ce à quoi je peux contribuer», a-t-il affirmé, visiblement embarrassé par les questions qui se bousculaient sur le sujet.
M. Boisclair a dit comprendre que le ton se durcisse par des attaques personnelles. Du même souffle, il a rappelé qu'il avait été «très généreux de [sa] vie privée» puisqu'il a parlé ouvertement de son homosexualité.
Par ailleurs, il a soutenu que certaines «allégations» publiées dans les journaux sont fausses. Ainsi,
il a assuré n'avoir jamais été convoqué par le premier ministre Lucien Bouchard, qui aurait eu vent à l'époque des frasques de son jeune ministre. «J'approche la quarantaine et j'espère que la course à la chefferie sera l'occasion de faire le point sur les idées, sur la force des uns et des autres. Pour le reste, je me fie au bon jugement des Québécois», a-t-il laissé tomber avant de conclure abruptement le point de presse.
André Boisclair a effectué un retour en politique après avoir démissionné de son poste de député de Gouin l'année dernière. Élu une première fois en 1989 à l'âge de 23 ans, André Boisclair était alors parti compléter des études à Harvard, aux États-Unis. Pendant ses 15 ans de vie politique, il a notamment été ministre des Affaires municipales et ministre de l'Environnement.
Ses adversaires dans la course au leadership, qui se sont également adressés aux journalistes, n'ont pas voulu aborder la vie personnelle de M. Boisclair. Tous ont dit être là pour gagner et traiter de débats de fond.
Quelques minutes plus tôt, la présidente du PQ, Monique Richard, et la présidente d'élection, Lyne Marcoux, avaient présenté les neuf candidats en lice: Louis Bernard, André Boisclair, Pierre Dubuc, Richard Legendre, Ghislain Lebel, Pauline Marois, Gilbert Paquette et Jean-Claude St-André. Le Parti québécois se choisira un chef qui sera élu le 15 novembre après un scrutin téléphonique de trois jours. Fortement critiqué, le mode de scrutin sera testé la semaine prochaine auprès de 1000 péquistes. Le budget prévu pour cette vaste opération est de 650 000 $.
Le PQ compte 83 084 membres à l'heure actuelle. Pour avoir le droit de vote, les personnes doivent adhérer au parti d'ici le 14 octobre.
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