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Sa vie de fêtard vient hanter Boisclair

Kathleen Lévesque   17 septembre 2005 
Dès la première journée officielle de la course à la direction du Parti québécois, les frasques passées de l'aspirant André Boisclair sont venues le hanter.

Depuis juin dernier, des informations ont filtré selon lesquelles M. Boisclair, alors qu'il était ministre, roulait à tombeau ouvert: «cocaïne, excès d'alcool, fins de semaine exaltées». Mis sur la défensive hier, M. Boisclair a associé ses écarts de conduite à la jeunesse, assurant que cette période appartient au passé.

«Je suis quelqu'un qui a vécu sa jeunesse comme bien d'autres. J'ai eu du plaisir dans la vie. J'ai parfois fait certains excès, mais quand on regarde des choses qui ont pu se passer il y a de nombreuses années, faisons attention. J'approche la quarantaine aujourd'hui», a expliqué André Boisclair, qui rencontrait la presse comme les huit autres candidats après le coup d'envoi de la course à la succession de Bernard Landry à la tête du PQ.

Celui qui mène dans les sondages n'a pas cherché à nier sa vie dissolue à une certaine époque mais plutôt à la banaliser. Il n'a toutefois précisé la nature exacte de ses excès à aucun moment hier.

«Je ne suis pas sorti d'une machine à fabriquer des premiers ministres. Je suis quelqu'un qui a eu des moments fantastiques et des moments plus difficiles. Rien ne devrait justifier le fait que la passion, l'énergie, les compétences que je veux mettre dans cette course devraient être obscurcies par des histoires du passé. Je suis ailleurs dans ma vie. Il y a des choses que j'ai faites, dont certaines que je regrette, comme la majorité des gens. Je suis en train de mener une course en pleine possession de mes moyens, fier de ce à quoi je peux contribuer», a-t-il affirmé, visiblement embarrassé par les questions qui se bousculaient sur le sujet.

M. Boisclair a dit comprendre que le ton se durcisse par des attaques personnelles. Du même souffle, il a rappelé qu'il avait été «très généreux de [sa] vie privée» puisqu'il a parlé ouvertement de son homosexualité.

Par ailleurs, il a soutenu que certaines «allégations» publiées dans les journaux sont fausses. Ainsi,

il a assuré n'avoir jamais été convoqué par le premier ministre Lucien Bouchard, qui aurait eu vent à l'époque des frasques de son jeune ministre. «J'approche la quarantaine et j'espère que la course à la chefferie sera l'occasion de faire le point sur les idées, sur la force des uns et des autres. Pour le reste, je me fie au bon jugement des Québécois», a-t-il laissé tomber avant de conclure abruptement le point de presse.

André Boisclair a effectué un retour en politique après avoir démissionné de son poste de député de Gouin l'année dernière. Élu une première fois en 1989 à l'âge de 23 ans, André Boisclair était alors parti compléter des études à Harvard, aux États-Unis. Pendant ses 15 ans de vie politique, il a notamment été ministre des Affaires municipales et ministre de l'Environnement.

Ses adversaires dans la course au leadership, qui se sont également adressés aux journalistes, n'ont pas voulu aborder la vie personnelle de M. Boisclair. Tous ont dit être là pour gagner et traiter de débats de fond.

Quelques minutes plus tôt, la présidente du PQ, Monique Richard, et la présidente d'élection, Lyne Marcoux, avaient présenté les neuf candidats en lice: Louis Bernard, André Boisclair, Pierre Dubuc, Richard Legendre, Ghislain Lebel, Pauline Marois, Gilbert Paquette et Jean-Claude St-André. Le Parti québécois se choisira un chef qui sera élu le 15 novembre après un scrutin téléphonique de trois jours. Fortement critiqué, le mode de scrutin sera testé la semaine prochaine auprès de 1000 péquistes. Le budget prévu pour cette vaste opération est de 650 000 $.

Le PQ compte 83 084 membres à l'heure actuelle. Pour avoir le droit de vote, les personnes doivent adhérer au parti d'ici le 14 octobre.






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  • laurent lesage
    Inscrit
    samedi 17 septembre 2005 09h13
    vie de fêtard de Boisclair
    « cela ne me dérange aucunement. Ce sont les personnes mesquines qui n'ont rien de mieux pour essayer de détruire un cadidat. Selon moi il faut plutôt mousser les qualitées de nos candidats que d'essayer de détruire les autres. A ce que j'entend, le PQ 'est pas meux que les autres partis qui dirigent le Canada et les Provinces. »

  • Fleurette Riverin
    Abonné
    samedi 17 septembre 2005 11h25
    André Boisclair, un beau plumage
    « Monsieur Boisclair semble avoir plusieurs squelettes dans le placard, dont des écarts de conduite sérieux alors même qu'il était ministre du PQ, ce dont la presse avait complaisamment omis d'informer la population et ce qu'on taira aussi complaisamment à l'émission de dimanche de Guy A. Lepage.

    Après avoir entendu les questions piégées et même stupides posées au PM Charest, allant jusqu'à s'attaquer à son poids et à le traiter de Patapouf, je reste convaincue que l'entrevue de Guy A. avec Boisclair (et tous les autres candidats) sera fidèle à toutes celles où l'on a vu des séparatistes à cette émission, c.a.d marquée au sceau de la plus grande complaisance, tel qu'on l'a vu avec Bernard Landry, Pauline Marois, Gilles Duceppe, etc.

    Par contre, le roi et son fou, malgré tous leurs efforts conjugués, n'ont pas réussi à abattre Jean Charest qui est resté très digne et ce sont eux finalement qui ont eu l'air fou et non le premier ministre.

    Monsieur Boisclair est-il représentatif des Québécois, des jeunes et des familles, et peut-il devenir un éventuel premier ministre du Québec en qui on aurait confiance, ou s'agit-il pour le PQ de choisir le plus fort en gueule et celui qui a le plus beau plumage, au lieu de celui ou celle qui saura le mieux représenter les québécois et gouverner en attendant l'hypothétique indépendance dont les neuf candidats se gargarisent à qui mieux mieux? »

  • Mario Gentil
    Inscrit
    dimanche 18 septembre 2005 15h18
    La Coke, ce n'est pas une erreur de jeunesse
    « Je trouve très troublant qu'un politicien qui a le potentiel de devenir Premier Ministre banalise la consommation de drogues dures comme la cocaïne. Ce n'est qu'une fause excuse que de blâmer l'abus de cocaïne sur une erreur de jeunesse. La majorité des jeunes Québécois dans la vingtaine n'abusent pas de cocaïne. C'est insultant de la part d'André Boisclair de laisser sous-entendre que ses activités récréatives sont pratiquées par tous les jeunes Québécois.

    À 28-29 ans, consommer de la cocaïne, ce n'est pas une erreur de jeunesse. C'est une faute de charactère grave. Comment faire confiance à un type qui banalise de tels évènements? Si André Boisclair est élu comme chef du Parti Québécois, alors, ce parti n'aura que ce qu'il mérite. Un tas d'excuses et un manque de jugement. Il n'y a peut-être pas de moules à fabriquer des premiers ministres, mais les citoyens s'attendent à être représenté par les meilleurs de leurs sociétés. »

  • Marie-France Legault
    Inscrite
    lundi 19 septembre 2005 10h39
    Si votre ramage se....
    « N'est-ce pas Monsieur de Lafontaine dans ses fables très instructives et colorées qui nous met en garde contre le plumage...???

    Le sourire à la Pepsodent, les phrases chocs pour plaire, et voilà plusieurs sont "gagnés" à la cause. Mais que fera notre beau "brummel" pour l'Éducation, la Santé, l'Emploi, la "FAMILLE" s'il devient le Premier Ministre du Québec? Nous n'en savons rien. Et il refuse de se prononcer sur ces points très importants de la gouvernance.

    Sois beau et tais-toi! serait-il le slogan pour paraphraser le: Sois belle et tais-toi???

    Mais nous avons besoin plus que de beauté et de charme au Québec. Nous avons besoin d'objectifs bien précis pour faire avancer le Québec dans la modernité et DANS le Canada. »

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