Priorités du Parti libéral du Québec - Des baisses d'impôt de 27 % d'ici cinq ans
Dans un Québec réinventé, l'enseignement de l'anglais débuterait dès la première année
Jean Charest - Chef du Parti libéral du Québec (PLQ)
13 septembre 2002
Le texte qui suit est tiré de l'allocution prononcée hier devant la presse par le chef du Parti libéral du Québec, Jean Charest, à l'occasion du dévoilement des «priorités d'action» du parti.
Nous rendons public aujourd'hui un document présentant les priorités d'action d'un prochain gouvernement libéral. Ces priorités d'action seront soumises à nos militants lors du conseil général élargi des 27, 28 et 29 septembre. Nous en ferons des engagements fermes au déclenchement de la campagne électorale.
Le gouvernement que nous formerons sera un gouvernement au service des Québécois. Un gouvernement réinventé dans son fonctionnement. Nos priorités d'action sont précises. Les hypothèses financières sont corroborées par quatre sources indépendantes.
Rarement aura-t-on vu un parti politique agir avec autant de transparence au Québec et mettre cartes sur table à cette étape du calendrier politique. Nous agissons ainsi parce que nous considérons que 33 jours de campagne électorale, c'est trop peu pour permettre aux Québécois de débattre de nos idées. Nous voulons les associer maintenant au projet ambitieux que nous avons.
Il y a 40 ans, un vent de changement a soufflé sur le Québec. Le Parti libéral du Québec s'est fait l'artisan de la Révolution tranquille dont nous sommes tous fiers.
Mais les grandes réalisations d'hier se sont mutées en un État lourd et tentaculaire. Un État conçu avant l'informatisation, avant la mondialisation, avant que notre culture rayonne sur tous les continents, avant que les Québécois s'imposent comme des entrepreneurs inventifs et audacieux.
L'État québécois ne vit pas à la même époque que ses citoyens. La frustration à l'égard de la qualité des services gouvernementaux n'a jamais été aussi grande. De simples retouches ne suffiront pas. Il faut réinventer le Québec.
***
Réinventer le Québec, ça veut dire recentrer le gouvernement sur ses missions essentielles, notamment la santé et l'éducation. C'est un État axé sur la livraison de services de qualité. C'est la création d'un gouvernement en ligne qui va livrer des services de qualité 24 heures sur 24, à moindre coût. Ce sont des contribuables qui respirent parce qu'ils cessent d'être les plus taxés du continent. Le Parti libéral du Québec a un plan pour réinventer le Québec, avec plus de services et moins de structures.
Pour cela, nous allons d'abord établir des priorités claires. La mission de l'État tient en quatre mots: santé, savoir, prospérité, sécurité.
Nous allons réinvestir en santé. Mais il faut plus que de l'argent neuf. Il faut des façons de faire nouvelles. Nous allons réorganiser le réseau, réorganiser le travail et simplifier l'administration. Nous allons réduire les tâches administratives des médecins et infirmières pour qu'ils puissent consacrer plus de temps aux patients. Tous les efforts doivent être orientés vers les services aux patients. Le secteur privé sera mis à contribution, à l'intérieur du système public. Les patients ne débourseront pas un sou. La santé est une responsabilité de l'État et nous assumerons pleinement cette responsabilité.
Nous disons non à un système de santé à deux vitesses. Il n'y aura pas une médecine pour les riches et une médecine pour les autres. Nous devons nous y opposer farouchement, particulièrement à ces tentatives de le faire en douce. L'argent ne doit pas permettre d'acheter de meilleurs soins de santé au Québec.
Nous allons améliorer l'aide aux devoirs pour aider à concilier la vie scolaire des enfants et la vie professionnelle des parents. Nous allons améliorer la qualité de l'enseignement en introduisant l'anglais dès la première année.
L'État au service des Québécois respecte le citoyen contribuable. Nous lui donnerons plus de liberté. Nous réduirons l'impôt des particuliers de un milliard de dollars par année pendant cinq ans. Ça veut dire que les Québécois paieront en moyenne 27 % moins d'impôt. Tout ceci se réalisera dans le respect du déficit zéro.
Parallèlement, nous allons oxygéner notre économie. Nous allons simplifier la réglementation qui étouffe les entreprises et réduire les taxes qui nuisent à l'investissement.
Enfin, l'État au service des Québécois, c'est un État qui s'organise pour servir. Nous allons créer un gouvernement en ligne. Tous les services gouvernementaux qui peuvent être offerts à distance seront disponibles par Internet, 24 heures sur 24, sept jours sur sept, donnant ainsi aux Québécois un accès direct à leur gouvernement.
Le gouvernement en ligne sera le nouveau visage de l'État québécois. Sa création sera le projet le plus emballant auquel aura été associée la fonction publique depuis 40 ans.
***
Gouverner, c'est choisir, et nous choisissons de réinvestir en santé et en éducation, de donner de la liberté aux contribuables, de donner des pouvoirs aux citoyens des régions et d'entrer de plain-pied dans la révolution technologique.
Ces choix ont des conséquences. Ils impliquent un gel des budgets des ministères autres que ceux de la santé et de l'éducation. Nous réduirons les structures et non les services à la population.
Aussi, nous réviserons le rôle, le mandat et la mission de tous les ministères et sociétés d'État. Nous en réduirons le nombre. C'est un gouvernement du siècle nouveau.
Le Québec doit devenir une «société de référence» de la mondialisation. Par notre histoire et notre langue, nous incarnons la diversité et la liberté. Nous avons un bras tendu vers l'Europe et l'autre tendu vers l'Amérique. Cette époque est faite pour nous.
Je veux que chaque enfant se sente entouré, que chaque parent se sente appuyé, que chaque Québécois puisse se bâtir un patrimoine qui va assurer sa sécurité. J'ai envie d'un Québec stimulant, emballant, ambitieux.
Nous rendons public aujourd'hui un document présentant les priorités d'action d'un prochain gouvernement libéral. Ces priorités d'action seront soumises à nos militants lors du conseil général élargi des 27, 28 et 29 septembre. Nous en ferons des engagements fermes au déclenchement de la campagne électorale.
Le gouvernement que nous formerons sera un gouvernement au service des Québécois. Un gouvernement réinventé dans son fonctionnement. Nos priorités d'action sont précises. Les hypothèses financières sont corroborées par quatre sources indépendantes.
Rarement aura-t-on vu un parti politique agir avec autant de transparence au Québec et mettre cartes sur table à cette étape du calendrier politique. Nous agissons ainsi parce que nous considérons que 33 jours de campagne électorale, c'est trop peu pour permettre aux Québécois de débattre de nos idées. Nous voulons les associer maintenant au projet ambitieux que nous avons.
Il y a 40 ans, un vent de changement a soufflé sur le Québec. Le Parti libéral du Québec s'est fait l'artisan de la Révolution tranquille dont nous sommes tous fiers.
Mais les grandes réalisations d'hier se sont mutées en un État lourd et tentaculaire. Un État conçu avant l'informatisation, avant la mondialisation, avant que notre culture rayonne sur tous les continents, avant que les Québécois s'imposent comme des entrepreneurs inventifs et audacieux.
L'État québécois ne vit pas à la même époque que ses citoyens. La frustration à l'égard de la qualité des services gouvernementaux n'a jamais été aussi grande. De simples retouches ne suffiront pas. Il faut réinventer le Québec.
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Réinventer le Québec, ça veut dire recentrer le gouvernement sur ses missions essentielles, notamment la santé et l'éducation. C'est un État axé sur la livraison de services de qualité. C'est la création d'un gouvernement en ligne qui va livrer des services de qualité 24 heures sur 24, à moindre coût. Ce sont des contribuables qui respirent parce qu'ils cessent d'être les plus taxés du continent. Le Parti libéral du Québec a un plan pour réinventer le Québec, avec plus de services et moins de structures.
Pour cela, nous allons d'abord établir des priorités claires. La mission de l'État tient en quatre mots: santé, savoir, prospérité, sécurité.
Nous allons réinvestir en santé. Mais il faut plus que de l'argent neuf. Il faut des façons de faire nouvelles. Nous allons réorganiser le réseau, réorganiser le travail et simplifier l'administration. Nous allons réduire les tâches administratives des médecins et infirmières pour qu'ils puissent consacrer plus de temps aux patients. Tous les efforts doivent être orientés vers les services aux patients. Le secteur privé sera mis à contribution, à l'intérieur du système public. Les patients ne débourseront pas un sou. La santé est une responsabilité de l'État et nous assumerons pleinement cette responsabilité.
Nous disons non à un système de santé à deux vitesses. Il n'y aura pas une médecine pour les riches et une médecine pour les autres. Nous devons nous y opposer farouchement, particulièrement à ces tentatives de le faire en douce. L'argent ne doit pas permettre d'acheter de meilleurs soins de santé au Québec.
Nous allons améliorer l'aide aux devoirs pour aider à concilier la vie scolaire des enfants et la vie professionnelle des parents. Nous allons améliorer la qualité de l'enseignement en introduisant l'anglais dès la première année.
L'État au service des Québécois respecte le citoyen contribuable. Nous lui donnerons plus de liberté. Nous réduirons l'impôt des particuliers de un milliard de dollars par année pendant cinq ans. Ça veut dire que les Québécois paieront en moyenne 27 % moins d'impôt. Tout ceci se réalisera dans le respect du déficit zéro.
Parallèlement, nous allons oxygéner notre économie. Nous allons simplifier la réglementation qui étouffe les entreprises et réduire les taxes qui nuisent à l'investissement.
Enfin, l'État au service des Québécois, c'est un État qui s'organise pour servir. Nous allons créer un gouvernement en ligne. Tous les services gouvernementaux qui peuvent être offerts à distance seront disponibles par Internet, 24 heures sur 24, sept jours sur sept, donnant ainsi aux Québécois un accès direct à leur gouvernement.
Le gouvernement en ligne sera le nouveau visage de l'État québécois. Sa création sera le projet le plus emballant auquel aura été associée la fonction publique depuis 40 ans.
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Gouverner, c'est choisir, et nous choisissons de réinvestir en santé et en éducation, de donner de la liberté aux contribuables, de donner des pouvoirs aux citoyens des régions et d'entrer de plain-pied dans la révolution technologique.
Ces choix ont des conséquences. Ils impliquent un gel des budgets des ministères autres que ceux de la santé et de l'éducation. Nous réduirons les structures et non les services à la population.
Aussi, nous réviserons le rôle, le mandat et la mission de tous les ministères et sociétés d'État. Nous en réduirons le nombre. C'est un gouvernement du siècle nouveau.
Le Québec doit devenir une «société de référence» de la mondialisation. Par notre histoire et notre langue, nous incarnons la diversité et la liberté. Nous avons un bras tendu vers l'Europe et l'autre tendu vers l'Amérique. Cette époque est faite pour nous.
Je veux que chaque enfant se sente entouré, que chaque parent se sente appuyé, que chaque Québécois puisse se bâtir un patrimoine qui va assurer sa sécurité. J'ai envie d'un Québec stimulant, emballant, ambitieux.
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