Trêve en éducation: pas de grève ce jeudi
Les parents peuvent faire ouf! Le chaos prévu pour ce jeudi dans les écoles du Québec n'aura pas lieu, puisque le front commun CSN-FTQ a annoncé hier qu'il renonçait à la journée de grève prévue pour accélérer la négociation.
Les 45 000 employés de soutien et professionnels syndiqués de la CSN et de la FTQ iront travailler plutôt que de bouder l'école une demi-journée, tel que cela avait été annoncé la semaine dernière, pour relancer des échanges stériles avec la partie patronale. Des signaux encourageants aux tables de négociation ont convaincu les syndicats de faire la trêve plutôt que la grève, si bien qu'aucune des 45 commissions scolaires initialement visées ne connaîtra de débrayage après-demain.
Sitôt cette annonce formulée, les communiqués ont commencé à déferler sur le fil de presse: les commissions scolaires ont immédiatement décrété un retour à la normalité plutôt que la désorganisation liée à la fermeture presque systématique de toutes les écoles concernées par cette grève.
«Pour la première fois en deux ans, on a senti des signes de bonne foi à la table des négociations», a indiqué le coordonnateur de la mobilisation à la FTQ, Michel Murray, parlant d'«avances substantielles» faites aux tables non salariales au cours des derniers jours.
Impossible toutefois de connaître le détail de ces avancées considérables, sur lesquelles la partie patronale n'a pas renchéri. «Nous n'avons pas de nouveaux mandats, nous n'avons laissé tomber aucune demande majeure, mais nous discutons enfin des vraies choses», a indiqué le directeur des communications du Comité patronal de négociation pour les commissions scolaires, Jean-Pierre St-Gelais. «Le syndicat a voulu mettre de la pression en menaçant de faire la grève, et ils répondent à une demande de négocier en nous demandant de négocier.»
Les syndiqués, qui préviennent qu'ils ressortiront de leur «poche arrière» la menace de quelques demi-journées de grève dès que les négociations feront du «surplace», ont donné en exemple quelques demandes farfelues tombées à la faveur des derniers jours. «Une des demandes Mickey Mouse du gouvernement, c'était de faire en sorte que quelqu'un qui parte en congé de maladie ne retrouve pas son poste à son retour», du «jamais vu», a indiqué Michel Murray.
Sans entrer dans le détail de ce qui se discute aux tables à un rythme que personne encore ne qualifie d'intensif, la partie patronale a précisé qu'elle n'avait abandonné aucune de ses demandes. «C'est absolument faux, nous n'avons rien laissé tomber du tout», a répliqué M. St-Gelais.
Les discussions des employés de soutien et des professionnels de la CSN et de la FTQ portent actuellement sur les conditions de travail, et non pas sur les augmentations de salaire. Ce volet des échanges doit démarrer plus tard au cours de l'automne entre le Conseil du trésor et le front commun.
De passage à Montréal où il inaugurait le centre de services ambulatoires de l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont, le ministre de la Santé Philippe Couillard a répondu à quelques questions sur la négociation entreprise dans le secteur public, pendant que quelques employés de la CSN manifestaient dehors. Comme l'avait fait le premier ministre plus tôt, le ministre a qualifié l'offre du gouvernement d'«équitable» et de «raisonnable», compte tenu du fait qu'elle représente trois milliards de dollars de plus à verser à terme, ce qui représente à peu près «six fois le budget du CHUM».
«L'état des finances publiques est quelque chose qui est immuable», a ajouté M. Couillard. «L'État n'est pas un employeur comme les autres, l'État n'est pas une entreprise qui peut parfois ou non rogner sur ses profits pour faire la négociation.»
Pendant que les tables de négociation s'activent à divers niveaux, celle des enseignants du primaire et du secondaire vit toujours un «blitz», à quelques jours de la date-butoir du 15 septembre. Il a été impossible de savoir si cet objectif donnerait lieu à une entente de principe, tel que cela avait été évoqué. «Nous sommes toujours en blitz», indique M. St-Gelais, incapable d'en dévoiler davantage.
Notons enfin que la trêve annoncée hier par le front commun ne concerne pas les employés de la Société des traversiers, qui maintiennent un débrayage en après-midi jeudi, ni non plus ceux de la RIO, qui effectueront une grève de 12 heures.
Avec la collaboration de Louise-Maude Rioux Soucy
Les 45 000 employés de soutien et professionnels syndiqués de la CSN et de la FTQ iront travailler plutôt que de bouder l'école une demi-journée, tel que cela avait été annoncé la semaine dernière, pour relancer des échanges stériles avec la partie patronale. Des signaux encourageants aux tables de négociation ont convaincu les syndicats de faire la trêve plutôt que la grève, si bien qu'aucune des 45 commissions scolaires initialement visées ne connaîtra de débrayage après-demain.
Sitôt cette annonce formulée, les communiqués ont commencé à déferler sur le fil de presse: les commissions scolaires ont immédiatement décrété un retour à la normalité plutôt que la désorganisation liée à la fermeture presque systématique de toutes les écoles concernées par cette grève.
«Pour la première fois en deux ans, on a senti des signes de bonne foi à la table des négociations», a indiqué le coordonnateur de la mobilisation à la FTQ, Michel Murray, parlant d'«avances substantielles» faites aux tables non salariales au cours des derniers jours.
Impossible toutefois de connaître le détail de ces avancées considérables, sur lesquelles la partie patronale n'a pas renchéri. «Nous n'avons pas de nouveaux mandats, nous n'avons laissé tomber aucune demande majeure, mais nous discutons enfin des vraies choses», a indiqué le directeur des communications du Comité patronal de négociation pour les commissions scolaires, Jean-Pierre St-Gelais. «Le syndicat a voulu mettre de la pression en menaçant de faire la grève, et ils répondent à une demande de négocier en nous demandant de négocier.»
Les syndiqués, qui préviennent qu'ils ressortiront de leur «poche arrière» la menace de quelques demi-journées de grève dès que les négociations feront du «surplace», ont donné en exemple quelques demandes farfelues tombées à la faveur des derniers jours. «Une des demandes Mickey Mouse du gouvernement, c'était de faire en sorte que quelqu'un qui parte en congé de maladie ne retrouve pas son poste à son retour», du «jamais vu», a indiqué Michel Murray.
Sans entrer dans le détail de ce qui se discute aux tables à un rythme que personne encore ne qualifie d'intensif, la partie patronale a précisé qu'elle n'avait abandonné aucune de ses demandes. «C'est absolument faux, nous n'avons rien laissé tomber du tout», a répliqué M. St-Gelais.
Les discussions des employés de soutien et des professionnels de la CSN et de la FTQ portent actuellement sur les conditions de travail, et non pas sur les augmentations de salaire. Ce volet des échanges doit démarrer plus tard au cours de l'automne entre le Conseil du trésor et le front commun.
De passage à Montréal où il inaugurait le centre de services ambulatoires de l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont, le ministre de la Santé Philippe Couillard a répondu à quelques questions sur la négociation entreprise dans le secteur public, pendant que quelques employés de la CSN manifestaient dehors. Comme l'avait fait le premier ministre plus tôt, le ministre a qualifié l'offre du gouvernement d'«équitable» et de «raisonnable», compte tenu du fait qu'elle représente trois milliards de dollars de plus à verser à terme, ce qui représente à peu près «six fois le budget du CHUM».
«L'état des finances publiques est quelque chose qui est immuable», a ajouté M. Couillard. «L'État n'est pas un employeur comme les autres, l'État n'est pas une entreprise qui peut parfois ou non rogner sur ses profits pour faire la négociation.»
Pendant que les tables de négociation s'activent à divers niveaux, celle des enseignants du primaire et du secondaire vit toujours un «blitz», à quelques jours de la date-butoir du 15 septembre. Il a été impossible de savoir si cet objectif donnerait lieu à une entente de principe, tel que cela avait été évoqué. «Nous sommes toujours en blitz», indique M. St-Gelais, incapable d'en dévoiler davantage.
Notons enfin que la trêve annoncée hier par le front commun ne concerne pas les employés de la Société des traversiers, qui maintiennent un débrayage en après-midi jeudi, ni non plus ceux de la RIO, qui effectueront une grève de 12 heures.
Avec la collaboration de Louise-Maude Rioux Soucy
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