Libre opinion: Homéopathie : discréditer plutôt que vérifier
Christian Aubry - Président du Syndicat professionnel des homéopathes du Québec
9 septembre 2005
Les 26 et 27 août derniers, plusieurs médias, dont Le Devoir, rapportaient le contenu d'une étude publiée dans la revue britannique The Lancet, étude selon laquelle les effets cliniques de l'homéopathie sont des effets placébo. Ces articles ont choqué les homéopathes membres de notre syndicat. Au nom des 300 homéopathes qui oeuvrent dans toutes les régions du Québec et que nous représentons, voici notre réaction.
Dans son éditorial, qui porte sur l'homéopathie et sur cet article en particulier, The Lancet cite le philosophe Emmanuel Kant qui, dit-il, nous rappelle que nous voyons les choses non comme elles sont mais comme nous sommes. Or cette mise en garde de Kant, les auteurs de l'article du Lancet ont oublié de se la faire à eux-mêmes.
D'entrée de jeu, ils affirment: «Nous avons supposé que les effets observés de l'homéopathie dans des expériences avec contrôle placébo pouvaient être expliqués par une combinaison de déficiences méthodologiques et de comptes rendus tendancieux» (traduction libre).
En effet, ils n'ont pas cherché à savoir si l'homéopathie était efficace, ils ont seulement tenté de discréditer les études qui concluent à son efficacité. Malheureusement, cet article montre à quel point, sous des apparences scientifiques, on peut se rendre à la conclusion à laquelle on voulait arriver au départ.
Quelle motivation ?
On peut questionner la motivation réelle de cette publication à ce moment-ci et se demander si elle ne vise pas plutôt à miner un important congrès homéopathique qui aura lieu à Londres en janvier 2006. Ce congrès portera sur l'efficacité de l'homéopathie dans le monde. Il est inspiré par rien de moins qu'un rapport imminent de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) portant sur la recherche clinique en homéopathie.
Il faut savoir que l'OMS a fait de la promotion des médecines traditionnelles, dont l'homéopathie et d'autres médecines alternatives font partie, un de ses objectifs prioritaires et déterminants pour favoriser le développement des soins de santé de qualité à la population mondiale, notamment les populations les plus pauvres.
Plus près de nous, soulignons que Santé Canada a élaboré une nouvelle réglementation sur les produits de santé naturels dans le but d'assurer aux citoyens des produits sécuritaires, de qualité et efficaces. Cette réglementation, en vigueur depuis le 1er janvier 2004, reconnaît les remèdes homéopathiques et leurs normes de preuve traditionnelles.
Et les animaux ?
Quant à la question de l'efficacité de l'homéopathie et du prétendu effet placébo, nous aimerions bien savoir comment les auteurs de l'article paru dans The Lancet et leurs collègues de la grande fraternité scientifique expliquent le succès des traitements homéopathiques sur les animaux. Par exemple, au Québec depuis quelques années, dans plus de 600 fermes, des troupeaux entiers de vaches sont soignés, avec succès, par des traitements homéopathiques, notamment pour des problèmes de mammite toxique.
Le fait est que les homéopathes guérissent, au Québec et partout dans le monde, un nombre croissant de personnes souffrant de maux de santé allant des maladies les plus bénignes aux maladies les plus graves, tant psychologiques que physiques, individuelles que collectives (épidémie).
Un exemple parmi tant d'autres est l'organisme Homéopathes sans frontières (www.hsf-France.com), qui oeuvre depuis 1984 pour soigner par l'homéopathie la population des pays les plus démunis ainsi que pour former des équipes locales à dispenser des soins homéopathiques.
Le philosophe Kant a résumé l'esprit des Lumières par son célèbre Aude sapere («Ose savoir»)! Essayons d'aller au-delà des préjugés quels qu'ils soient, même ceux qui se parent de l'auréole scientifique, afin de faire toute la lumière sur la question.
Pendant combien de temps encore le pouvoir médical et scientifique va-t-il tenter, au détriment des populations en attente de soins de santé à leur portée, d'empêcher l'homéopathie d'émerger comme une véritable médecine de notre temps? Il s'agit d'une médecine écologique par excellence puisque l'harmonie entre l'être humain et son environnement est au coeur même de cette thérapeutique.
Aude sapere!
Dans son éditorial, qui porte sur l'homéopathie et sur cet article en particulier, The Lancet cite le philosophe Emmanuel Kant qui, dit-il, nous rappelle que nous voyons les choses non comme elles sont mais comme nous sommes. Or cette mise en garde de Kant, les auteurs de l'article du Lancet ont oublié de se la faire à eux-mêmes.
D'entrée de jeu, ils affirment: «Nous avons supposé que les effets observés de l'homéopathie dans des expériences avec contrôle placébo pouvaient être expliqués par une combinaison de déficiences méthodologiques et de comptes rendus tendancieux» (traduction libre).
En effet, ils n'ont pas cherché à savoir si l'homéopathie était efficace, ils ont seulement tenté de discréditer les études qui concluent à son efficacité. Malheureusement, cet article montre à quel point, sous des apparences scientifiques, on peut se rendre à la conclusion à laquelle on voulait arriver au départ.
Quelle motivation ?
On peut questionner la motivation réelle de cette publication à ce moment-ci et se demander si elle ne vise pas plutôt à miner un important congrès homéopathique qui aura lieu à Londres en janvier 2006. Ce congrès portera sur l'efficacité de l'homéopathie dans le monde. Il est inspiré par rien de moins qu'un rapport imminent de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) portant sur la recherche clinique en homéopathie.
Il faut savoir que l'OMS a fait de la promotion des médecines traditionnelles, dont l'homéopathie et d'autres médecines alternatives font partie, un de ses objectifs prioritaires et déterminants pour favoriser le développement des soins de santé de qualité à la population mondiale, notamment les populations les plus pauvres.
Plus près de nous, soulignons que Santé Canada a élaboré une nouvelle réglementation sur les produits de santé naturels dans le but d'assurer aux citoyens des produits sécuritaires, de qualité et efficaces. Cette réglementation, en vigueur depuis le 1er janvier 2004, reconnaît les remèdes homéopathiques et leurs normes de preuve traditionnelles.
Et les animaux ?
Quant à la question de l'efficacité de l'homéopathie et du prétendu effet placébo, nous aimerions bien savoir comment les auteurs de l'article paru dans The Lancet et leurs collègues de la grande fraternité scientifique expliquent le succès des traitements homéopathiques sur les animaux. Par exemple, au Québec depuis quelques années, dans plus de 600 fermes, des troupeaux entiers de vaches sont soignés, avec succès, par des traitements homéopathiques, notamment pour des problèmes de mammite toxique.
Le fait est que les homéopathes guérissent, au Québec et partout dans le monde, un nombre croissant de personnes souffrant de maux de santé allant des maladies les plus bénignes aux maladies les plus graves, tant psychologiques que physiques, individuelles que collectives (épidémie).
Un exemple parmi tant d'autres est l'organisme Homéopathes sans frontières (www.hsf-France.com), qui oeuvre depuis 1984 pour soigner par l'homéopathie la population des pays les plus démunis ainsi que pour former des équipes locales à dispenser des soins homéopathiques.
Le philosophe Kant a résumé l'esprit des Lumières par son célèbre Aude sapere («Ose savoir»)! Essayons d'aller au-delà des préjugés quels qu'ils soient, même ceux qui se parent de l'auréole scientifique, afin de faire toute la lumière sur la question.
Pendant combien de temps encore le pouvoir médical et scientifique va-t-il tenter, au détriment des populations en attente de soins de santé à leur portée, d'empêcher l'homéopathie d'émerger comme une véritable médecine de notre temps? Il s'agit d'une médecine écologique par excellence puisque l'harmonie entre l'être humain et son environnement est au coeur même de cette thérapeutique.
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