Chantal Renaud aurait-elle pu empêcher Bernard Landry de démissionner?
7 septembre 2005
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Chantal Renaud n'a pu parler à Bernard Landry dans l'heure qui a précédé sa démission-surprise du Parti québécois, le soir du 4 juin. Elle tenait pourtant à ce qu'il reste. Et si elle avait pu le faire, le destin aurait pu basculer, admet aujourd'hui M. Landry.
Si elle avait pu lui dire de demeurer en poste, «j'aurais pu prendre la nuit pour réfléchir», a reconnu M. Landry en entrevue à l'animateur Claude Charron, dans une émission diffusée hier soir à TVA, Charron rencontre Landry.
M. Charron, un ancien ministre péquiste sous René Lévesque, a pu rencontrer l'ancien chef du Parti québécois chez lui, en partie aux côtés de sa conjointe Chantal Renaud.
M. Landry nie catégoriquement avoir agi par impulsivité, ce soir de juin, contrairement à ce que plusieurs observateurs ont dit ou écrit.
Il relate que ses plus proches collaborateurs ont su ou senti environ une heure avant le résultat du vote que M. Landry ne remporterait pas celui-ci haut la main, comme il l'espérait. Ils ne lui ont pas dit tout de suite, ce qui fait qu'il a eu peu de temps pour s'y préparer.
Néanmoins, il a choisi de partir, après avoir obtenu l'appui de 76 % des délégués au congrès du Parti québécois.
Encore aujourd'hui, il affirme être parti «dans l'intérêt supérieur du Québec» et non par intérêt personnel. «Si je restais, c'était pour faire l'indépendance du Québec» et, pour ce faire, il fallait que le parti soit à plein derrière lui. «Théoriquement, j'aurais pu rester avec 76 %.» Cinq de ses plus proches collaborateurs ont cru aussi que c'était la bonne décision qu'il avait prise.
Chantal Renaud, elle, voulait qu'il reste. «J'aurais dit "par pitié, reste là avec 76 %. Ne pars pas"», relate-t-elle. Mais elle n'a pu lui parler. Le destin aurait donc pu basculer et Landry rester, si elle avait pu se confier à lui. Malgré tout, M. Landry affirme ne pas nourrir aujourd'hui de rancune.
«Les regrets sont stériles. Même s'ils veulent s'imposer, je les repousse», dira-t-il. Il souligne que même René Lévesque, «le dieu du Parti québécois» a eu 80 % d'appui à une certaine époque.
Il affirme que dans les heures et les jours qui ont suivi, les pressions se sont faites constantes sur lui. Même des délégués péquistes qui avaient voté contre son leadership, «plusieurs» même, seraient venus lui dire «on n'a pas voté pour toi parce qu'on ne voulait pas que tu sois trop fort», rapporte M. Landry. Il souligne que même des feux de forêt en région ont empêché des délégués en sa faveur de venir voter.
Et ensuite, le chef du Bloc québécois Gilles Duceppe l'a appelé pour lui demander de rester, puis François Legault, Louise Harel et d'autres, des présidents de comté, des militants, puis une pétition qui circulait sur Internet.
Les pressions étaient très fortes, assure-t-il, et elles lui ont «compliqué la vie». D'habitude, quand on quitte, les gens ne poussent pas pour qu'on revienne, prend-il soin de souligner.
Il affirme ne pas avoir pleuré ce soir-là, bien qu'il admette «une immense peine», lui qui a consacré des décennies à promouvoir la cause.
Il dit aussi avoir choisi de ne pas se lancer dans la course à sa propre succession, «par loyauté» envers ses collègues qui courageusement se sont lancés dans la course, après que lui ait démissionné.
Et maintenant que la course à sa succession est bien enclenchée, il n'a pas l'intention de prendre position publiquement en faveur d'un candidat, afin de ne pas abuser de son pouvoir, dit-il.
Mais il a déjà choisi son candidat à la direction du PQ. Et ce n'est d'ailleurs pas le même que Chantal Renaud.
M. Landry reviendra à l'enseignement, à l'Université du Québec à Montréal où il est professeur agrégé.
Si elle avait pu lui dire de demeurer en poste, «j'aurais pu prendre la nuit pour réfléchir», a reconnu M. Landry en entrevue à l'animateur Claude Charron, dans une émission diffusée hier soir à TVA, Charron rencontre Landry.
M. Charron, un ancien ministre péquiste sous René Lévesque, a pu rencontrer l'ancien chef du Parti québécois chez lui, en partie aux côtés de sa conjointe Chantal Renaud.
M. Landry nie catégoriquement avoir agi par impulsivité, ce soir de juin, contrairement à ce que plusieurs observateurs ont dit ou écrit.
Il relate que ses plus proches collaborateurs ont su ou senti environ une heure avant le résultat du vote que M. Landry ne remporterait pas celui-ci haut la main, comme il l'espérait. Ils ne lui ont pas dit tout de suite, ce qui fait qu'il a eu peu de temps pour s'y préparer.
Néanmoins, il a choisi de partir, après avoir obtenu l'appui de 76 % des délégués au congrès du Parti québécois.
Encore aujourd'hui, il affirme être parti «dans l'intérêt supérieur du Québec» et non par intérêt personnel. «Si je restais, c'était pour faire l'indépendance du Québec» et, pour ce faire, il fallait que le parti soit à plein derrière lui. «Théoriquement, j'aurais pu rester avec 76 %.» Cinq de ses plus proches collaborateurs ont cru aussi que c'était la bonne décision qu'il avait prise.
Chantal Renaud, elle, voulait qu'il reste. «J'aurais dit "par pitié, reste là avec 76 %. Ne pars pas"», relate-t-elle. Mais elle n'a pu lui parler. Le destin aurait donc pu basculer et Landry rester, si elle avait pu se confier à lui. Malgré tout, M. Landry affirme ne pas nourrir aujourd'hui de rancune.
«Les regrets sont stériles. Même s'ils veulent s'imposer, je les repousse», dira-t-il. Il souligne que même René Lévesque, «le dieu du Parti québécois» a eu 80 % d'appui à une certaine époque.
Il affirme que dans les heures et les jours qui ont suivi, les pressions se sont faites constantes sur lui. Même des délégués péquistes qui avaient voté contre son leadership, «plusieurs» même, seraient venus lui dire «on n'a pas voté pour toi parce qu'on ne voulait pas que tu sois trop fort», rapporte M. Landry. Il souligne que même des feux de forêt en région ont empêché des délégués en sa faveur de venir voter.
Et ensuite, le chef du Bloc québécois Gilles Duceppe l'a appelé pour lui demander de rester, puis François Legault, Louise Harel et d'autres, des présidents de comté, des militants, puis une pétition qui circulait sur Internet.
Les pressions étaient très fortes, assure-t-il, et elles lui ont «compliqué la vie». D'habitude, quand on quitte, les gens ne poussent pas pour qu'on revienne, prend-il soin de souligner.
Il affirme ne pas avoir pleuré ce soir-là, bien qu'il admette «une immense peine», lui qui a consacré des décennies à promouvoir la cause.
Il dit aussi avoir choisi de ne pas se lancer dans la course à sa propre succession, «par loyauté» envers ses collègues qui courageusement se sont lancés dans la course, après que lui ait démissionné.
Et maintenant que la course à sa succession est bien enclenchée, il n'a pas l'intention de prendre position publiquement en faveur d'un candidat, afin de ne pas abuser de son pouvoir, dit-il.
Mais il a déjà choisi son candidat à la direction du PQ. Et ce n'est d'ailleurs pas le même que Chantal Renaud.
M. Landry reviendra à l'enseignement, à l'Université du Québec à Montréal où il est professeur agrégé.








