La Nouvelle-Orléans dans l’oeil du cyclone
Photo : Agence Reuters
Tous les habitants de La Nouvelle-Orléans ont reçu l’ordre hier d’évacuer la grande métropole de Louisiane menacée par un très puissant cyclone, Katrina, qui pourrait provoquer des dégâts catastrophiques. Sans attendre l’ordre annoncé dans
La Nouvelle-Orléans — Après avoir fait neuf morts dans le sud de la Floride, le puissant ouragan Katrina se rapprochait hier soir des côtes de la Louisiane, où il était attendu ce matin. Devant la puissance de l’ouragan et la menace de vagues de plus de 8 mètres, le maire de la Nouvelle-Orléans a ordonné hier l’évacuation immédiate de la ville de 485 000 habitants et, pour ceux qui étaient dans l’impossibilité de partir, fait ouvrir dix abris.
«C’est un événement qu’on ne voit qu’une fois dans sa vie», a déclaré le maire Ray Nagin. «La ville de la Nouvelle-Orléans n’a jamais vu un ouragan de cette puissance la frapper directement.»
Avec des vents à 257 km/h et des pointes à 282 km/h, l’ouragan Katrina est classé dans la catégorie 5 (la plus élevée) de l’échelle Saffir-Simpson.
La Nouvelle-Orléans devait être directement touchée à l’aube aujourd’hui pour la première fois depuis 40 ans. Les prévisionnistes ont averti que le Mississippi et l’Alabama étaient aussi menacés, des vents violents étant relevés jusqu’à 169 km de l’oeil de l’ouragan.
Par sa puissance, Katrina pourrait aussi provoquer le déferlement de vagues de 8 mètres et jusqu’à 38 centimètres de précipitations. Certaines estimations indiquent que 60 à 80 % des maisons de la ville pourraient être détruites par les vents. Selon des simulations du centre des ouragans de l’Université d’État de la Louisiane, de vastes secteurs de la ville pourraient se retrouver sous 10 m d’eau dès demain.
Dans le French Quarter, l’eau pourrait monter jusqu’à 6 m.
Hier, les autoroutes de l’État et de celui du Mississippi étaient bondées d’automobilistes fuyant devant la tempête. Sur deux des plus importants ces axes, toutes les voies ont été réservées à la circulation en direction du nord.
«Il est rare que les ouragans maintiennent des vents aussi forts pendant longtemps, a noté le spécialiste Richard Pasch du Centre national des ouragans, à Miami. Cependant, nous ne voyons aucun facteur de grande échelle qui pourrait entraîner un affaiblissement substantiel du système et on s’attend à ce que l’ouragan soit de catégorie 4 ou 5 lorsqu’il touchera la côte.»
Seuls trois ouragans de catégorie 5 ont frappé les États-Unis: celui de 1935 avait fait 600 morts, notamment dans l’archipel des Keys (Floride); Camille avait dévasté la côte du Mississippi et tué 256 personnes en 1969; Andrew avait balayé le sud de la Floride en 1992 en laissant derrière lui 43 morts. «En intensité, Katrina est comparable à l’ouragan Camille de 1969 [...] mais en plus grand», a affirmé Richard Pasch.
Après avoir fait neuf morts dans le sud de la Floride et traversé le golfe du Mexique, Katrina devrait revenir sur le continent américain ce matin. Des ordres d’évacuation ont été pris tout le long de la côte du Mississippi. Les habitants de certaines îles de l’ouest de la Floride et de plusieurs villes côtières de l’Alabama ont été invités à gagner les terres.
Hier soir, les premières rafales accompagnées d’averses et d’éclairs ont touché la Nouvelle-Orléans.
«J’ai vraiment peur. J’ai connu des ouragans avant, mais celui-ci me terrifie», a confié Linda Young, une habitante de 38 ans faisant le plein à une station-service de La Nouvelle-Orléans avant de prendre la route. «Je crois que tout le monde doit partir.»
La ville, dont la grande région urbaine compte 1,4 million d’habitants, est située sous le niveau de la mer. Des digues la protègent des eaux du lac Pontchartrain, du fleuve Mississippi et des marais qui l’entourent. En temps normal, l’eau est pompée et rejetée en dehors de la ville. Or l’ouragan pourrait couper l’électricité qui alimente les pompes.
Tous les vols au départ de La Nouvelle-Orléans ont été annulés. Les touristes et les quelque 100 000 habitants se trouvant dans l’impossibilité de quitter la ville devaient gagner l’un des dix abris ouverts à cet effet. Le Superdome, qui figure parmi eux, a accueilli entre 25 000 et 35 000 personnes dans la journée d’hier. Des invalides en déambulateur ou des malades avec des bouteilles d’oxygène sont arrivés dès 8h. Le maire a demandé aux gens se réfugiant dans ces abris d’apporter de la nourriture pour tenir trois à cinq jours.
Le président américain a exhorté les habitants des zones concernées à obéir aux ordres d’évacuation. «On ne peut pas souligner assez le danger que cet ouragan représente pour les communautés de la côte du golfe» du Mexique, a déclaré George W. Bush depuis son ranch de Crawford, au Texas. «Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour aider les gens affectés par cette tempête.» Il a décrété l’état d’urgence en Louisiane samedi et au Mississippi hier, «afin que les agences fédérales puissent coordonner les secours avec les autorités régionales et locales», a-t-il expliqué.
Katrina représente aussi une «mauvaise nouvelle pour les consommateurs», a prévenu Peter Beutel, spécialiste du pétrole à New Canaan, dans le Connecticut. L’ouragan a en effet provoqué la suspension de la production en mer d’au moins un million de barils de pétrole par jour et menace le raffinage et l’importation autour de la Nouvelle-Orléans, selon lui. L’analyste s’attend à ce que le baril de brut atteigne les 70 dollars aujourd’hui ou demain.
Dan McTeague, secrétaire parlementaire pour les Canadiens à l’étranger, a affirmé hier que si des Canadiens voyageaient dans le secteur où l’ouragan se dirige, le gouvernement fédéral n’était pas en mesure d’évaluer combien s’y trouvaient. Il a indiqué que les Canadiens pouvaient contacter les Affaires étrangères au 1-800-387-3124 ou encore à frais virés au 613-996-8888.
«C’est un événement qu’on ne voit qu’une fois dans sa vie», a déclaré le maire Ray Nagin. «La ville de la Nouvelle-Orléans n’a jamais vu un ouragan de cette puissance la frapper directement.»
Avec des vents à 257 km/h et des pointes à 282 km/h, l’ouragan Katrina est classé dans la catégorie 5 (la plus élevée) de l’échelle Saffir-Simpson.
La Nouvelle-Orléans devait être directement touchée à l’aube aujourd’hui pour la première fois depuis 40 ans. Les prévisionnistes ont averti que le Mississippi et l’Alabama étaient aussi menacés, des vents violents étant relevés jusqu’à 169 km de l’oeil de l’ouragan.
Par sa puissance, Katrina pourrait aussi provoquer le déferlement de vagues de 8 mètres et jusqu’à 38 centimètres de précipitations. Certaines estimations indiquent que 60 à 80 % des maisons de la ville pourraient être détruites par les vents. Selon des simulations du centre des ouragans de l’Université d’État de la Louisiane, de vastes secteurs de la ville pourraient se retrouver sous 10 m d’eau dès demain.
Dans le French Quarter, l’eau pourrait monter jusqu’à 6 m.
Hier, les autoroutes de l’État et de celui du Mississippi étaient bondées d’automobilistes fuyant devant la tempête. Sur deux des plus importants ces axes, toutes les voies ont été réservées à la circulation en direction du nord.
«Il est rare que les ouragans maintiennent des vents aussi forts pendant longtemps, a noté le spécialiste Richard Pasch du Centre national des ouragans, à Miami. Cependant, nous ne voyons aucun facteur de grande échelle qui pourrait entraîner un affaiblissement substantiel du système et on s’attend à ce que l’ouragan soit de catégorie 4 ou 5 lorsqu’il touchera la côte.»
Seuls trois ouragans de catégorie 5 ont frappé les États-Unis: celui de 1935 avait fait 600 morts, notamment dans l’archipel des Keys (Floride); Camille avait dévasté la côte du Mississippi et tué 256 personnes en 1969; Andrew avait balayé le sud de la Floride en 1992 en laissant derrière lui 43 morts. «En intensité, Katrina est comparable à l’ouragan Camille de 1969 [...] mais en plus grand», a affirmé Richard Pasch.
Après avoir fait neuf morts dans le sud de la Floride et traversé le golfe du Mexique, Katrina devrait revenir sur le continent américain ce matin. Des ordres d’évacuation ont été pris tout le long de la côte du Mississippi. Les habitants de certaines îles de l’ouest de la Floride et de plusieurs villes côtières de l’Alabama ont été invités à gagner les terres.
Hier soir, les premières rafales accompagnées d’averses et d’éclairs ont touché la Nouvelle-Orléans.
«J’ai vraiment peur. J’ai connu des ouragans avant, mais celui-ci me terrifie», a confié Linda Young, une habitante de 38 ans faisant le plein à une station-service de La Nouvelle-Orléans avant de prendre la route. «Je crois que tout le monde doit partir.»
La ville, dont la grande région urbaine compte 1,4 million d’habitants, est située sous le niveau de la mer. Des digues la protègent des eaux du lac Pontchartrain, du fleuve Mississippi et des marais qui l’entourent. En temps normal, l’eau est pompée et rejetée en dehors de la ville. Or l’ouragan pourrait couper l’électricité qui alimente les pompes.
Tous les vols au départ de La Nouvelle-Orléans ont été annulés. Les touristes et les quelque 100 000 habitants se trouvant dans l’impossibilité de quitter la ville devaient gagner l’un des dix abris ouverts à cet effet. Le Superdome, qui figure parmi eux, a accueilli entre 25 000 et 35 000 personnes dans la journée d’hier. Des invalides en déambulateur ou des malades avec des bouteilles d’oxygène sont arrivés dès 8h. Le maire a demandé aux gens se réfugiant dans ces abris d’apporter de la nourriture pour tenir trois à cinq jours.
Le président américain a exhorté les habitants des zones concernées à obéir aux ordres d’évacuation. «On ne peut pas souligner assez le danger que cet ouragan représente pour les communautés de la côte du golfe» du Mexique, a déclaré George W. Bush depuis son ranch de Crawford, au Texas. «Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour aider les gens affectés par cette tempête.» Il a décrété l’état d’urgence en Louisiane samedi et au Mississippi hier, «afin que les agences fédérales puissent coordonner les secours avec les autorités régionales et locales», a-t-il expliqué.
Katrina représente aussi une «mauvaise nouvelle pour les consommateurs», a prévenu Peter Beutel, spécialiste du pétrole à New Canaan, dans le Connecticut. L’ouragan a en effet provoqué la suspension de la production en mer d’au moins un million de barils de pétrole par jour et menace le raffinage et l’importation autour de la Nouvelle-Orléans, selon lui. L’analyste s’attend à ce que le baril de brut atteigne les 70 dollars aujourd’hui ou demain.
Dan McTeague, secrétaire parlementaire pour les Canadiens à l’étranger, a affirmé hier que si des Canadiens voyageaient dans le secteur où l’ouragan se dirige, le gouvernement fédéral n’était pas en mesure d’évaluer combien s’y trouvaient. Il a indiqué que les Canadiens pouvaient contacter les Affaires étrangères au 1-800-387-3124 ou encore à frais virés au 613-996-8888.
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