L'horreur à nos portes
Benoît Descôteaux - Montréal, le 3 septembre 2002
11 septembre 2002
Ce matin du 11 septembre 2001, j'entrais dans le cabinet de mon médecin. Je le connais depuis des années. Jamais je ne l'avais vu si bouleversé, si troublé. Il m'a bien parlé de nombreux morts. Je n'ai pas tellement porté attention à ses propos. Ma préoccupation à moi était ce pourquoi je me présentais à lui.
Revenu à mon auto, j'apprenais à la radio le drame des attentats terroristes aux États-Unis. Saisi, je constatais que l'horreur était à nos portes, chez nos voisins. C'est là que j'ai compris l'attitude de mon médecin. J'ai regretté alors de ne pas m'être intéressé à ses propos. Mais comment aurai-je pu m'imaginer un tel drame? Un an après celui-ci, j'ai peine à y croire et j'en suis encore bouleversé.
Bouleversé devant des milliers de vies fauchées si brutalement, si instantanément, bouleversé devant la fragilité d'un pays si puissant, bouleversé et attristé de constater que des humains en arrivent à réserver un tel sort à d'autres humains. Jamais on n'a pu dans le passé et jamais on ne pourra dans l'avenir justifier des actes aussi barbares.
Vraiment, qui que nous soyons, où que nous soyons, nous ne sommes à l'abri de rien. Nous souvenir du 11 septembre 2001, c'est prendre à nouveau conscience de notre fragilité personnelle et de notre fragilité collective. C'est surtout vivre à plein le moment présent, le seul, semble-t-il, sur lequel nous avons un certain contrôle.
Revenu à mon auto, j'apprenais à la radio le drame des attentats terroristes aux États-Unis. Saisi, je constatais que l'horreur était à nos portes, chez nos voisins. C'est là que j'ai compris l'attitude de mon médecin. J'ai regretté alors de ne pas m'être intéressé à ses propos. Mais comment aurai-je pu m'imaginer un tel drame? Un an après celui-ci, j'ai peine à y croire et j'en suis encore bouleversé.
Bouleversé devant des milliers de vies fauchées si brutalement, si instantanément, bouleversé devant la fragilité d'un pays si puissant, bouleversé et attristé de constater que des humains en arrivent à réserver un tel sort à d'autres humains. Jamais on n'a pu dans le passé et jamais on ne pourra dans l'avenir justifier des actes aussi barbares.
Vraiment, qui que nous soyons, où que nous soyons, nous ne sommes à l'abri de rien. Nous souvenir du 11 septembre 2001, c'est prendre à nouveau conscience de notre fragilité personnelle et de notre fragilité collective. C'est surtout vivre à plein le moment présent, le seul, semble-t-il, sur lequel nous avons un certain contrôle.
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