Lettres: Les affaires Jean et Roux
Pierre Godard - Sainte-Julie, le 18 août 2005
24 août 2005
Mme Jean et son mari étaient sans aucun doute souverainistes en 1993, en dépit des dénégations officielles. Mais quel est le problème?, disent certains.
Une personne a bien le droit de changer d'idée. Ils ont «évolué», voilà tout. Souvenons-nous de l'affaire Jean-Louis Roux. Nommé lieutenant-gouverneur de la province de Québec en 1996, il fut contraint de démissionner à cause d'un geste d'allure antisémite (une simple blague?) survenu dans sa jeunesse. Or il était évident que ce comédien, au moment de sa nomination, était connu pour ses idées libérales (et antinationalistes) et ne pouvait d'aucune manière être accusé d'antisémitisme. Il avait changé d'opinion depuis longtemps. Il n'en fut pas moins obligé de démissionner car, pour occuper un tel poste, semblait-il, il fallait un passé sans le moindre accroc.
Une personne a bien le droit de changer d'idée. Ils ont «évolué», voilà tout. Souvenons-nous de l'affaire Jean-Louis Roux. Nommé lieutenant-gouverneur de la province de Québec en 1996, il fut contraint de démissionner à cause d'un geste d'allure antisémite (une simple blague?) survenu dans sa jeunesse. Or il était évident que ce comédien, au moment de sa nomination, était connu pour ses idées libérales (et antinationalistes) et ne pouvait d'aucune manière être accusé d'antisémitisme. Il avait changé d'opinion depuis longtemps. Il n'en fut pas moins obligé de démissionner car, pour occuper un tel poste, semblait-il, il fallait un passé sans le moindre accroc.
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