Lettres: On va rater le train!
Luc Beauchemin - montréal
10 août 2005
La récente montée du prix de l'essence à la pompe suscite la colère des automobilistes, mais personnellement, je préfère espérer que les prix finiront par modifier un tant soit peu nos habitudes de Nord-Américains trop dépendants de la voiture. Ce qui cloche toutefois c'est l'inaction de nos gouvernements dans le transport de passagers par train. Ne serait-il pas logique que le gouvernement fédéral profite de la situation afin d'investir davantage dans la société Via Rail? En instaurant un horaire plus flexible avec des départs plus fréquents et des prix plus démocratiques, en rénovant certaines lignes désaffectées afin d'offrir de nouvelles destinations, le train pourrait enfin redevenir une option intéressante capable de rivaliser avec l'automobile.
Il n'y a sûrement pas un moment plus opportun et propice pour tenter de fidéliser et attirer une nouvelle clientèle, mais on nous propose plutôt un réseau qui accuse de plus en plus de retards, qui n'offre que quatre voyages quotidiens Montréal-Québec et qui ne permet même pas de rejoindre les grandes villes du Québec telles Sherbrooke et Trois-Rivières ni des destinations touristiques aussi importantes que Charlevoix et l'Estrie. Or, le gouvernement fédéral, pourtant lié par le protocole de Kyoto, continue de favoriser les industries pétrolière et automobile. Sommes-nous donc incapables, comme société, de reconnaître qu'il est urgent d'agir et de favoriser les moyens de transport en commun? C'est à se demander si le gouvernement fédéral n'aurait pas oublié comment dépenser dans ses propres champs de compétence.
Il n'y a sûrement pas un moment plus opportun et propice pour tenter de fidéliser et attirer une nouvelle clientèle, mais on nous propose plutôt un réseau qui accuse de plus en plus de retards, qui n'offre que quatre voyages quotidiens Montréal-Québec et qui ne permet même pas de rejoindre les grandes villes du Québec telles Sherbrooke et Trois-Rivières ni des destinations touristiques aussi importantes que Charlevoix et l'Estrie. Or, le gouvernement fédéral, pourtant lié par le protocole de Kyoto, continue de favoriser les industries pétrolière et automobile. Sommes-nous donc incapables, comme société, de reconnaître qu'il est urgent d'agir et de favoriser les moyens de transport en commun? C'est à se demander si le gouvernement fédéral n'aurait pas oublié comment dépenser dans ses propres champs de compétence.
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