Lettres: À propos du «gouverneur général»
Jean-Marc Léger - Montréal
10 août 2005
Comment ne pas s'étonner qu'un pays qui se prétend souverain persiste à avoir à sa tête un «gouverneur général», expression qui a toujours traduit un état de sujétion, qui caractérise une colonie.
Quand le gouvernement fédéral se rendra-t-il compte du caractère anachronique et peu flatteur de cette appellation? Quand aura-t-il le courage d'en changer et saura-t-il manifester un minimum d'inventivité? Pour moi, cela m'indiffère puisque mon pays, c'est le Québec, mais je suis triste pour ce pays voisin et ami qu'est le Canada.
D'autre part, il appert que le prochain gouverneur général sera encore une femme: on ne saurait qu'applaudir. Toutefois, je rappellerai que la première femme à accéder à cette fonction fut Mme Jeanne Sauvé. Or, cette grande dame, cultivée, maîtrisait parfaitement sa langue. Et elle avait décidé avec raison qu'on devait l'appeler «Madame le gouverneur général».
Ses cartons d'invitation et son papier à lettre reprenaient cette appellation. Voilà une éloquente leçon de féminisme bien compris. Nos médias, en particulier, devraient la retenir.
Quand le gouvernement fédéral se rendra-t-il compte du caractère anachronique et peu flatteur de cette appellation? Quand aura-t-il le courage d'en changer et saura-t-il manifester un minimum d'inventivité? Pour moi, cela m'indiffère puisque mon pays, c'est le Québec, mais je suis triste pour ce pays voisin et ami qu'est le Canada.
D'autre part, il appert que le prochain gouverneur général sera encore une femme: on ne saurait qu'applaudir. Toutefois, je rappellerai que la première femme à accéder à cette fonction fut Mme Jeanne Sauvé. Or, cette grande dame, cultivée, maîtrisait parfaitement sa langue. Et elle avait décidé avec raison qu'on devait l'appeler «Madame le gouverneur général».
Ses cartons d'invitation et son papier à lettre reprenaient cette appellation. Voilà une éloquente leçon de féminisme bien compris. Nos médias, en particulier, devraient la retenir.
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