Lettres: Dans la ferme à Mathurin
Bernard Chartier - Agronome, Saint-Henri-de-Lévis, le 5 août 2005
9 août 2005
Parce que tout le monde est capable de faire la différence entre une vache et un porc, chacun s'imagine qu'il connaît l'agriculture et qu'il peut donner une opinion sensée sur le sujet. L'agriculture et l'agronomie sont des sciences complexes et les journalistes ne sont pas qualifiés pour porter là-dessus des jugements péremptoires.
M. Deglise, dans une série d'articles, a constaté et pleuré sur l'éventuelle disparition de certaines races d'animaux de ferme. Et l'éditorialiste du Devoir, Josée Boileau, en remet en qualifiant les artisans et les professionnels de l'agriculture québécoise d'ignorants. Ceux qui ont vécu l'agriculture des années 1940 et 1950 ne versent pas dans une telle nostalgie. La disparition des «vaches à thé», des cochons usines à suif et des poules qui chantaient plus souvent qu'elles ne pondaient n'est pas le résultat d'un complot ourdi par les experts agricoles, mais la conséquence logique de la science et de l'évolution. Les dinosaures, les aurochs et les mammouths sont disparus et personne ne songe en à blâmer l'humanité.
Si Mme Boileau se fie aux Daniel Pinard et autres Laure Waridel, ces suppôts du bio, pour se former une opinion rurale intelligente, elle fréquente la mauvaise école. L'UPA, l'université et les agronomes sont de bien meilleures sources de vérité et de science.
M. Deglise, dans une série d'articles, a constaté et pleuré sur l'éventuelle disparition de certaines races d'animaux de ferme. Et l'éditorialiste du Devoir, Josée Boileau, en remet en qualifiant les artisans et les professionnels de l'agriculture québécoise d'ignorants. Ceux qui ont vécu l'agriculture des années 1940 et 1950 ne versent pas dans une telle nostalgie. La disparition des «vaches à thé», des cochons usines à suif et des poules qui chantaient plus souvent qu'elles ne pondaient n'est pas le résultat d'un complot ourdi par les experts agricoles, mais la conséquence logique de la science et de l'évolution. Les dinosaures, les aurochs et les mammouths sont disparus et personne ne songe en à blâmer l'humanité.
Si Mme Boileau se fie aux Daniel Pinard et autres Laure Waridel, ces suppôts du bio, pour se former une opinion rurale intelligente, elle fréquente la mauvaise école. L'UPA, l'université et les agronomes sont de bien meilleures sources de vérité et de science.
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