Lettres: Qualité du service de transport en commun
Gilles Teasdale - Montréal, juillet 2005
29 juillet 2005
Le transport en commun agonise à Montréal, et c'est le dernier des soucis d'à peu près tout le monde, mis à part quelques utopistes qui croient encore aux vertus de ce mode de déplacement collectif.
Claude Dauphin et Pierre Vandelac, respectivement président du conseil d'administration de la STM et directeur général de cette même société, ont annoncé la semaine dernière que certains autobus circulant sur des voies importantes seraient bientôt équipés du nec plus ultra en terme de gadget électronique, coûtant des centaines de milliers de dollars, qui permettra d'accélérer le passage des dits autobus en diminuant la durée d'immobilisation des véhicules aux feux rouges. Pincez-moi quelqu'un, je rêve!
Je rêve du jour ou les membres du conseil d'administration de la STM comprendront que le problème le plus pressant à régler est d'abord et avant tout celui de la qualité des services. Au lieu d'investir de l'argent, à mon avis en pure perte, dans ces technologies discutables, ne pourrait-on pas améliorer plutôt, et Dieu sait que ce ne serait pas un luxe, la fréquence de passage des autobus et des rames de métro?
Depuis le 19 juin dernier, depuis que les étudiants sont en vacances, la STM sabre à tour de bras dans le service. Saviez-vous, par exemple, que sur la ligne bleue du métro (entre les stations Saint-Michel et Snowdon), il n'y a plus que trois wagons qui circulent aux heures de pointe. Vous avez bien lu: trois wagons, alors que les stations de cette ligne, comme celles des autres lignes d'ailleurs, ont été conçues pour en accueillir huit. Et qu'on ne vienne surtout pas me dire que l'affluence ne justifie pas plus de service. J'invite les administrateurs de la STM à utiliser le métro, sur cette ligne, aux heures de pointe. Ils pourront alors constater de visu à quel point les usagers sont littéralement entassés.
Claude Dauphin et Pierre Vandelac, respectivement président du conseil d'administration de la STM et directeur général de cette même société, ont annoncé la semaine dernière que certains autobus circulant sur des voies importantes seraient bientôt équipés du nec plus ultra en terme de gadget électronique, coûtant des centaines de milliers de dollars, qui permettra d'accélérer le passage des dits autobus en diminuant la durée d'immobilisation des véhicules aux feux rouges. Pincez-moi quelqu'un, je rêve!
Je rêve du jour ou les membres du conseil d'administration de la STM comprendront que le problème le plus pressant à régler est d'abord et avant tout celui de la qualité des services. Au lieu d'investir de l'argent, à mon avis en pure perte, dans ces technologies discutables, ne pourrait-on pas améliorer plutôt, et Dieu sait que ce ne serait pas un luxe, la fréquence de passage des autobus et des rames de métro?
Depuis le 19 juin dernier, depuis que les étudiants sont en vacances, la STM sabre à tour de bras dans le service. Saviez-vous, par exemple, que sur la ligne bleue du métro (entre les stations Saint-Michel et Snowdon), il n'y a plus que trois wagons qui circulent aux heures de pointe. Vous avez bien lu: trois wagons, alors que les stations de cette ligne, comme celles des autres lignes d'ailleurs, ont été conçues pour en accueillir huit. Et qu'on ne vienne surtout pas me dire que l'affluence ne justifie pas plus de service. J'invite les administrateurs de la STM à utiliser le métro, sur cette ligne, aux heures de pointe. Ils pourront alors constater de visu à quel point les usagers sont littéralement entassés.
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