Publication du rapport Ménard - Un défi de solidarité
Jean-Marie Dumesnil - Président du Regroupement provincial des comités des usagers et membre du Comité sur la pérennité du système de santé et de services sociaux
29 juillet 2005
J'ai eu le privilège de siéger au Comité sur la pérennité du système de santé et de services sociaux. Le rapport Ménard est loin d'être un rapport «bâclé», comme le prétendent les représentants syndicaux qui siégeaient au comité. Il ne s'agit pas d'un rapport alarmiste mais plutôt d'un rapport réaliste qui offre des pistes de solutions qui méritent d'être considérées avec ouverture et transparence.
Les discussions qui ont eu lieu au cours des nombreuses rencontres ont été animées et parfois même difficiles, pour ne pas dire corsées, et chacun a eu l'occasion de s'exprimer. La participation des membres du comité se devait d'être avant tout une contribution personnelle à partir de nos connaissances et de notre vécu.
Il apparaît évident que la pierre angulaire de l'efficacité même du système de santé pour les prochaines années, en ce qui concerne les aînés, est le maintien à domicile. Il y a deux éléments qui doivent nous interpeller et qui ne demandent pas d'investissements financiers: le bénévolat et l'implication des familles.
L'isolement et la solitude des personnes âgées en perte d'autonomie qui souhaitent demeurer à domicile le plus longtemps possible et dont la seule visite est souvent une infirmière ou une préposée du CLSC, sont des réalités que l'on ne peut ignorer. Trop souvent, des personnes âgées en perte d'autonomie doivent quitter à contrecoeur leur domicile pour être transférées dans un CHSLD parce qu'il n'y a personne d'autre que les CLSC pour assurer leur suivi, répondre à leurs besoins quotidiens et combler leur solitude.
Miser sur le bénévolat
Il existe déjà des programmes de visites à domicile ofert par les CLSC, ou par des organismes comme les Petits Frères des pauvres, mais cela est nettement insuffisant, et comme le plan d'action vise à maintenir le maximum de personnes âgées à domicile le plus longtemps possible, il y aurait lieu d'explorer tout l'aspect du bénévolat. Il y a de plus en plus de personnes en bonne santé qui prennent leur retraite et qui ne demandent pas mieux que de s'investir bénévolement dans la communauté. Pourquoi ne pas y avoir recours?
Le bénévole, par des visites régulières, peut déceler des problèmes, que ce soit de santé, d'hygiène, de services ou autres, et faire le lien avec les CLSC et, souvent, c'est ce qui peut faire la différence et permettre de s'assurer que la personne puisse continuer de demeurer à domicile.
Les familles ont également des responsabilités envers leurs parents mais, malheureusement, plusieurs d'entre elles, pour différentes mauvaises raisons, ne sont pas ou sont très peu disponibles, laissant la société les prendre en charge. Elles préfèrent voir leurs parents placés le plus tôt possible dans des CHSLD, alors qu'avec du soutien familial, les parents auraient pu prolonger, et parfois de façon significative, le maintien à domicile.
Malgré les mesures qui seront prises pour valoriser les aidants naturels, il y aura toujours un trop grand nombre de personnes âgées laissées à elles-mêmes par les familles et nul doute qu'il y aurait lieu de songer à une campagne de sensibilisation.
À mon humble avis, le bénévolat et l'implication des familles sont deux éléments incontournables qui peuvent devenir un apport important à l'équité intergénérationnelle. L'avenir du système de santé et de services sociaux représente un défi de solidarité qui doit nous interpeller en tant que citoyens.
Les discussions qui ont eu lieu au cours des nombreuses rencontres ont été animées et parfois même difficiles, pour ne pas dire corsées, et chacun a eu l'occasion de s'exprimer. La participation des membres du comité se devait d'être avant tout une contribution personnelle à partir de nos connaissances et de notre vécu.
Il apparaît évident que la pierre angulaire de l'efficacité même du système de santé pour les prochaines années, en ce qui concerne les aînés, est le maintien à domicile. Il y a deux éléments qui doivent nous interpeller et qui ne demandent pas d'investissements financiers: le bénévolat et l'implication des familles.
L'isolement et la solitude des personnes âgées en perte d'autonomie qui souhaitent demeurer à domicile le plus longtemps possible et dont la seule visite est souvent une infirmière ou une préposée du CLSC, sont des réalités que l'on ne peut ignorer. Trop souvent, des personnes âgées en perte d'autonomie doivent quitter à contrecoeur leur domicile pour être transférées dans un CHSLD parce qu'il n'y a personne d'autre que les CLSC pour assurer leur suivi, répondre à leurs besoins quotidiens et combler leur solitude.
Miser sur le bénévolat
Il existe déjà des programmes de visites à domicile ofert par les CLSC, ou par des organismes comme les Petits Frères des pauvres, mais cela est nettement insuffisant, et comme le plan d'action vise à maintenir le maximum de personnes âgées à domicile le plus longtemps possible, il y aurait lieu d'explorer tout l'aspect du bénévolat. Il y a de plus en plus de personnes en bonne santé qui prennent leur retraite et qui ne demandent pas mieux que de s'investir bénévolement dans la communauté. Pourquoi ne pas y avoir recours?
Le bénévole, par des visites régulières, peut déceler des problèmes, que ce soit de santé, d'hygiène, de services ou autres, et faire le lien avec les CLSC et, souvent, c'est ce qui peut faire la différence et permettre de s'assurer que la personne puisse continuer de demeurer à domicile.
Les familles ont également des responsabilités envers leurs parents mais, malheureusement, plusieurs d'entre elles, pour différentes mauvaises raisons, ne sont pas ou sont très peu disponibles, laissant la société les prendre en charge. Elles préfèrent voir leurs parents placés le plus tôt possible dans des CHSLD, alors qu'avec du soutien familial, les parents auraient pu prolonger, et parfois de façon significative, le maintien à domicile.
Malgré les mesures qui seront prises pour valoriser les aidants naturels, il y aura toujours un trop grand nombre de personnes âgées laissées à elles-mêmes par les familles et nul doute qu'il y aurait lieu de songer à une campagne de sensibilisation.
À mon humble avis, le bénévolat et l'implication des familles sont deux éléments incontournables qui peuvent devenir un apport important à l'équité intergénérationnelle. L'avenir du système de santé et de services sociaux représente un défi de solidarité qui doit nous interpeller en tant que citoyens.
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