Landry s'engagera à tenir un référendum d'ici 2005
Dans un «discours important», le premier ministre Bernard Landry s'engagera samedi devant les militants du Parti québécois à tenir un référendum sur la souveraineté d'ici 2005 si son gouvernement est réélu.
C'est ce qu'a révélé hier le ministre délégué aux Affaires intergouvernementales canadiennes, Jean-Pierre Charbonneau, à la sortie du conseil des ministres. «Il y a une logique implacable», a fait valoir M. Charbonneau.
Le premier ministre s'est donné comme objectif que le Québec participe au prochain Sommet des Amériques à Buenos Aires en 2005 en tant que pays souverain, a rappelé le ministre. Il en découle logiquement qu'il y aura un prochain référendum d'ici 2005 et que le PQ en prendra l'engagement lors de la prochaine élection générale, a-t-il laissé savoir. «C'est comme deux et deux font quatre», a-t-il dit.
Au conseil des ministres, on est toutefois divisé sur cet engagement référendaire. Mais pour M. Charbonneau, le PQ a le choix entre se présenter devant la population tel qu'il est ou d'insister uniquement sur son bilan de gouvernement. À son avis, il faut d'ailleurs «distinguer le projet de faire un pays et le projet de gouverner le Québec tel qu'il est».
Au cabinet du premier ministre, on indique que le discours de M. Landry samedi portera sur l'ensemble du plan d'action gouvernemental axé tant sur la création d'emplois que sur la souveraineté. On s'est refusé à préciser quel serait son engagement quant à la tenue d'un référendum au cours d'un prochain mandat.
Bon nombre de militants péquistes réclament un plan d'action précis et un échéancier pour la réalisation de la souveraineté. Parmi les propositions qui seront débattues lors du conseil national en fin de semaine, quatre d'entre elles visent à stimuler l'action militante en vue de l'accession à la souveraineté. Le Comité national des jeunes (CNJ) réclame que la plate-forme électorale du parti comprenne «un plan d'action concernant la tenue d'un référendum sur la souveraineté lors du prochain mandat», tandis que l'association péquiste de la circonscription de Louis-Hébert — représentée par Paul Bégin — souhaite que ce référendum se tienne dans les deux ans suivant la réélection du PQ.
Lors du dernier conseil des ministres spécial au Manoir Richelieu il y a deux semaines, le ministre de la Justice, Paul Bégin, avait plaidé pour qu'un échéancier précis soit établi pour la tenue du prochain référendum. Mais M. Landry avait refusé de prendre cet engagement: un référendum ne sera tenu que si le gouvernement a la «certitude morale» qu'il va le gagner. «Nous ne prendrons aucun risque avec le destin national du Québec», avait tranché le premier ministre.
Mais ce que le gouvernement Landry risque en se cantonnant dans le flou quant à l'option souverainiste, c'est la démobilisation des militants du Parti québécois.
Dans un document d'une vingtaine de pages, l'association péquiste du comté de Bertrand souligne que le PQ «a les deux bras pris dans le tordeur». Elle y va d'une série de propositions détaillées pour sortir le parti du marasme. Elle accuse le parti de n'avoir rien fait depuis 1998 pour promouvoir la souveraineté. «On sent une grande démobilisation dans cette clientèle porteuse du projet de souveraineté», ce qui explique, selon l'association péquiste, que le PQ ne recueille plus que 25 % des intentions de vote, soit bien moins que les 40 % d'appuis à la souveraineté. «Ce serait, selon nous, une grave erreur de dire qu'il faut gouverner d'ici à la prochaine élection sans faire de vagues», écrivent les militants péquistes de Bertrand.
Selon Jean-Pierre Charbonneau, la situation est bien différente aujourd'hui de ce qu'elle était lors des élections générales de 1998. À l'époque des fameuses «conditions gagnantes», il ne s'était pas écoulé assez de temps après le référendum de 1995, estime-t-il. Aujourd'hui, «le temps a fait son oeuvre et la prochaine élection peut ouvrir un espace de possibilités politiques qui n'étaient pas là peu de temps après un référendum», a-t-il expliqué.
C'est ce qu'a révélé hier le ministre délégué aux Affaires intergouvernementales canadiennes, Jean-Pierre Charbonneau, à la sortie du conseil des ministres. «Il y a une logique implacable», a fait valoir M. Charbonneau.
Le premier ministre s'est donné comme objectif que le Québec participe au prochain Sommet des Amériques à Buenos Aires en 2005 en tant que pays souverain, a rappelé le ministre. Il en découle logiquement qu'il y aura un prochain référendum d'ici 2005 et que le PQ en prendra l'engagement lors de la prochaine élection générale, a-t-il laissé savoir. «C'est comme deux et deux font quatre», a-t-il dit.
Au conseil des ministres, on est toutefois divisé sur cet engagement référendaire. Mais pour M. Charbonneau, le PQ a le choix entre se présenter devant la population tel qu'il est ou d'insister uniquement sur son bilan de gouvernement. À son avis, il faut d'ailleurs «distinguer le projet de faire un pays et le projet de gouverner le Québec tel qu'il est».
Au cabinet du premier ministre, on indique que le discours de M. Landry samedi portera sur l'ensemble du plan d'action gouvernemental axé tant sur la création d'emplois que sur la souveraineté. On s'est refusé à préciser quel serait son engagement quant à la tenue d'un référendum au cours d'un prochain mandat.
Bon nombre de militants péquistes réclament un plan d'action précis et un échéancier pour la réalisation de la souveraineté. Parmi les propositions qui seront débattues lors du conseil national en fin de semaine, quatre d'entre elles visent à stimuler l'action militante en vue de l'accession à la souveraineté. Le Comité national des jeunes (CNJ) réclame que la plate-forme électorale du parti comprenne «un plan d'action concernant la tenue d'un référendum sur la souveraineté lors du prochain mandat», tandis que l'association péquiste de la circonscription de Louis-Hébert — représentée par Paul Bégin — souhaite que ce référendum se tienne dans les deux ans suivant la réélection du PQ.
Lors du dernier conseil des ministres spécial au Manoir Richelieu il y a deux semaines, le ministre de la Justice, Paul Bégin, avait plaidé pour qu'un échéancier précis soit établi pour la tenue du prochain référendum. Mais M. Landry avait refusé de prendre cet engagement: un référendum ne sera tenu que si le gouvernement a la «certitude morale» qu'il va le gagner. «Nous ne prendrons aucun risque avec le destin national du Québec», avait tranché le premier ministre.
Mais ce que le gouvernement Landry risque en se cantonnant dans le flou quant à l'option souverainiste, c'est la démobilisation des militants du Parti québécois.
Dans un document d'une vingtaine de pages, l'association péquiste du comté de Bertrand souligne que le PQ «a les deux bras pris dans le tordeur». Elle y va d'une série de propositions détaillées pour sortir le parti du marasme. Elle accuse le parti de n'avoir rien fait depuis 1998 pour promouvoir la souveraineté. «On sent une grande démobilisation dans cette clientèle porteuse du projet de souveraineté», ce qui explique, selon l'association péquiste, que le PQ ne recueille plus que 25 % des intentions de vote, soit bien moins que les 40 % d'appuis à la souveraineté. «Ce serait, selon nous, une grave erreur de dire qu'il faut gouverner d'ici à la prochaine élection sans faire de vagues», écrivent les militants péquistes de Bertrand.
Selon Jean-Pierre Charbonneau, la situation est bien différente aujourd'hui de ce qu'elle était lors des élections générales de 1998. À l'époque des fameuses «conditions gagnantes», il ne s'était pas écoulé assez de temps après le référendum de 1995, estime-t-il. Aujourd'hui, «le temps a fait son oeuvre et la prochaine élection peut ouvrir un espace de possibilités politiques qui n'étaient pas là peu de temps après un référendum», a-t-il expliqué.
Haut de la page

