Victoire des alliés d'Hariri au Liban nord
Photo : Agence France-Presse
Des partisanes de la candidate de la coalition anti-syrienne Nayla Maawad criaient des slogans, hier, à Tripoli, tandis que se déroulait la dernière phase du scrutin législatif au Liban. Pour la première fois depuis la guerre civile de 1975-90, le P
Tripoli, Liban — Le député Saad Hariri a proclamé la victoire de ses alliés dans le scrutin législatif hier au Liban nord, un succès qui devrait donner à l'opposition anti-syrienne la majorité au premier Parlement élu depuis le retrait des forces de Damas fin avril.
«Les résultats quasi définitifs montrent que le peuple a dit son mot. Il a dit qu'il voulait le changement, et c'est ce que nous demandons», a déclaré le fils de l'ex-premier ministre assassiné Rafic Hariri.
«Un changement au Parlement était inéluctable», a-t-il dit, en faisant référence à l'assassinat de son père et à la manifestation du 14 mars qui avait rassemblé à Beyrouth plus d'un million de Libanais, chrétiens et musulmans.
Les manifestants réclamaient le départ des troupes syriennes, qui ont achevé leur retrait le 26 avril, mettant ainsi fin à 29 ans de présence militaire au pays du Cèdre.
«Nous nous dirigeons vers une victoire totale de nos listes», a pour sa part déclaré Boutros Harb, candidat chrétien sur les listes parrainées par Saad Hariri, se basant sur des résultats partiels fournis par son camp.
Si ces résultats sont confirmés, la coalition anti-syrienne obtiendra une majorité dans le nouveau Parlement de 128 sièges, jusqu'à présent dominé par des députés pro-syriens. Les chiffres définitifs de ce vote, auquel ont participé environ 700 000 électeurs, devraient être connus aujourd'hui.
Selon un décompte non officiel des suffrages dans le nord du Liban, l'alliance à dominante musulmane menée par Saad Hariri obtient la totalité des 28 derniers sièges à pourvoir, que briguaient 100 candidats.
La coalition de M. Hariri, 35 ans, a besoin de 21 des 28 sièges du Liban nord pour obtenir cette majorité. Lors des trois premières étapes du scrutin, ses alliés et lui ont obtenu 44 sièges, la coalition chiite Amal-Hezbollah 35, et le général Aoun et ses alliés pro-syriens 21.
La victoire de cette alliance signifie que l'assemblée libanaise, qui compte 128 sièges, aura une majorité hostile à l'influence syrienne pour la première fois depuis la guerre civile de 1975-90.
Dans le camp adverse, l'ancien ministre et député sortant pro-syrien Soleimane Frangié, chef d'un clan traditionnel maronite du Liban nord, a reconnu la défaite de sa liste.
«Même si nous avons perdu, nous sommes les vrais représentants» des localités chrétiennes du Liban nord, a déclaré M. Frangié, allié du général Michel Aoun.
«Si je suis le seul à être élu de ma liste, je présenterai ma démission au Parlement», a-t-il ajouté.
Le général Aoun, élu le 12 juin, a de son côté exclu toute alliance avec la coalition de Saad Hariri au sein du futur Parlement et s'est clairement positionné dans les rangs de l'opposition.
«Il y a un problème de confiance entre eux et moi, entre le peuple libanais et eux. Il y a des divergences fondamentales sur les valeurs», a-t-il dit.
M. Aoun a notamment accusé ses adversaires d'avoir utilisé des moyens illégaux, comme «l'achat de voix», durant la dernière étape de la campagne.
Le général Aoun, 70 ans, qui a remporté une importante victoire dans des circonscriptions à majorité chrétienne, s'impose cependant comme une figure incontournable dans le nouveau paysage politique.
Selon les estimations officielles, le taux de participation dans la quatrième et dernière étape des législatives d'hier s'est élevé à 48 %, contre 40 % lors du dernier scrutin de 2000.
Deux heures avant la fermeture du scrutin à 18h locales, M. Hariri a appelé les électeurs à voter en masse à Tripoli, principale ville sunnite du nord.
«La bataille est décisive, c'est une bataille pour le changement. Si vous ne votez pas, je ne pourrai rien changer», a-t-il dit dans une intervention télévisée.
Le premier ministre Nagib Miqati, qui a voté à Tripoli, a affirmé qu'il n'y avait pas eu «d'intervention syrienne pour influencer le vote des électeurs», comme le soutient Washington.
Les élections avaient commencé à Beyrouth, le 29 mai, avant de se poursuivre dans le sud, le Metn et la Békaa. Des observateurs envoyés par l'Union européenne ont surveillé le déroulement du scrutin et doivent rendre leur verdict aujourd'hui. C'est la première fois au Liban que des élections sont suivies sur place par des observateurs internationaux.
Les bureaux de vote sur lesquels s'étalent les affiches de campagne des candidats étaient soumis hier à une sécurité renforcée. Les candidats se sont accusés mutuellement de tentatives d'intimidation et d'achat de voix.
Quelle que soit l'issue du vote, les alliances incertaines qui se sont nouées ont de grandes chances de se fissurer une fois les résultats connus.
Les vainqueurs devront en outre se pencher sur des questions épineuses, comme celle du devenir du président pro-syrien Emile Lahoud ou encore le désarmement du Hezbollah, réclamé par la communauté internationale.
«Les résultats quasi définitifs montrent que le peuple a dit son mot. Il a dit qu'il voulait le changement, et c'est ce que nous demandons», a déclaré le fils de l'ex-premier ministre assassiné Rafic Hariri.
«Un changement au Parlement était inéluctable», a-t-il dit, en faisant référence à l'assassinat de son père et à la manifestation du 14 mars qui avait rassemblé à Beyrouth plus d'un million de Libanais, chrétiens et musulmans.
Les manifestants réclamaient le départ des troupes syriennes, qui ont achevé leur retrait le 26 avril, mettant ainsi fin à 29 ans de présence militaire au pays du Cèdre.
«Nous nous dirigeons vers une victoire totale de nos listes», a pour sa part déclaré Boutros Harb, candidat chrétien sur les listes parrainées par Saad Hariri, se basant sur des résultats partiels fournis par son camp.
Si ces résultats sont confirmés, la coalition anti-syrienne obtiendra une majorité dans le nouveau Parlement de 128 sièges, jusqu'à présent dominé par des députés pro-syriens. Les chiffres définitifs de ce vote, auquel ont participé environ 700 000 électeurs, devraient être connus aujourd'hui.
Selon un décompte non officiel des suffrages dans le nord du Liban, l'alliance à dominante musulmane menée par Saad Hariri obtient la totalité des 28 derniers sièges à pourvoir, que briguaient 100 candidats.
La coalition de M. Hariri, 35 ans, a besoin de 21 des 28 sièges du Liban nord pour obtenir cette majorité. Lors des trois premières étapes du scrutin, ses alliés et lui ont obtenu 44 sièges, la coalition chiite Amal-Hezbollah 35, et le général Aoun et ses alliés pro-syriens 21.
La victoire de cette alliance signifie que l'assemblée libanaise, qui compte 128 sièges, aura une majorité hostile à l'influence syrienne pour la première fois depuis la guerre civile de 1975-90.
Dans le camp adverse, l'ancien ministre et député sortant pro-syrien Soleimane Frangié, chef d'un clan traditionnel maronite du Liban nord, a reconnu la défaite de sa liste.
«Même si nous avons perdu, nous sommes les vrais représentants» des localités chrétiennes du Liban nord, a déclaré M. Frangié, allié du général Michel Aoun.
«Si je suis le seul à être élu de ma liste, je présenterai ma démission au Parlement», a-t-il ajouté.
Le général Aoun, élu le 12 juin, a de son côté exclu toute alliance avec la coalition de Saad Hariri au sein du futur Parlement et s'est clairement positionné dans les rangs de l'opposition.
«Il y a un problème de confiance entre eux et moi, entre le peuple libanais et eux. Il y a des divergences fondamentales sur les valeurs», a-t-il dit.
M. Aoun a notamment accusé ses adversaires d'avoir utilisé des moyens illégaux, comme «l'achat de voix», durant la dernière étape de la campagne.
Le général Aoun, 70 ans, qui a remporté une importante victoire dans des circonscriptions à majorité chrétienne, s'impose cependant comme une figure incontournable dans le nouveau paysage politique.
Selon les estimations officielles, le taux de participation dans la quatrième et dernière étape des législatives d'hier s'est élevé à 48 %, contre 40 % lors du dernier scrutin de 2000.
Deux heures avant la fermeture du scrutin à 18h locales, M. Hariri a appelé les électeurs à voter en masse à Tripoli, principale ville sunnite du nord.
«La bataille est décisive, c'est une bataille pour le changement. Si vous ne votez pas, je ne pourrai rien changer», a-t-il dit dans une intervention télévisée.
Le premier ministre Nagib Miqati, qui a voté à Tripoli, a affirmé qu'il n'y avait pas eu «d'intervention syrienne pour influencer le vote des électeurs», comme le soutient Washington.
Les élections avaient commencé à Beyrouth, le 29 mai, avant de se poursuivre dans le sud, le Metn et la Békaa. Des observateurs envoyés par l'Union européenne ont surveillé le déroulement du scrutin et doivent rendre leur verdict aujourd'hui. C'est la première fois au Liban que des élections sont suivies sur place par des observateurs internationaux.
Les bureaux de vote sur lesquels s'étalent les affiches de campagne des candidats étaient soumis hier à une sécurité renforcée. Les candidats se sont accusés mutuellement de tentatives d'intimidation et d'achat de voix.
Quelle que soit l'issue du vote, les alliances incertaines qui se sont nouées ont de grandes chances de se fissurer une fois les résultats connus.
Les vainqueurs devront en outre se pencher sur des questions épineuses, comme celle du devenir du président pro-syrien Emile Lahoud ou encore le désarmement du Hezbollah, réclamé par la communauté internationale.
- » hariri
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