Charest n'exclut pas la tenue d'élections précipitées
Québec — Le premier ministre Jean Charest n'a pas écarté hier la possibilité de déclencher des élections précipitées avant la fin de la présente année tout en invitant son parti et ses députés à se préparer à toute éventualité.
Le climat d'incertitude créé par la démission du chef du Parti québécois, Bernard Landry, et par la course à sa succession ne pourrait-il pas apparaître, aux yeux M. Charest, comme une «fenêtre d'opportunité» pour qu'il déclenche des élections générales à la fin de l'année?, lui a suggéré un journaliste lors de la conférence de presse tenue pour présenter le bilan de la session parlementaire qui a pris fin hier. «Le changement devient ce qu'il y a de permanent en politique, et les partis politiques, dans un environnement comme ça, doivent se préparer pour tous les scénarios, puis c'est ce qu'on fait chez nous», a répondu le premier ministre.
Il reste encore trois ans au mandat de cinq ans de son gouvernement, a rappelé M. Charest. «Mais sait-on jamais ce qui peut arriver? Et la prudence élémentaire, c'est d'être prêt pour tous les scénarios», a-t-il dit dans sa réponse surprenante. «Il faudra être prêt à aller en élections au moment où on pense que la population du Québec sera prête à poser un choix», a-t-il affirmé.
«Je veux que le parti puis le caucus soient vigilants et qu'on puisse se préparer à tous les scénarios», a renchéri M. Charest en commentant la possibilité d'un déclenchement rapide.
Le Parti libéral du Québec entend recruter en septembre un responsable de la rédaction de son programme en vue de la prochaine campagne électorale, a-t-on appris hier. Mais la rédaction de ce nouveau programme électoral est un processus qui s'étend sur un an, voire un an et demi, et le document doit être soumis aux membres, a-t-on mentionné. Des élections d'ici la fin de l'année sont des plus improbables, estime-t-on. Par fair-play, les libéraux doivent de toute façon attendre l'élection du prochain chef du PQ le 15 novembre prochain, et le temps manquerait pour se lancer en campagne électorale en vue d'un scrutin qui ne serait pas trop près de Noël. En revanche, on commence à penser au bilan que le gouvernement Charest devra présenter aux électeurs.
Malgré les sommets d'impopularité dont il est l'objet à l'heure actuelle, Jean Charest assure qu'il sera chef du PLQ lors de la prochaine campagne électorale. On a souvent écrit sa «nécrologie politique» et il occupe pourtant le poste de premier ministre du Québec, a-t-il répété. «En politique, il y a des cycles», a-t-il dit, commentant le fait que des supputations circulent à propos de son leadership. M. Charest a encore le goût de se battre. «J'aime bien, au sens le plus noble du terme, l'idée de la bataille politique», a-t-il dit.
En faisant son bilan de la session, la chef de l'opposition officielle, Louise Harel, a suggéré aux libéraux d'envisager de changer de chef, comme le fera le PQ. «Ils auraient peut-être intérêt également, eux-mêmes, à ouvrir une telle période de succession», a-t-elle dit.
C'est un fait indéniable que Jean Charest est «un boulet» pour son parti, estime Mme Harel. «À l'évidence même, M, Charest n'est pas apprécié par la population. À l'évidence même, M. Charest a tout promis et il était prêt à tout abandonner.»
De son côté, le chef de l'Action démocratique du Québec, Mario Dumont, sans doute le critique le plus virulent du leadership de M. Charest, ne veut aucunement envisager son départ. «Le premier ministre, dans la réalité, il est là pour rester. Il n'y a personne qui peut tasser un premier ministre en fonction, à moins que lui-même décide de quitter», a-t-il dit.
Pourtant, M. Dumont n'a pas mâché ses mots hier pour déplorer l'absence de leadership de l'actuel premier ministre. M. Charest «a rompu le lien de confiance avec la population». Depuis le début de l'année, «on est passés d'un gouvernement impopulaire à un premier ministre, un chef, dont l'autorité et le leadership ont été minés». Jean Charest est «un chef en incapacité d'agir comme un leader», juge M. Dumont.
Toutefois, le premier ministre peut se ressaisir, et c'est le rôle de l'opposition de le pousser à le faire, estime le chef adéquiste.
Pour faire son bilan de fin de session, Jean Charest était entouré de ses principaux ministres: le vice-premier ministre et leader parlementaire, Jacques Dupuis, la présidente du Conseil du trésor, Monique Jérôme-Forget, le ministre de la Santé et des Services sociaux, Philippe Couillard, et la ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale, Michelle Courchesne. Après une longue présentation des réalisations de son gouvernement faite à l'aide de projections, M. Charest a répondu aux questions des journalistes sur les négociations dans le secteur public, notamment, sur les suites à donner au jugement de la Cour suprême sur le système de santé et sur le budget fédéral qui venait tout juste d'être adopté par la Chambre des communes.
Dans les négociations avec ses employés, le gouvernement ne démord pas de son cadre financier de 12,6 % pour six ans, ou 2 % par année en moyenne, ce qui comprend le règlement de l'équité salariale, ont confirmé tant M. Charest que Mme Jérôme-Forget, ce qui s'applique aussi aux éducatrices des centres de la petite enfance.
Le climat d'incertitude créé par la démission du chef du Parti québécois, Bernard Landry, et par la course à sa succession ne pourrait-il pas apparaître, aux yeux M. Charest, comme une «fenêtre d'opportunité» pour qu'il déclenche des élections générales à la fin de l'année?, lui a suggéré un journaliste lors de la conférence de presse tenue pour présenter le bilan de la session parlementaire qui a pris fin hier. «Le changement devient ce qu'il y a de permanent en politique, et les partis politiques, dans un environnement comme ça, doivent se préparer pour tous les scénarios, puis c'est ce qu'on fait chez nous», a répondu le premier ministre.
Il reste encore trois ans au mandat de cinq ans de son gouvernement, a rappelé M. Charest. «Mais sait-on jamais ce qui peut arriver? Et la prudence élémentaire, c'est d'être prêt pour tous les scénarios», a-t-il dit dans sa réponse surprenante. «Il faudra être prêt à aller en élections au moment où on pense que la population du Québec sera prête à poser un choix», a-t-il affirmé.
«Je veux que le parti puis le caucus soient vigilants et qu'on puisse se préparer à tous les scénarios», a renchéri M. Charest en commentant la possibilité d'un déclenchement rapide.
Le Parti libéral du Québec entend recruter en septembre un responsable de la rédaction de son programme en vue de la prochaine campagne électorale, a-t-on appris hier. Mais la rédaction de ce nouveau programme électoral est un processus qui s'étend sur un an, voire un an et demi, et le document doit être soumis aux membres, a-t-on mentionné. Des élections d'ici la fin de l'année sont des plus improbables, estime-t-on. Par fair-play, les libéraux doivent de toute façon attendre l'élection du prochain chef du PQ le 15 novembre prochain, et le temps manquerait pour se lancer en campagne électorale en vue d'un scrutin qui ne serait pas trop près de Noël. En revanche, on commence à penser au bilan que le gouvernement Charest devra présenter aux électeurs.
Malgré les sommets d'impopularité dont il est l'objet à l'heure actuelle, Jean Charest assure qu'il sera chef du PLQ lors de la prochaine campagne électorale. On a souvent écrit sa «nécrologie politique» et il occupe pourtant le poste de premier ministre du Québec, a-t-il répété. «En politique, il y a des cycles», a-t-il dit, commentant le fait que des supputations circulent à propos de son leadership. M. Charest a encore le goût de se battre. «J'aime bien, au sens le plus noble du terme, l'idée de la bataille politique», a-t-il dit.
En faisant son bilan de la session, la chef de l'opposition officielle, Louise Harel, a suggéré aux libéraux d'envisager de changer de chef, comme le fera le PQ. «Ils auraient peut-être intérêt également, eux-mêmes, à ouvrir une telle période de succession», a-t-elle dit.
C'est un fait indéniable que Jean Charest est «un boulet» pour son parti, estime Mme Harel. «À l'évidence même, M, Charest n'est pas apprécié par la population. À l'évidence même, M. Charest a tout promis et il était prêt à tout abandonner.»
De son côté, le chef de l'Action démocratique du Québec, Mario Dumont, sans doute le critique le plus virulent du leadership de M. Charest, ne veut aucunement envisager son départ. «Le premier ministre, dans la réalité, il est là pour rester. Il n'y a personne qui peut tasser un premier ministre en fonction, à moins que lui-même décide de quitter», a-t-il dit.
Pourtant, M. Dumont n'a pas mâché ses mots hier pour déplorer l'absence de leadership de l'actuel premier ministre. M. Charest «a rompu le lien de confiance avec la population». Depuis le début de l'année, «on est passés d'un gouvernement impopulaire à un premier ministre, un chef, dont l'autorité et le leadership ont été minés». Jean Charest est «un chef en incapacité d'agir comme un leader», juge M. Dumont.
Toutefois, le premier ministre peut se ressaisir, et c'est le rôle de l'opposition de le pousser à le faire, estime le chef adéquiste.
Pour faire son bilan de fin de session, Jean Charest était entouré de ses principaux ministres: le vice-premier ministre et leader parlementaire, Jacques Dupuis, la présidente du Conseil du trésor, Monique Jérôme-Forget, le ministre de la Santé et des Services sociaux, Philippe Couillard, et la ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale, Michelle Courchesne. Après une longue présentation des réalisations de son gouvernement faite à l'aide de projections, M. Charest a répondu aux questions des journalistes sur les négociations dans le secteur public, notamment, sur les suites à donner au jugement de la Cour suprême sur le système de santé et sur le budget fédéral qui venait tout juste d'être adopté par la Chambre des communes.
Dans les négociations avec ses employés, le gouvernement ne démord pas de son cadre financier de 12,6 % pour six ans, ou 2 % par année en moyenne, ce qui comprend le règlement de l'équité salariale, ont confirmé tant M. Charest que Mme Jérôme-Forget, ce qui s'applique aussi aux éducatrices des centres de la petite enfance.
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