Lettres: Un courant pas si marginal
Hugo Vaillancourt - Le 14 juin 2005
17 juin 2005
En réponse au texte de Jocelyn Létourneau paru dans Le Devoir du 14 juin 2005
Mais pour qui vous prenez-vous, M. Létourneau, pour demander que «les adeptes de la pensée radicale [...] soient respectueusement écartés de la détermination des politiques et stratégies du PQ»? Les «radicaux» n'ont pas le droit de participer au débat démocratique dans une société? Sachez, M. Létourneau, que bien que leurs positions puissent vous déplaire, l'apport des radicaux a toujours été essentiel à l'évolution d'un regroupement et d'une société.
Les radicaux, étant en rupture avec l'axiome idéologique dominant, amènent des idées forçant constamment l'establishment et les gens plus modérés à se remettre en question. Les idées sont comme les êtres vivants: si elles sont bien adaptées au contexte, si elles répondent à des besoins, elles sont en mesure de s'épandre et de prospérer.
Si un aspect du discours radical est séduisant pour les «modérés», s'il commence à prendre pied et à sortir de la marginalité, c'est que, de toute évidence, l'idéologie dominante commence à créer des insatisfactions au sein de sa base.
En général, l'establishment rétablit alors sa force en assimilant une partie du discours radical, ce qui fait évoluer ses valeurs et ses stratégies; s'il s'obstine à ne pas le faire et que le mécontentement se propage, l'axiome idéologique principal finit par s'écrouler et un autre vient le remplacer.
Ce sont les délégués du Parti québécois en congrès qui votent démocratiquement sur les orientations du programme du parti. Ce sont ses membres qui choisissent leur chef, démocratiquement encore une fois. Si le courant radical passe, c'est qu'il n'est pas aussi marginal que vous le croyez.
Mais pour qui vous prenez-vous, M. Létourneau, pour demander que «les adeptes de la pensée radicale [...] soient respectueusement écartés de la détermination des politiques et stratégies du PQ»? Les «radicaux» n'ont pas le droit de participer au débat démocratique dans une société? Sachez, M. Létourneau, que bien que leurs positions puissent vous déplaire, l'apport des radicaux a toujours été essentiel à l'évolution d'un regroupement et d'une société.
Les radicaux, étant en rupture avec l'axiome idéologique dominant, amènent des idées forçant constamment l'establishment et les gens plus modérés à se remettre en question. Les idées sont comme les êtres vivants: si elles sont bien adaptées au contexte, si elles répondent à des besoins, elles sont en mesure de s'épandre et de prospérer.
Si un aspect du discours radical est séduisant pour les «modérés», s'il commence à prendre pied et à sortir de la marginalité, c'est que, de toute évidence, l'idéologie dominante commence à créer des insatisfactions au sein de sa base.
En général, l'establishment rétablit alors sa force en assimilant une partie du discours radical, ce qui fait évoluer ses valeurs et ses stratégies; s'il s'obstine à ne pas le faire et que le mécontentement se propage, l'axiome idéologique principal finit par s'écrouler et un autre vient le remplacer.
Ce sont les délégués du Parti québécois en congrès qui votent démocratiquement sur les orientations du programme du parti. Ce sont ses membres qui choisissent leur chef, démocratiquement encore une fois. Si le courant radical passe, c'est qu'il n'est pas aussi marginal que vous le croyez.
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