Lettres: Démagogie libérale
Jules Hébert - Montréal, le 21 mai 2005
7 avril 2010 09h54
Depuis quelques mois, les «ténors» libéraux tentent de ramener les souverainistes à l’ordre en alléguant que, bien heureusement pour nous, les valeurs libérales ont écrasé la montée du nationalisme québécois. À coups d’éditoriaux et de discours au Parlement, certains libéraux fédéraux se comportent comme à l’époque de la Grande Noirceur: ils promettent de l’argent conditionnellement et formulent des menaces à l’endroit des «séparatistes». Peut-être ont-ils oublié qu’en ce moment, leur tête est sur la sellette pour la pire histoire de corruption depuis la Confédération et qu’ils sont aussi les ingénieurs d’à peu près toutes les impasses dans les négociations Québec-Ottawa depuis plus de 25 ans!
Je trouve intéressant de lire la lettre de Pierre Pettigrew, publiée le 20 mai dernier dans Le Devoir, dans laquelle il nous invite à fêter la défaite référendaire de 1980 et, du même coup, la victoire de l’adoption de la Charte des droits et libertés deux ans plus tard. Les libéraux nous vantent les merveilles de cette charte adoptée dans le dos des Québécois deux ans après que Pierre Elliott Trudeau eut annoncé que voter NON au référendum signifiait un OUI au changement! Ils omettent de nous dire que le compromis qui a été fait en ce qui concerne la charte touche l’adoption de l’article 33, qui permet de déroger aux articles nos 2 et 7 à 15 de la Charte (liberté d’expression, d’association, de religion [...], droit à la vie, droit à un procès juste et équitable, droit à l’égalité, bref, la plupart des droits fondamentaux), et que ce compromis a été fait entre les neuf autres provinces et le fédéral. Quel changement positif pour les Québécois!
Après une série d’accusations de fraude, ces extraordinaires démagogues, croyant se ranger dans la vague du nouveau Star Wars, essaient de faire des liens entre les séparatistes et le côté obscur. Ils nous disent qu’une alliance formelle et permanente existe entre le Bloc québécois et le Parti conservateur et que, désormais, les fédéralistes québécois devront voter pour les libéraux, même si cela requiert de se pincer le nez en le faisant puisqu’ils sont les seuls à pouvoir sauver la fédération. Malheureusement, les Québécois ne sont pas dupes. Si les libéraux fédéraux continuent d’utiliser ces méthodes frauduleuses pour garder le Québec au sein de la fédération, ils se rendront vite compte qu’ils n’auront qu’eux-mêmes à blâmer pour son départ.
Je trouve intéressant de lire la lettre de Pierre Pettigrew, publiée le 20 mai dernier dans Le Devoir, dans laquelle il nous invite à fêter la défaite référendaire de 1980 et, du même coup, la victoire de l’adoption de la Charte des droits et libertés deux ans plus tard. Les libéraux nous vantent les merveilles de cette charte adoptée dans le dos des Québécois deux ans après que Pierre Elliott Trudeau eut annoncé que voter NON au référendum signifiait un OUI au changement! Ils omettent de nous dire que le compromis qui a été fait en ce qui concerne la charte touche l’adoption de l’article 33, qui permet de déroger aux articles nos 2 et 7 à 15 de la Charte (liberté d’expression, d’association, de religion [...], droit à la vie, droit à un procès juste et équitable, droit à l’égalité, bref, la plupart des droits fondamentaux), et que ce compromis a été fait entre les neuf autres provinces et le fédéral. Quel changement positif pour les Québécois!
Après une série d’accusations de fraude, ces extraordinaires démagogues, croyant se ranger dans la vague du nouveau Star Wars, essaient de faire des liens entre les séparatistes et le côté obscur. Ils nous disent qu’une alliance formelle et permanente existe entre le Bloc québécois et le Parti conservateur et que, désormais, les fédéralistes québécois devront voter pour les libéraux, même si cela requiert de se pincer le nez en le faisant puisqu’ils sont les seuls à pouvoir sauver la fédération. Malheureusement, les Québécois ne sont pas dupes. Si les libéraux fédéraux continuent d’utiliser ces méthodes frauduleuses pour garder le Québec au sein de la fédération, ils se rendront vite compte qu’ils n’auront qu’eux-mêmes à blâmer pour son départ.
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