La Ville coupe l'herbe sous le pied des FrancoFolies
La Ville de Montréal a annoncé hier qu'elle forcerait la tenue des FrancoFolies 2007 en août et non en juin, comme le souhaite Spectra. Cette nouvelle met fin au projet des FrancoFolies de tester pour deux ans les effets de son déménagement sur les autres festivals. Le dossier semble fermé, d'autant plus que la ministre du Tourisme, Françoise Gauthier, a également tranché pour qu'en 2007 les FrancoFolies retournent dans leur enclos. Pour toute réponse, les FrancoFolies se disent inquiètes pour leur avenir.
Lors d'un point de presse à l'hôtel de ville, la responsable des dossiers de la culture et du patrimoine pour la ville, Francine Senécal, a confirmé que Montréal était contrainte de modifier l'horaire de l'été 2006. Les FrancoFolies devront alors bouger en raison de la trop grande concentration de fêtards qu'impliquera la tenue des Outgames et de Divers/Cité. Pour les mêmes questions de sécurité, cependant, la Ville recommande que les FrancoFolies retournent à leur case coutumière en 2007. De fait, dans deux ans, elle entend délivrer ses permis pour le mois d'août uniquement.
La raison de cette prise de position ferme de la Ville de Montréal est la sécurité des citoyens et des participants. Les services concernés par la gestion des événements à caractère public, dont le Service de la sécurité et des incendies, le Service de la police, Urgences Santé, les services reliés à la circulation et aux travaux publics et le Bureau des festivals, craignent tous les effets du cumul des événements fin juillet et début août de l'année prochaine. Les Outgames risquent d'attirer plus de 250 000 personnes, alors que la foule qu'attire Divers/Cité devrait frôler le million de bipèdes cette année. Avec les Francos qui elles aussi frisent le million de visiteurs, la coupe du centre-ville est plus que pleine.
La capacité d'accueil des endroits visés, au centre-ville de Montréal, ne convient pas à une telle abondance de public. Parmi les activités des Outgames, un marathon international aura lieu le 5 août 2006. L'événement prévoit également une animation continue au square Viger. En même temps, Divers/Cité monopolisera le pôle Émilie-Gamelin-Berri. La manifestation tiendra notamment son Défilé de la fierté gaie, dont la popularité est avérée.
«L'utilisation du domaine public est une responsabilité de la Ville de Montréal, a rappelé Mme Senécal. Personne d'autre ne peut prendre de décision à notre place. C'est effectivement la demande de la Ville et c'est strictement pour des questions de sécurité», précise la responsable de la culture. Mme Senécal considère que la proposition de tenir l'événement en juin en 2006 n'est pas idéale mais ajoute que la situation est «exceptionnelle».
Pour 2007, le problème est plus simple. «Les informations fournies par les divers services de la Ville nous suggèrent de tenir les FrancoFolies à leurs dates habituelles, donc en août.» Si jamais les FrancoFolies tiennent à modifier le calendrier des festivals à Montréal, «il faudra alors un consensus des différents partenaires. On souhaite maintenir l'équilibre entre tous ces festivals. Je pense à Présence autochtone» et au Festival Fringe, qui n'était pas heureux des intentions de Spectra.
Mme Senécal laisse entendre que les FrancoFolies pourront revenir à la charge dans leur demande d'occuper la case de juin, «à condition que tous les partenaires s'entendent pour un nouveau calendrier». D'ici là, la décision est catégorique. «En 2007, on ne leur accordera pas de permis en juin», confirme la responsable de la culture.
Selon Mme Senécal, il n'est pas question de tenir une grande fête la fin de semaine du Grand Prix du Canada de Formule 1. De la même façon, il n'est pas question de nuire à la Fête nationale du 23 juin. Et «entre les deux, le calendrier est trop serré», ajoute la responsable de la Ville.
La Ville a déjà fait part de la nature de sa décision à Alain Simard, directeur des FrancoFolies. Les FrancoFolies ont diffusé un communiqué à la suite de cette annonce, où les organisateurs expriment leur grande déception et «surtout leur grande inquiétude pour l'avenir de l'importante manifestation culturelle montréalaise». Elles continuent de croire que le déplacement de l'événement aurait été la solution idéale, «qui n'aurait nui à personne». Les FrancoFolies disent toutefois se rallier «de bonne grâce» à la décision des autorités.
L'équilibre à l'échelle de la province
La ministre du Tourisme, Françoise Gauthier, a également tranché hier dans ce débat. Pour la ministre, la seule exception admise est également celle de 2006. Puisque les années suivantes ne posent pas de problèmes en matière de gestion de l'espace public, le statu quo est préférable, selon l'analyse de la ministre. «On revient donc à la programmation initiale», commente-t-elle.
«Il faut régler 2006, soutient la ministre. Je ne veux pas que les FrancoFolies n'aient pas lieu en 2006. Il faudra trouver des solutions pour la façon et le temps où ils vont tenir l'événement en 2006. Il faut trouver une solution qui satisfasse l'ensemble des partenaires. Avec ma collègue Mme Beauchamp, de la Culture, on souhaite l'équilibre pour l'ensemble du Québec. Quand un événement aussi important que les FrancoFolies décide de changer sa plage-horaire, ça a un effet de jeu de quilles.»
Or la ministre du Tourisme souhaite notamment la survie des événements de moindre importance que les FrancoFolies, comme le Festival de la chanson de Tadoussac et, à Montréal, Présence autochtone. Par contre, elle n'a pas le même pouvoir d'action que la Ville de Montréal pour faire respecter son avis. Son pouvoir se limite à annuler les subventions. Par contre, elle «répète qu'il n'est pas question de travailler contre l'événement».
La ministre du Tourisme entend rencontrer Alain Simard dès le retour de ce dernier du Festival de Cannes. Cette rencontre servira à régler les questions entourant les FrancoFolies de 2006. Au bout du compte, il sera même question que l'événement puisse se tenir à un autre moment qu'en juin. «C'est vrai. Il faut en convenir ensemble», conclut la ministre.
Lors d'un point de presse à l'hôtel de ville, la responsable des dossiers de la culture et du patrimoine pour la ville, Francine Senécal, a confirmé que Montréal était contrainte de modifier l'horaire de l'été 2006. Les FrancoFolies devront alors bouger en raison de la trop grande concentration de fêtards qu'impliquera la tenue des Outgames et de Divers/Cité. Pour les mêmes questions de sécurité, cependant, la Ville recommande que les FrancoFolies retournent à leur case coutumière en 2007. De fait, dans deux ans, elle entend délivrer ses permis pour le mois d'août uniquement.
La raison de cette prise de position ferme de la Ville de Montréal est la sécurité des citoyens et des participants. Les services concernés par la gestion des événements à caractère public, dont le Service de la sécurité et des incendies, le Service de la police, Urgences Santé, les services reliés à la circulation et aux travaux publics et le Bureau des festivals, craignent tous les effets du cumul des événements fin juillet et début août de l'année prochaine. Les Outgames risquent d'attirer plus de 250 000 personnes, alors que la foule qu'attire Divers/Cité devrait frôler le million de bipèdes cette année. Avec les Francos qui elles aussi frisent le million de visiteurs, la coupe du centre-ville est plus que pleine.
La capacité d'accueil des endroits visés, au centre-ville de Montréal, ne convient pas à une telle abondance de public. Parmi les activités des Outgames, un marathon international aura lieu le 5 août 2006. L'événement prévoit également une animation continue au square Viger. En même temps, Divers/Cité monopolisera le pôle Émilie-Gamelin-Berri. La manifestation tiendra notamment son Défilé de la fierté gaie, dont la popularité est avérée.
«L'utilisation du domaine public est une responsabilité de la Ville de Montréal, a rappelé Mme Senécal. Personne d'autre ne peut prendre de décision à notre place. C'est effectivement la demande de la Ville et c'est strictement pour des questions de sécurité», précise la responsable de la culture. Mme Senécal considère que la proposition de tenir l'événement en juin en 2006 n'est pas idéale mais ajoute que la situation est «exceptionnelle».
Pour 2007, le problème est plus simple. «Les informations fournies par les divers services de la Ville nous suggèrent de tenir les FrancoFolies à leurs dates habituelles, donc en août.» Si jamais les FrancoFolies tiennent à modifier le calendrier des festivals à Montréal, «il faudra alors un consensus des différents partenaires. On souhaite maintenir l'équilibre entre tous ces festivals. Je pense à Présence autochtone» et au Festival Fringe, qui n'était pas heureux des intentions de Spectra.
Mme Senécal laisse entendre que les FrancoFolies pourront revenir à la charge dans leur demande d'occuper la case de juin, «à condition que tous les partenaires s'entendent pour un nouveau calendrier». D'ici là, la décision est catégorique. «En 2007, on ne leur accordera pas de permis en juin», confirme la responsable de la culture.
Selon Mme Senécal, il n'est pas question de tenir une grande fête la fin de semaine du Grand Prix du Canada de Formule 1. De la même façon, il n'est pas question de nuire à la Fête nationale du 23 juin. Et «entre les deux, le calendrier est trop serré», ajoute la responsable de la Ville.
La Ville a déjà fait part de la nature de sa décision à Alain Simard, directeur des FrancoFolies. Les FrancoFolies ont diffusé un communiqué à la suite de cette annonce, où les organisateurs expriment leur grande déception et «surtout leur grande inquiétude pour l'avenir de l'importante manifestation culturelle montréalaise». Elles continuent de croire que le déplacement de l'événement aurait été la solution idéale, «qui n'aurait nui à personne». Les FrancoFolies disent toutefois se rallier «de bonne grâce» à la décision des autorités.
L'équilibre à l'échelle de la province
La ministre du Tourisme, Françoise Gauthier, a également tranché hier dans ce débat. Pour la ministre, la seule exception admise est également celle de 2006. Puisque les années suivantes ne posent pas de problèmes en matière de gestion de l'espace public, le statu quo est préférable, selon l'analyse de la ministre. «On revient donc à la programmation initiale», commente-t-elle.
«Il faut régler 2006, soutient la ministre. Je ne veux pas que les FrancoFolies n'aient pas lieu en 2006. Il faudra trouver des solutions pour la façon et le temps où ils vont tenir l'événement en 2006. Il faut trouver une solution qui satisfasse l'ensemble des partenaires. Avec ma collègue Mme Beauchamp, de la Culture, on souhaite l'équilibre pour l'ensemble du Québec. Quand un événement aussi important que les FrancoFolies décide de changer sa plage-horaire, ça a un effet de jeu de quilles.»
Or la ministre du Tourisme souhaite notamment la survie des événements de moindre importance que les FrancoFolies, comme le Festival de la chanson de Tadoussac et, à Montréal, Présence autochtone. Par contre, elle n'a pas le même pouvoir d'action que la Ville de Montréal pour faire respecter son avis. Son pouvoir se limite à annuler les subventions. Par contre, elle «répète qu'il n'est pas question de travailler contre l'événement».
La ministre du Tourisme entend rencontrer Alain Simard dès le retour de ce dernier du Festival de Cannes. Cette rencontre servira à régler les questions entourant les FrancoFolies de 2006. Au bout du compte, il sera même question que l'événement puisse se tenir à un autre moment qu'en juin. «C'est vrai. Il faut en convenir ensemble», conclut la ministre.
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