Lettres: Fausse note à l'OSM
André Bachand - Montréal, le 17 mai 2005
19 mai 2005
Associé de très près à l'OSM depuis environ 60 ans à titre d'abonné, de spectateur, de donateur et de bénévole, j'ai développé pour cet orchestre une passion que j'ai transmise à mes deux fils.
L'OSM a traversé beaucoup de crisettes et de crises où l'émotion a prévalu: arrivées et départs quasi incompréhensibles de Defauw, Markevitch, Fruebeck de Burgos, Decker et, encore récemment, Dutoit. Cette fois-ci, les syndicats réclament la tête de Madeleine Careau. Les chefs syndicaux seraient-ils devenus sexistes et machistes? Que lui reproche-t-on? L'absence d'une formation musicale poussée l'empêche-t-elle d'être une excellente administratrice et de bien jouer son rôle de gestionnaire? Reproche-t-on aux chefs syndicaux leur manque de formation administrative? Allons, messieurs, un peu de maturité et d'honnêteté; mettez de côté vos préjugés.
Le syndicat de l'orchestre et la Guilde des musiciens ne sont-ils pas en train de prendre en otage les abonnés et le public qui les font vivre et de dicter leurs conditions à ceux qui paient la note, assument tous les risques et se dépensent sans compter pour assurer leurs emplois? Et que penser des graves et injustes inconvénients qu'ils font subir aux Jeunesses musicales, au Festival de Lanaudière et aux touristes qui ont retenu leurs places longtemps à l'avance? [...] Ne pourrait-on pas trouver un accommodement pour protéger ces manifestations parallèles?
Sauf à perdre sa réputation internationale acquise grâce aux tournées et aux enregistrements de disques, l'OSM ne peut se contenter, malgré les inconvénients des tournées, de demeurer un orchestre local. Des musiciens doivent se plier aux exigences sérieuses mais temporaires des tournées. Ont-ils pensé aux autres troupes, comédiens, danseurs et sportifs qui se produisent tous les soirs en tournée? De grâce, M. Béliveau, sans jeu de mots, accordez mieux votre violon, et vous, M. Masse, pensez moins à votre petit pouvoir qu'à l'avenir de l'OSM.
L'OSM a traversé beaucoup de crisettes et de crises où l'émotion a prévalu: arrivées et départs quasi incompréhensibles de Defauw, Markevitch, Fruebeck de Burgos, Decker et, encore récemment, Dutoit. Cette fois-ci, les syndicats réclament la tête de Madeleine Careau. Les chefs syndicaux seraient-ils devenus sexistes et machistes? Que lui reproche-t-on? L'absence d'une formation musicale poussée l'empêche-t-elle d'être une excellente administratrice et de bien jouer son rôle de gestionnaire? Reproche-t-on aux chefs syndicaux leur manque de formation administrative? Allons, messieurs, un peu de maturité et d'honnêteté; mettez de côté vos préjugés.
Le syndicat de l'orchestre et la Guilde des musiciens ne sont-ils pas en train de prendre en otage les abonnés et le public qui les font vivre et de dicter leurs conditions à ceux qui paient la note, assument tous les risques et se dépensent sans compter pour assurer leurs emplois? Et que penser des graves et injustes inconvénients qu'ils font subir aux Jeunesses musicales, au Festival de Lanaudière et aux touristes qui ont retenu leurs places longtemps à l'avance? [...] Ne pourrait-on pas trouver un accommodement pour protéger ces manifestations parallèles?
Sauf à perdre sa réputation internationale acquise grâce aux tournées et aux enregistrements de disques, l'OSM ne peut se contenter, malgré les inconvénients des tournées, de demeurer un orchestre local. Des musiciens doivent se plier aux exigences sérieuses mais temporaires des tournées. Ont-ils pensé aux autres troupes, comédiens, danseurs et sportifs qui se produisent tous les soirs en tournée? De grâce, M. Béliveau, sans jeu de mots, accordez mieux votre violon, et vous, M. Masse, pensez moins à votre petit pouvoir qu'à l'avenir de l'OSM.
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