Réaction à un éditorial du Devoir - Murdochville: Noranda s'explique
Hélène V. Gagnon - Directrice, Affaires publiques et corporatives
30 août 2002
À la suite de l'éditorial paru dans votre journal le 28 août dernier, Noranda aimerait indiquer qu'elle est bien consciente des impacts importants qui découlent de sa décision de fermer sa fonderie de cuivre à Murdochville. Les employés de la fonderie et toute la communauté font face à une situation difficile et Noranda a tout mis en oeuvre ces dernières années pour atténuer ces impacts.
Pour une entreprise présente à Murdochville depuis les années 50, prendre la décision de fermer la fonderie Gaspé n'a pas été fait de gaieté de coeur. Cependant, Noranda était dans l'obligation de prendre cette décision et je pense qu'il serait opportun d'en rappeler les motifs.
De façon globale, Noranda a perdu 92 millions de dollars l'an dernier. Elle a dû mettre à pied 6 % de ses employés et elle a fermé une usine non rentable de roues d'aluminium aux États-Unis.
À Murdochville, lorsque la mine a fermé en 1999 en raison de l'épuisement des réserves de cuivre, Noranda aurait pu fermer la fonderie Gaspé en même temps. Mais Noranda a décidé d'essayer de faire vivre la fonderie par elle-même, sans une mine à côté. Noranda devait donc importer d'Europe et d'Amérique du Sud le concentré de cuivre nécessaire à l'exploitation de la fonderie. En faisant cela, Noranda a fait rouler l'économie locale pour trois autres années, a gardé les 300 employés de la fonderie Gaspé en emploi et a permis à de nombreux employés de devenir admissibles à la retraite (ce qui n'aurait pas été le cas en 1999). Mais Noranda n'a pas réussi à rendre les activités de la fonderie rentables. Depuis la fermeture de la mine en 1999, Noranda n'a fait aucun profit à la fonderie Gaspé: elle a au contraire perdu 140 millions de dollars. Le prix du cuivre s'est effondré au cours des dernières années, ce qui explique en partie ces pertes. Le prix du cuivre est déterminé au niveau mondial et Noranda n'a pas d'influence sur ce prix. Noranda n'a pas jeté l'éponge dès 1999: elle a concrètement essayé de maintenir la fonderie, mais sans succès. De plus, au début de 2002, Noranda a fait des analyses exhaustives pour déterminer si un investissement majeur aurait pu permettre de rendre la fonderie plus compétitive à long terme. Malheureusement, aucune option viable n'a été trouvée.
Respect de ses obligations
Noranda a respecté toutes ses obligations envers ses employés mis à pied et elle poursuit actuellement des discussions avec le syndicat des métallos afin de déterminer comment répartir, de la façon la plus satisfaisante possible, les sommes additionnelles qu'elle a offertes, au-delà de ses obligations légales, pour atténuer les impacts de la fermeture pour les employés. Noranda dispose d'une enveloppe d'environ 15 millions de dollars à ce chapitre.
Sur le plan environnemental, Noranda va également entièrement restaurer le site de l'ancienne mine et de la fonderie. Il pourrait en coûter 30 millions à Noranda pour ce faire.
Quant à la communauté, la ville de Murdochville n'est pas une «ville de compagnie» où tout appartient à l'entreprise qui en est l'employeur majeur. La ville existe en vertu de la Loi sur les cités et villes. Noranda a beaucoup contribué à la communauté au cours des années, mais, en 2002, elle ne contrôle aucunement Murdochville. Cette ville a son maire, son conseil municipal et son budget. Noranda n'a pas de pouvoir décisionnel sur les dépenses municipales. Elle paye 1,4 million de dollars de taxes par année et elle continuera à payer ses taxes en 2003, ce qui permet une période de transition à la ville et prévient toute diminution significative du budget municipal à court terme.
En somme, Noranda est une entreprise dont la situation financière est difficile en raison des bas prix des métaux et, malgré la décision de fermer la fonderie Gaspé, elle y investira au moins 45 millions de dollars pour s'occuper de ses employés et remplir ses obligations environnementales. Je pense que Noranda assume ses responsabilités d'entreprise.
Pour une entreprise présente à Murdochville depuis les années 50, prendre la décision de fermer la fonderie Gaspé n'a pas été fait de gaieté de coeur. Cependant, Noranda était dans l'obligation de prendre cette décision et je pense qu'il serait opportun d'en rappeler les motifs.
De façon globale, Noranda a perdu 92 millions de dollars l'an dernier. Elle a dû mettre à pied 6 % de ses employés et elle a fermé une usine non rentable de roues d'aluminium aux États-Unis.
À Murdochville, lorsque la mine a fermé en 1999 en raison de l'épuisement des réserves de cuivre, Noranda aurait pu fermer la fonderie Gaspé en même temps. Mais Noranda a décidé d'essayer de faire vivre la fonderie par elle-même, sans une mine à côté. Noranda devait donc importer d'Europe et d'Amérique du Sud le concentré de cuivre nécessaire à l'exploitation de la fonderie. En faisant cela, Noranda a fait rouler l'économie locale pour trois autres années, a gardé les 300 employés de la fonderie Gaspé en emploi et a permis à de nombreux employés de devenir admissibles à la retraite (ce qui n'aurait pas été le cas en 1999). Mais Noranda n'a pas réussi à rendre les activités de la fonderie rentables. Depuis la fermeture de la mine en 1999, Noranda n'a fait aucun profit à la fonderie Gaspé: elle a au contraire perdu 140 millions de dollars. Le prix du cuivre s'est effondré au cours des dernières années, ce qui explique en partie ces pertes. Le prix du cuivre est déterminé au niveau mondial et Noranda n'a pas d'influence sur ce prix. Noranda n'a pas jeté l'éponge dès 1999: elle a concrètement essayé de maintenir la fonderie, mais sans succès. De plus, au début de 2002, Noranda a fait des analyses exhaustives pour déterminer si un investissement majeur aurait pu permettre de rendre la fonderie plus compétitive à long terme. Malheureusement, aucune option viable n'a été trouvée.
Respect de ses obligations
Noranda a respecté toutes ses obligations envers ses employés mis à pied et elle poursuit actuellement des discussions avec le syndicat des métallos afin de déterminer comment répartir, de la façon la plus satisfaisante possible, les sommes additionnelles qu'elle a offertes, au-delà de ses obligations légales, pour atténuer les impacts de la fermeture pour les employés. Noranda dispose d'une enveloppe d'environ 15 millions de dollars à ce chapitre.
Sur le plan environnemental, Noranda va également entièrement restaurer le site de l'ancienne mine et de la fonderie. Il pourrait en coûter 30 millions à Noranda pour ce faire.
Quant à la communauté, la ville de Murdochville n'est pas une «ville de compagnie» où tout appartient à l'entreprise qui en est l'employeur majeur. La ville existe en vertu de la Loi sur les cités et villes. Noranda a beaucoup contribué à la communauté au cours des années, mais, en 2002, elle ne contrôle aucunement Murdochville. Cette ville a son maire, son conseil municipal et son budget. Noranda n'a pas de pouvoir décisionnel sur les dépenses municipales. Elle paye 1,4 million de dollars de taxes par année et elle continuera à payer ses taxes en 2003, ce qui permet une période de transition à la ville et prévient toute diminution significative du budget municipal à court terme.
En somme, Noranda est une entreprise dont la situation financière est difficile en raison des bas prix des métaux et, malgré la décision de fermer la fonderie Gaspé, elle y investira au moins 45 millions de dollars pour s'occuper de ses employés et remplir ses obligations environnementales. Je pense que Noranda assume ses responsabilités d'entreprise.
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